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HISTOIRE DE NIBAS Jusqu'au 18me siècle

                              HISTOIRE DE NIBAS JUSQU'AU 18ème SIECLE

 

 

Le village se situe sur la route de ST VALERY à BEAUCHAMPS, à 12 kilomètres du chef lieu de canton. Sa superficie est de 1.263 hectares.

 

Il est nommé en 809 dans une donation de Charlemagne en faveur de ST VALERY.

Les  manières d’orthographier sont nombreuses :

NIBAT – NISBAT – NIBAL – NYBAS – NIBA.

 

L’origine du mot viendrait de deux mots latins du moyen âge dont l’un NIUS signifie « misérable » et l’autre BAT signifie Bâtiment, ou bâti, ou bâton. D’après Alcius LEDIEU, de mot signifierait « misérable habitation ».

D’après l’abbé HOUIN, NIBAS voudrait dire « maison d’en bas »

 

 

 

LA PREHISTOIRE

 

Plusieurs laboureurs ont recueilli en différents points du territoire de NIBAS, de nombreux objets en silex taillés : haches, grattoirs,etc…

Dans une carrière à cailloux qu’on exploita à la sortie du village vers SAUCOURT , on a découvert des haches en silex taillés, des ossements et des dents d’éléphants.

 

 

 

EPOQUE GALLO ROMAINE

 

On peut cependant affirmer que le village doit son agrandissement aux Romains.

Vers l’an 300, les Romains établissent un préfet maritime à ST VALERY S/SOMME.

Les vestiges de cette période à NIBAS sont les différentes trouvailles faites à NIBAS ainsi que le cimetière gallo-romain exploré en 1885.

A cette date, des ouvriers tirant des cailloux d’une pièce de terre longeant la rue du moulin furent étonnés de trouver des vases et des objets divers qu’ils brisèrent sans plus d’attention.

C’est ainsi que pendant plusieurs années des objets précieux furent exhumés et vendus un peu partout souvent à vil prix.

 

Avant d’installer une briqueterie, on remua la terre et on trouva des bijoux, armes, vases nombreux en céramique et en verre. Ces objets furent achetés par le Musée d’ABBEVILLE et des collectionneurs.

 

En 1885, Messieurs DUPONT juge de paix à ST VALERY et VAREMBAULT, ingénieur civil  à EU firent des fouilles dans cette parcelle. Ils en tirèrent les objets suivants :

Un anneau d’or au chaton en grenat, 2 médaillons d’or portant les effigies d’empereur romains, des épingles en argent, dont l’une porte une tête d’oiseau, perles en verre, débris de collier, clef de coffre en bronze, bassin en bronze, vase en céramique, cisailles et fer, plaque en ivoire garnie de clous en bronze.

 

En 1905 4 vases gallo romains ont été trouvés à NIBAS par Messieurs MABILLE Père et Fils . Le plus grand des vases porte une poignée et est en terre grise. Il a été au feu ; le plus petit, en terre rouge, sans anse. A ces vases s’ajoutent des objets en bronze.

 

En 1987 un sarcophage en pierre a été découvert rue du Moulin à NIBAS lors des travaux de terrassement pour la construction d’un pavillon. Il contenait un squelette féminin et des objets funéraires : cruche, fiole, gobelet. L’ensemble a été daté de la fin du III ème ou début du IV ème Siècle après J.C.  C’est cette même période qui a été retenue pour les trouvailles précédentes.

 

LA BATAILLE DE SAUCOURT

 

En 879, Garamond, chef des Normands débarque à WIMEREUX,  sur la cote d’opale et saccage le VIMEU et le PONTHIEU, détruit les églises et égorge les habitants.

 

A cette nouvelle, le roi des Francs, Louis III revint en Picardie et campa à FRANLEU. Les Normands l’attaquèrent en juillet 881. Selon la tradition, cette bataille eut lieu dans le vallon de VALINES et dans la plaine de SAUCOURT. Il existe d’ailleurs, un lieu dit « Les Tombes » qui marquerait, dit on l’endroit où les deux armées se rencontrèrent.

 

Elle fut sanglante et longtemps indécise. Les Normands se replièrent enfin vers la ville d’EU, laissant sur le terrain 9.000 des leurs, dont leur chef Garamond.

 

On a retrouvé sur le lieu de la bataille de SAUCOURT de nombreux fers de mulets qui pourraient provenir des bêtes amenées par le Roi de France….

 

 

Bataille de SAUCOURT dans la Collection MACQUERON (voir notre page « liens patrimoine »)

.

                                     NIBAS bataille-de-saucourt.gif

 

                          

 

 

                            

 

 

 

LA GUERRE DE CENT ANS

 

En 1415, Henri V roi d’Angleterre,  brûla le village dans son passage entre BOUVAINCOURT et  le gué de BLANQUETAQUE (commune de BOISMONT). Il mit le siège devant le château fort de REMBEHEM dont le gouverneur était Baudouin de la ROCQUE.  Baudouin résista et les Anglais échouèrent dans leur tentative. En récompense, de la ROCQUE reçut la maison seigneuriale de NIBAS. Henri V remonte néanmoins la Somme, il traverse le fleuve à CORBIE et se dirige vers AZINCOURT où va se dérouler le 25 octobre 1415 la célèbre bataille qui sera si défavorable aux Français.

 

En 1431 BLANCHEFORT, chef d’aventuriers détruisit le village de fonds en comble.

 

En 1469 le village compte 40 feux.

 

 

LES GUERRES DE RELIGION

 

En 1589, on somma les nobles de la prévôté de VIMEU de se rendre à SAINT RIQUIER afin de joindre l’armée sous peine d’être poursuivis, de voir saisis leurs biens et d’être déclarés traîtres à DIEU. On battit la plaine jusqu’à DIEPPE où les Huguenots de la Picardie se rendaient en foule et où le catholicisme était pratiquement inexistant.

Mais les gens de guerre n’ayant point été payés, ils désertèrent et les Huguenots de DIEPPE profitèrent de cette circonstance pour brûler tout jusqu’aux portes d’ABBEVILLE.  

 

 

LES INVASIONS ESPAGNOLES     

 

Comme un malheur ne vient jamais seul, en 1593 les Espagnols se répandent dans le VIMEU pillant et brûlant tout. Les villages que les flammes épargnèrent étaient tellement  ruinés à 6 ou 7 lieues autour de ST VALERY qu’il devient impossible de  lever aucune taille…

 

Le village compte 550 habitants en 1698

  

 

      

 

 

  LES SEIGNEURS DE NIBAS

 

La seigneurie mouvante de l’abbaye de ST VALERY consistait en une ferme avec 40 journaux d’enclos plantés, 135 journaux de terre, 1 petit champart. La cure, qui valait au 18ème siècle, 2.000 livres de rente , était à la présentation de l’abbaye de ST VALERY.

IL y avait 3 fiefs. Néanmoins une famille portait le nom de NIBAS.

 

Voici la liste des seigneurs de NIBAS

 

1240 : Jean de NIBAS, écuyer. Il arbitra un différend entre la comtesse de DREUX, dame de ST VALERY et l’abbaye de ST VALERY touchant les marais situés entre CAYEUX et EU en mai 1243.

1265 : Jean de NIBAS, dit le doyen, écuyer. 1

1295 : Jean de NIBAS, écuyer

1319 : Mathieu de NIBAT, témoin dans un accord passé entre les religieux de ST VALERY et les hospitaliers d’OISEMONT.

1369 : Un Jean de NIBAS fut tué à ABBEVILLE par Ansoult de BELLEPERCHE.

1403 : Antoine de NIBAS, écuyer. Sa femme s’appelait Antoinette de MOYENNEVILLE.

1449 : Jean de NIBAS, écuyer. Sa femme s’appelait Robine COCHET.

1475 : Antoine de NIBAS, écuyer, seigneur de NIBAS et ALLENAY. Il vend NIBAS le 31 mai 1495 moyennant 1040 Livres tournois dont 480 données à l’avance à l’abbaye de ST VALERY

 

 

Blason des NIBAS

 

 

                                                     NIBAS Blason famille de Nibas.jpg

 

 

 

 

                                                         

 

 

   

1480 : l’abbaye de ST VALERY, celle-ci l’aliènera au profit de :

1490-1518 : Jean de BELLE PERCHE, écuyer

1518-1535 : Nicole de BELLEPERCHE, femme de Jean de FONTAINES, écuyer

1535 – 1545 : Louis de FONTAINES , il fut tué en combattant les anglais.

1545 – 1600 : François de FONTAINES , écuyer du duc de VERNEUIL, fils de FRANCE.

1600 – 1634 : Antoine de FONTAINES, écuyer

1634 – 1660 : Adrien de FONTAINES, écuyer

 

 

Signature d’Adrien de FONTAINES

 

 

                                        

 

                                              NIBAS adrien de fontaines.jpg

 

 

 

 

1690 : Aimard François de FONTAINES, écuyer

1703 : Monsieur de PONTHIEU y a une ferme en trois fiefs qui relèvent en partie de l’abbaye de ST VALERY, en partie de M. D’OCHANCOURT d’EPERON. On pense que cette famille a acheté la seigneurie aux DE FONTAINES par la suite

1720 : Nicolas de FONTAINES, chevalier

1752 : Louis François Antoine de PONTHIEU DE POPINCOURT originaire de TOURS EN VIMEU.

1775 : Anicet Joseph de PONTHIEU, écuyer, chevau-léger de la garde du Roi ;

1789 : Pierre François de PONTHIEU, écuyer.

Par la suite, la seigneurie fut partagée entre les familles DE PONTHIEU et ROUSSEL.

17 octobre 1923 : Marie Charles Gustave DE PONTHIEU fils de Louis Joseph décède à NIBAS, laissant un fils, Guy Roland Lionel.

 

 

L’EGLISE DE NIBAS

 

L’église, sous le vocable de SAINT VALERY est située au centre du village. L’édifice, entièrement couvert en ardoises, comprend deux parties : une partie ancienne (Le chœur, le sanctuaire, la chapelle Ste BARBE et la sacristie)  construite en pierre blanche du pays avec des soubassements en silex et tuf, et une partie récente (le clocher et la nef) en briques.

 

 

Le Chœur et le sanctuaire

 

Ils datent probablement du XVIème siècle. Sur les contreforts extérieurs du chœur apparaissaient autrefois les dates de 1580,1582 et 1585 qui donnent approximativement la date de construction du chœur. Il était jadis éclairé de 7 fenêtres : 5 grandes et 2 moyennes. Celle du fond a été fermée.

Sur le pourtour du chœur court une corniche en bois de chêne sculpté de feuillages entrelacés et d’animaux chimériques. La voûte est en bois, restaurée ou construite en 1738.

 

 

La chapelle Ste BARBE

 

Elle s’appelle aujourd’hui chapelle Notre Dame de LOURDES. Bâtie au nord de la première travée du chœur, elle communique avec le chœur par une grande baie ogivale ornée de moulures.  Une porte donnant accès dans la chapelle est connue sous le nom de porte des Huguenots.

 

 

La sacristie

 

Elle paraît moins ancienne que le chœur, mais c’est aussi une ancienne chapelle, car elle contient une « piscine » (bassin en pierre sculptée).

 

 

Photo de la partie ancienne de l’église (coll. Personnelle)

 

 

                         

                                        NIBAS Bas cote eglise.jpg

 

 

 

 

 

Le clocher

 

Le clocher actuel date de 1868. L’ancien clocher n’avait rien de remarquable si ce n’est une horloge fournie en 1643 par  MAQUENNEHEN, horloger à ESCARBOTIN. Avant la Révolution, le clocher de NIBAS possédait 3 cloches fondues sur place, le 10 octobre 1748 par Philippe II CAVILLIER et ses fils, fondeurs à CARREPUIS. 

 

Le clocher actuel est une tour à base carrée, flanquée à chacun de ses angles de deux contreforts, surmontée d’une flèche laquelle est terminée par une croix en fer forgée.

La cloche actuelle provient de l’église du ST SEPULCRE d’ABBEVILLE ; elle fut accordée à la commune, sous la Révolution, sur la demande du citoyen DOFFOEL, agent municipal de NIBAS, qui aurait voulu enlever, pour son église, un des bourdons de la collégiale ST WULFRAN.

 

Voici l’inscription sur cette cloche transmise par l’Abbé HOUIN et G. VASSEUR

 

«J’ai été bénite par Messire Charles BECQUIN, écuyer, seigneur de FRENEL, bachelier, curé de la paroisse du ST SEPULCRE D’ABBEVILLE, nommée Charlotte Françoise par Messire Jacques GODARD, écuyer, seigneur de BEAULIEU, BRUCAMPS, THUYSON, la FERTE LES DOMART et autres lieux, coadjuteur, maire perpétuel de ladite ville et par dame Françoise CRIGNON épouse de Messire Charles Antoine de BEAUVARLET, écuyer,  seigneur de BOMICOURT, MAISMONT et autres lieux, conseiller du Roy maître des eaux et forêts et capitaine des chasses  de Picardie et fondue par les soins de Charles MAUVOISIN, Jean LE GRAND, Jean ROUSSEL, Adrien RICOUART, marguilliers de la dite paroisse en 1693, Jean et Pierre BURET de ROUEN m’ont fait. »

 

 

La nef

 

L’ancienne nef était paraît il très laide. La nef actuelle a été construite comme le clocher en 1868. Elle est éclairée par 6 fenêtres ogivales. Un arc aux proportions grandioses la sépare du chœur.

 

Photo du clocher de l’église (coll. Personnelle)

 

 

                       

 

 

 

                              NIBAS Clocher eglise.jpg

 

 

                         

 

 

 

 

 

Les pierres tombales

 

A l’entrée du sanctuaire existait jadis une grande pierre tombale, ornée de deux écus ovales accolés, supportés par deux lions. Les titres nobiliaires ont été martelés à la Révolution. L’abbé HOIN l’a rétabli ainsi :

 

« Icy repose le corps de dame Jeanne Marie Elisabeth FUZELIER, dame des terres de RIMBEHEN et PONCHES veuve de Louis François Antoine de PONTHIEU, chevalier seigneur de POPINCOURT…de la FALIZE LES BAIZIEUX DE HEM LES DOULLENS et autres lieux décédé le 17 septembre 1788 à l’âge de 61 ans un mois et douze jours. Seigneur faites lui miséricorde. »

 

Cette pierre fut transportée dans le château de NIBAS lors du repavement de l’église.

 

De l’autre côté du sanctuaire, l’épitaphe suivante existe encore.

 

« Ci-gist le corps de Mr Jean LE SERGEANT, seigneur de SAUCOURT ancien maïeur de la ville d’ABBEVILLE décédé le 4 may. Requiescat in pace. »

 

Dans la nef, on lit sur une pierre tombale :

 

« Ici repose le corps de Mr André PIEDFORT âgé de 84 ans décédé le 17 d’aoust 1769. Prié Dieu pour le repos de son âme. »

 

 

PAROISSE DE NIBAS

 

 

En mai 1382 le Pape Clément VII prit la décision de réunir à l’Université des Chapelains d’AMIENS, les revenus de la paroisse de NIBAS. Ceux-ci avaient droit de nomination à la cure et pouvaient prétendre à en percevoir la dîme sur NIBAS et ses annexes : RIMBEHEM, WAILLY et SAUCOURT.

 

La dîme de la cure se partageait en trois lots : De 9 gerbes, 4 appartenaient à l’abbé de ST VALERY, 3 aux Chapelains d’AMIENS et 2 au curé.

 

Le 7 janvier 1527, bail est passé pour 9 ans et 90 livres par an de droit de dîmes sur les terroirs de NIBAS, SAUCOURT, WAILLY et ESTREBOEUF. En novembre 1571 le bail est de 160 livres par an. En 1730 de 762 livres et en 1754 de 1.051 livres.

 

La déclaration de 1728 faite par le curé, Maître DUFOSSE, amena une sérieuse contestation de la part du syndic des Chapelains. Voici comment le curé se défendit :

«  On ne recueille dans le terroir de NIBAS que du blé fort mêlé de seigle. C’est qu’étant de cette qualité, il se défend mieux, comme on a l’expérience contre les brouillards épais et une espèce de nielle (1) que le voisinage de la mer envoie fréquemment. »

Rectification fut faite néanmoins. Le brave curé dut régler 1.150 livres

 

 

 

(1) sorte de champignon qui noircit le blé et le rend impropre à la consommation.

 

 

LES SERRURIERS DE NIBAS

 

Les registres paroissiaux ne font état d'un serrurier qu'en 1700 à l'occasion du mariage de Dominique DENEU, serrurier, âgé de 40 ans avec Marie BECQUET, 40 ans également.

 

Dans les 2 années suivantes, on trouve respectivement en 1701, Jean SONNET et en 1702 Jean BECQUET serruriers. Puis les actes d'état civil ne mentionnent plus aucun métier jusqu'en 1781.

 

A cette date, nous retrouvons François SAULMONT, originaire de CAYEUX, puis TIRMONT, HIBON, MERCIER, FOURDRIN, LECOMTE, MOREL, POILLY, FOURNIER, OZENNE, LECLERC, VASSEUR etc.

La spécialité de NIBAS est la serrure d'armoires. 

 

 

  

REMBEHEM

 

Sur la déclaration du temporel de l’abbaye du LIEU DIEU (commune de BEAUCHAMP) du 10 octobre 1547 il est fait mention que la Seigneurie de REMBEHEM doibt chaque an, 24 septiers de bled, moitié blé moitié seigle mesure de ST VALERY à cette abbaye.

 

Le fief de REMBEHEM dépendait au 18ème siècle aux 2/3 de M. DE GAMACHES et au 1/3 de l’abbaye de ST VALERY et consistait en une maison seigneuriale et une ferme, granges, étables cours et jardins, jardin potager entouré de murailles et pâtures entourées de murs, le tout comprenant 15 journaux, 210 journaux de terres labourables, 200 livres de censives et un moulin à vent.

 

 

LES SEIGNEURS DE REMBEHEM

 

Pierre de REMBEHEM, fils de Guillaume, fonda en 1272 une chapelle à REMBEHEM.

La seigneurie passa ensuite entre les mains des DU QUESNOY

 

C’est une femme que l’on retrouve en 1280, dame de REMBEHEM, mariée à André de PONCHES.

Le 12 février 1280 André, seigneur de PONCHES (PONCHES ESTRUVAL) et sa femme, Maroie, dame de RAINBEHAM et du CAISNOI (QUESNOY LE MONTANT), vendent à Edouard Ier roi d’Angleterre toutes leurs terres à CAMBEROM (CAMBRON), SIEGNEREUVILLE (SAIGNEVILLE) et au MAISNIL (Pas de Calais) ainsi que l’hommage de messire Willaume de LONVILERS, sire de DONRIER (DOURIER) ;

 

Robert du QUESNOY, chevalier, fit donation en 1313 d’une redevance annuelle de deux muids de blé à l’abbaye du LIEU DIEU (commune de BEAUCHAMPS).

La seigneurie passa ensuite entre les mains des QUIERET puis des de FONTAINES

 

Raoul en 1550 , puis Jacques en 1581, puis Barbe de FONTAINES qui épousa d’abord louis de MOREUIL, puis en seconde noces  Louis Gaillard de LONGJUMEAU.

Charles GAILLARD DE RAMBURELLES posséda REMBEHEM en 1640, puis Nicolas GAILLARD DE LONGJUMEAU en 1670.

 

C’est la famille PIOGER qui se trouva ensuite à la tête de la seigneurie de 1708 à 1716. Pierre PIOGER était receveur général des Finances d’AMIENS. Ses héritiers vendirent le domaine à Gabriel FUZELIER. Ce fief était toujours chargé d’une redevance envers l’abbé et le couvent de LIEU DIEU.

 

L’héritière de cette famille : Jeanne Marie Elisabeth FUZELIER l’apporta par mariage aux DE PONTHIEU, en épousant Louis François DE PONTHIEU DE POPINCOURT, mousquetaire du Roi.

 

1752 : Louis François Antoine de PONTHIEU DE POPINCOURT originaire de TOURS EN VIMEU.

1775 : Anicet Joseph de PONTHIEU, écuyer, chevau-léger de la garde du Roi ;

1789 : Pierre François de PONTHIEU, écuyer. Marié à Amélie de BIVILLE

Il décède à NIBAS en 1851

1825 : Louis Joseph Auguste de PONTHIEU nait à NIBAS en 1825. Il se marie en 1852 avec Elisma DE BROSSARD (contrat de mariage ci-dessous).

 

CONTRAT DE MARIAGE DE PONTHIEU-DE BROSSARD

Le 19 octobre 1852

 

Pardevant Maître HENNEVEU, notaire à AULT,

Furent présents

1° Monsieur Louis Joseph Auguste DE PONTHIEU, propriétaire, demeurant à NIBAS

Agé de 28 ans, fils de Monsieur Jacques Joseph DE PONTHIEU, décédé propriétaire au Château de NIBAS, où il demeurait le 6 septembre 1851 et de Madame Aimable Jeanne Emélie DE BIVILLE, décédée épouse de ce dernier, à NIBAS le 30 avril 1845.

D’une première part

 

2° Mademoiselle Marie Charlotte Constance Elisma DE BROSSARD, mineure, sans profession, demeurant à TREPORT, canton d’EU chez son père et sa mère ci-après nommés.

Agée de 17 ans, fille de Monsieur Charlemagne DE BROSSARD, propriétaire, Capitaine de cavalerie en retraite, chevalier de la légion d’honneur, et de Madame Julienne Elisabeth Constance TANSORIER, demeurant ensemble à TREPORT.

De seconde part,

 

3° Monsieur et Madame DE BROSSARD, père et mère ci-dessus nommés, Madame DE BROSSARD, dûment autorisée par son mari.

 

Agissant à cause de la dot qu’ils font ci-après :

Maison avec bâtiments, cour jardin circonstances et dépendances, le tout situé au TREPORT, rue aux vaches (actuellement rue saint Michel)

Monsieur et Madame DE BROSSARD et Madame Veuve TANSORIER (1) font donation en avancement d’hoirie à la future épouse, des immeubles ci-après désignés que possèdent indivisément Madame TANSORIER et Madame DE BROSSARD sa fille savoir :

1° Une grande maison située à TREPORT, Grande rue, actuellement habitée par Madame TANSORIER consistant en cuisine, salles, salon, chambres, magasins et autres bâtiments, caves, cour, jardin,

2° Un immeuble situé à FLOQUES consistant en maison d’habitation, cuisine, salles, bâtiment à usage de boutique, chambres, caves, fournil granges, étables, cour, jardin et herbage planté d’arbres à fruits de haute futaie

3° Un grand jardin situé à TREPORT, rue du foyer contenant environ 18 ares.

4° Une tour dite « tour du foyer » (2) sise à TREPORT, rue du Foyer consistant en maison, cuisine, chambres, caves, greniers.

5° Une maison circonstances et dépendances, le tout situé à TREPORT, rue aux vaches.

 

Elle a la jouissance de la grande maison article 1° à partir du jour de son mariage. Des autres articles par la perception à son profit des loyers. La donation qui est faite en ce qui concerne Madame TANSORIER à la charge par la future épouse de la loger, nourrir, chauffer, blanchir et soigner tant en santé qu’en maladie et avec tous les égards qu’elle a lieu d’attendre d’une petite fille. Et ce, jusqu’à l’époque du décès de la donatrice.

 

Photo de la maison « Tour du Foyer » (avec l'aimable autorisation de Jérôme MAES)

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                                          NIBAS Tour TREPORT.gif

                      

 

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Monsieur et Madame BROSSARD, père et mère font donation entrevifs à la future épouse de divers objets mobiliers ci-après nommés pour une valeur de 5.000 F.

 

MOBILIER OFFERT A MADEMOISELLE BROSSARD

 

Meubles précieux :

 

Meubles de salon en damas jaune en tapisserie de BEAUVAIS.

8 tables en noyer ou acajou, la plupart avec marbre ;

5 consoles en acajou avec ou sans marbre

2 bahuts, 3 commodes avec marbre, 1 table chiffonnière

1 secrétaire en marqueterie et 1 bureau en noyer

1 piano droit avec tabouret et casier à musique

2 fauteuils en tapisserie, 1 douzaine de chaises en merisier, 2 tabourets en tapisserie

1 armoire en chêne pour le linge

1 bibliothèque composée de 300 volumes

 

Objets précieux :

 

2 portraits de M. de BROSSARD, son père et 2 tableaux à huile

2 vases en porcelaine du japon et 2 vases en porcelaine de limoges à sujet

5 glaces dorées ou peintes

1 pendule

2 garnitures de cheminée

6 candélabres ou flambeaux en bronze, 1 paire de flambeaux argentés

 

Vaisselle :

 

5 douzaines d’assiettes en porcelaine

1 sucrier, cafetière, huilier en argent

6 couverts en argent

1 louche en argent

6 cuillères à café en argent

1 douzaine de tasse à café rocaille dorée

 

Lits :

 

2 bois de lit en noyer

2 bois de lit en merisier

2 sommiers en crin

3 bois de lit

2 lits en fer

1 lit en bronze

 

Literie et Rideaux :

 

12 matelas à 20 F

6 matelas

3 lits de plume

6 taies oreillers

6 traversins

6 couvertures de laine

6 couvertures de coton

6 rideaux de lits pour flèches (baldaquins)

6 paires de grands rideaux pour fenêtre

2 paires de rideaux brodés pour fenêtre

1 tapis en moquette

 

Linge de maison :

 

6 douzaines de serviettes en toile fine

25 paires de draps en toile fine

6 paires de draps pour domestique (dans le texte)

12 nappes à sujets en toile

 

Cuisine  et cellier:

 

1 buffet de cuisine

1 pressoir avec son moulin

2 grandes cuves en chêne

1 devant de cheminée en cuivre

1 balai en crin et soufflet en acajou

1 chaudron en cuivre

6 casseroles en cuivre

 

Total de l’estimation : 5.000 Francs, soit environ 15.000 euros

 

 

Fait et passé à MERS en la demeure du sieur Jean Baptiste FORGET, tonnelier l’an 1852, le 19 octobre.

 

 

(1) Son époux, Julien TANSORIER fut maire du TREPORT.

(2) Voir à ce sujet l’article très intéressant de Jérôme MAES dans la revue de la municipalité du TREPORT ;

lien : http://www.ville-le-treport.fr/fichiers/File/Loisirs%20Sports%20Culture/Histoire/tour.pdf

 

 

Louis Auguste de PONTHIEU n’habita pratiquement pas le château. Leur fils aîné Marie Charles Gustave nait à NIBAS en 1853 mais ensuite les 3 autres enfants : Marie Caroline, Marie Charles Edmond et Marie Clima naîtront au TREPORT. Veuf en 1871, il revient habiter NIBAS, successivement rue du Presbytère en 1872 et Rue du Moulin Monsieur en 1881. Il décède à NIBAS en 1895.

Charles Gustave DE PONTHIEU  habite MOLLIENS VIDAME  puis PARIS. Le 17 octobre 1923 il décède et est enterré au cimetière communal de NIBAS. Il n’a eu qu’un fils, Guy Roland Lionel né à MOLLIENS VIDAME en 1883.

 

 

 

 

 

LE CHATEAU DE REMBEHEM

 

 

REMBEHEM a eu autrefois son château féodal. Sous les monticules qui se trouvent dans les pâturages du château actuel gisent d’importantes ruines qui en attestent l’existence. On a retrouvé entre autres, les fondations d’une vaste tour qui paraissait être le donjon du château.

 

Il n’est pas invraisemblable d’admettre que ce château ait pu être construit à l’époque des invasions normandes. Cependant il ne pouvait s’agit que d’un château en bois.

En 1415, l’armée d’Henri V brûla le village après avoir franchi la BRESLE et assiégea REMBEHEM dont la résistance opiniâtre valut à Beaudoin de la ROCQUE , son défenseur , de recevoir la maison seigneuriale de NIBAS.

 

Le château actuel par contre a été bâti au temps de Louis XIII. Il comprend un corps de bâtiment à deux étages dont l’un est mansardé et deux ailes formant rez de chaussée. Il est construit en brique et pierre. Quelques constructions plus récentes forment les communs du château.

 

Après avoir été habité jusqu’en 1842 par les DE PONTHIEU , le château de REMBEHEM changea plusieurs fois de propriétaires, par suite de diverses alliances :

 

Aimée Hermance de PONTHIEU de LA HESTROYE, dame de REMBEHEM, fille de Jacques Joseph de PONTHIEU épousa en 1842  Marie Aimé Claude de BIVILLE de ROCQUIGNY

 

De leur union naquit Marie Alphonsine Evelina de BIVILLE qui épousé Marie Gabriel Claude de MILLEVILLE. Ils eurent un fils : Marie Louis Aimé Fernand de MILLEVILLE né à NIBAS en 1877, avocat, conseiller municipal, père de Marie Achille Julien Guy, né à PARIS en 1906.

 

 

 

Photo actuelle du château de REMBEHEM (Collection personnelle)

 

 

               

 

 

                           NIBAS Chateau de Rembehem.jpg

 

 

 

 

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LA FAMILLE PIEFFORT AU HAMEAU DE WAILLY

 

Après 1680 la seigneurie de WAILLY tenue des TRUFFIER, fut partagée entre les COULON, les CARETTE DE BUSSUS, les LEFEBVRE de SAINT VALERY, et les PIEFFORT.

 

Le capitaine de PIEFFORT qui était en 1593 gendarme de la compagnie de Mgr le Duc d’AUMALE et maître d’hôtel de Laurent de la Chaussée d’EU (seigneur d’ARREST) une fois sorti du service, vint se fixer à WAILLY les NIBAS. De lui sont issus tous les PIEFFORT Propriétaires à WAILLY.

 

 

Les baillis de NIBAS

 

Louis François Gabriel PIEFFORT en 1781 (le même pour REMBEHEM et MAUCONDUIT à la même date)

Antoine PIEFFORT en 1737 et 1760 (Le même ?) Bailly de MAUCONDUIT

 

Les curés de NIBAS

 

Me Nicolas PIEFFORT né à WAILLY, curé de PENDE, bachelier en la sacrée faculté de théologie de PARIS, mourut le 23 juillet 1659 et fut inhumé dans l’église de NIBAS.

 

 

Me Amand Henri PIEFFORT de WAILLY fut chapelain de SAUCOURT en 1768 chapelain en la chapelle de la Ste Trinité de la Croix au Bailly en 1789. Il émigra à HASTINGS en 1792 . (accrédite la thèse de l’origine anglaise –voir plus bas-)

 

Me André Victor PIEFFORT né le 2 novembre 1857 à NIBAS, curé de SAINT FIRMIN LES CROTOY décédé le 3 octobre 1928 et inhumé le 6 octobre au CROTOY.

 

 

Inhumations dans l’église de NIBAS :

 

Dans la nef :

Antoine PIEFFORT et Jeanne GRANDSIRE sa femme – pas de date

Andrée PIEFFORT et Marie de FLOCQUES sa femme (idem sans date)

Nicolas PIEFFORT, curé de PENDE en 1659 « inhumé auprès de ses parens »

Marguerite PIEFFORT en 1705 le 20 avril

Marie DESGARDINS, veuve d’Antoine PIEFFORT en 1715 le 26 novembre

Marie Madeleine PIEFFORT en 1724 le 7 juin

Marie Josèphe PIEFFORT en 1730 le 24 septembre, fille d’André et Catherine GODART

Catherine PIEFFORT en 1740 le 11 novembre, veuve de Nicolas DESGARDINS

Pierre Alexandre PIEFFORT en 1751 le 18 juin 19 ans

Nicolas PIEFFORT en 1752

Marie DE POILLY, femme de Nicolas PIEFFORT, en 1756 le 16 mai à 73 ans

Marie Marguerite PIEFFORT en1759 le 16 août

Barbe PIEFFORT en 1764 le 10 juillet

Nicolas PIEFFORT en 1767 le 20 janvier, veuf de Marie DE POILLY

André PIEFFORT en 1769

 

 

Nom de famille

 

La famille PIEFFORT était présente à NIBAS à la fin du 16ème siècle.

D’après une tradition familiale, les PIEFFORT ou PIEDFORT ou de PIEDFORT seraient issus d’un cadet d’une famille anglaise. Venu en France  au moment du mariage de Marie STUART avec François II (d’après G. VASSEUR renseignements pris auprès de M. Gabriel PIEFFORT)

 

A noter qu’en 1845 un incendie se déclara à WAILLY dans une maison : cet incendie dévasta tous le hameau (il n’y avait que 3 maisons)

A noter qu’en 1845 un incendie se déclara à WAILLY dans une maison : cet incendie dévasta tous le hameau (il n’y avait que 3 maisons)

 

SAUCOURT

 

 

SAUCOURT  est  un hameau situé près de la route d’ABBEVILLE à EU. En 881, Louis III, roi de France et HERLUIN, comte de PONTHIEU y défirent 9.000 Normands aux ordres de GUARAMOND qui fut tué dans la bataille. Le combat se fit dans la plaine située entre ce hameau et FRESSENNEVILLE. (voir plus haut)

 Des antiquités romaines et franques y ont été recueillies.

 

La seigneurie de SAUCOURT relevait en partie de M. DE GAMACHES et en partie de l’abbaye de ST VALERY. Elle consistait en une maison de 4 journaux d’enclos, en 30 journaux de terre à la solle et en censives. Il y avait 6 fiefs : SAUCOURT, BLOTEFIERE, YONVAL, HOUDAN, BOINVILLE, LANGLE.

Mais les seigneurs se partagent des territoires à la fois sur NIBAS, REMBEHEM et SAUCOURT comme on le verra plus bas.

 

LES SEIGNEURS DE SAUCOURT

 

Le premier seigneur de SAUCOURT serait Gille de SOYECOURT chevalier parti en croisade au 12ème siècle.

 

Dans les chartes de l’Hôtel Dieu d’ABBEVILLE, on apprend qu’Enguerrand de FONTAINES, fit donation de cinq journaux de terre à SAUCOURT en 1202.

En 1319, ce sont Isabelle RESTEE, Marie et Denise RESTEE, ses sœurs, Bernard RESTEE et Pierre LEPREVOST qui donnent ensemble quarante-quatre journaux trente verges situés à SAUCOURT et à VALINES.

 

Les seigneurs de SAUCOURT s’appellent ensuite  DE POILLY (1480-1531) puis  DU BUS jusqu’à la fin de 16ème siècle.

Sur le document attestant de la contribution à l’effort de guerre par Henri II en octobre et novembre 1557 ; il est indiqué  que :

 

Jehan DUBUS a déclaré un fief à SAUCOURT valant 35 livres tournois.

Jeanne de FONTAINES a déclaré un fief à SAUCOURT valant 27 livres tournois

 

A été partiellement dispensé de cette contribution :

 

Pierre de QUESNOY, escuyer, seigneur de SAUCOURT, doit la somme de 75 livres dix sols tournois à lui ordonnée par ledict role pour aydes et contributions des armes et chevaux déduction faite de sa cotte et la somme de 12 livres 11 sols huit deniers. Lesquelles sommes ont été payées comptant le 7ème jour d’octobre mil cinq cens cinquante et sept.

 

 

 

 

 

Ci-dessous signature de Nicolas DU BUS en 1540

 

 

 

 

 

                           NIBAS Nicolas du BUS.jpg

 

 

 

 

 

Les du QUESNOY après avoir possédé SAUCOURT de 1589 à 1700 le revendent aux LE SERGEANT qui le possédèrent jusqu’en 1789.

La pierre tombale de Jean LE SERGEANT, seigneur de SAUCOURT, avocat en parlement, maire d’ABBEVILLE en 1724 et 1725  mort le 4 mai 1745 se trouverait dans le cimetière de NIBAS (Collection MACQUERON en ligne voir notre page liens patrimoine)

 

La dernière de cette famille Marie Elisabeth Barbe LE SERGEANT  épousa Charles Nicolas de DOMPIERRE, écuyer, conseiller du Roi, procureur de l’élection et mayeur d’ABBEVILLE.

 

Sa fille aînée Marie Elisabeth Ursule épousa le 2 juillet 1781 Abraham Jean Robert Aimé BLANCART, écuyer lieutenant des grenadiers du Roi et qui fut maire de NIBAS en 1800.

 

Charles Abraham son fils, puis Louis Abraham Frédéric son petit-fils lui succédèrent comme propriétaires du château de SAUCOURT. Ce dernier laissa la propriété à Jean Marie Henri LESVEQUE de NEUVILLETTE.

Dans un acte notarié de 1875 ce dernier qui vend des joncs marins sur le terroir de SAUCOURT est domicilié en son hôtel d’ABBEVILLE rue Saint Gilles numéro 102. Il ne figure pas non plus dans les recensements de population de 1881 et 1906 et n’aurait donc pas habité le château. Celui-ci passa ensuite à  M. Etienne de COLNET.

 

Le château  de SAUCOURT

 

Il fut en partie détruit par un incendie en 1846. Reconstruit en briques et couvert d’ardoises sur un étage mansardé. Un bâtiment en long et en torchis couvert de tuiles forme les communs.

 

Château de SAUCOURT (collection MACQUERON en ligne voir notre page "liens patrimoine")

 

 

 

 

                       

                           NIBAS Chateau de SAUCOURT.gif

 

 

 

 

La chapelle de SAUCOURT

 

Elle a été fondée sur un terrain appartenant aux frères et sœurs de SAINT NICOLAS. Elle était tenue de l’abbaye de ST VALERY qui en 1319, abandonna ses droits et donna saisine à l’Hôtel Dieu d’ABBEVILLE. Elle fut ruinée par les guerres (contre les espagnols et les protestants) et reconstruite en 1697.  Jean de CAYEUX, prêtre et chapelain de SAUCOURT en 1730 l’enrichit de deux mille livres.

 

Celle-ci très délabrée en 1857 fut reconstruite en 1862. On y lit l’épitaphe suivante :

 

Ici reposent les corps de

Melle Marie Antoinette Elisabeth BLANCART décédée à ABBEVILLE le 31 juillet 1836 à l’âge de 47 ans ;

Messire Abraham Jean Robert Aimé BLANCART, écuyer, seigneur de SAUCOURT AU VAL, ancien officier au régiment des Grenadiers de Picardie, décédé au château de SAUCOURT le 11 novembre 1839 à l’âge de 86 ans ;

Charles Abraham BLANCART décédé en son château de SAUCOURT, le 11 octobre 1845 à l’âge de 65 ans ;

Dame Marie Françoise Irène BLANCART épouse de M. A. de BONIJOL DU BRAU décédée à NIBAS le 24 juin 1850 à l’âge de 30 ans.

Dame Marie Louise Marguerite DU MAISNIEL DE SAVEUSE épouse de M. Charles Abraham BLANCART décédée au château de SAUCOURT le 26 janvier 1860 à l’âge de 67 ans ;

M. Louis Frédéric Abraham BLANCART décédé en son château de SAUCOURT le 14 septembre 1873 à l’âge de 59 ans.

 

Chapelle de SAUCOURT (Collection Personnelle)

 

 

 

                               

 

 

 

 

 

                                  NIBAS Chapelle de SAUCOURT.jpg

 

 

 

 

 

LES ARTISANS DE SAUCOURT

 

 

Les familles nobles de SAUCOURT ne sont pas les seules à laisser leur nom dans l’histoire. Deux charpentiers de SAUCOURT : Pierre et Paul CARDELOT se rendirent adjudicataire en 1606 de la réfection du Pont Levis de la Porte du Haut de la cité médiévale de SAINT VALERY SUR SOMME. 

Ils s’engagèrent à refaire ce pont semblable à celui qui existait autrefois en bois de chenne scié à vif ellette (vive arrête). Les planches devaient avoir dix pouces de large et un pouce d’épaisseur, le tout en bois de chêne.

 

Hélas, on ne remplaça pas les chaînes de fer, flèches et contrepoids (peut être par souci d’économie) et le pont tout neuf chuta dans le vide huit ans plus tard, soit en 1614.

 .

INONDATIONS DE L’HIVER 1784

 

Rapport du Subdélégué du canton de ST VALLERY

 

On observe que les pertes ci-dessus reprises ont été causées par la fonte des neiges mais qu’il en existe d’autres occasionnées par la longueur et la rigueur de l’hiver.

 

André PIEFFORT laboureur à WAILLY qui a eu ses bâtiments inondés a fait une perte en bled et autres grains de plus de 400 Livres

Il y a eu aussi des journaux de bled appartenant à différents particuliers entièrement perdus , soit 400 livres

 

Le chemin de NIBAS à FRESSENNEVILLE dégradé dans différentes parties occasionnera une dépense de  18 Livres

Celui de NIBAS à SAUCOURT, soit 15 Livres

Autre de NIBAS à SAUCOURT, soit 20 Livres

Autre de NIBAS à WAILLY ARRET OCHANCOURT, soit 24 Livres

Autre de NIBAS à SAINT VALLERY, soit 3 Livres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources : AULT et ses environs de E. PRAROND

              Bulletin de la société d’archéologie du VIMEU

              NIBAS et ses annexes de G. VASSEUR

              Le Pays de VIMEU de RODIERE/DES FORTS

              Histoire de ST VALERY : A. HUGUET

              L'hotel DIEU d'ABBEVILLE dans Mémoires de la Société d'Emulation 

              d'ABBEVILLE

              A.D. de la Somme série F  

              Notice sur la serrurerie de Picardie : P. BRIEZ

              Archives Nationales J 235

              Recueil de documents inédits concernant la Picardie : Victor de BEAUVILLE

              Minute notariale MANCHELIN (FRIAUCOURT) Minute HENNEVEU à AULT

 

             AD de la SOMME série C

                   

             

 

 

 

 

 

 

 

 


Date de création : 13/08/2008 @ 17:58
Dernière modification : 11/05/2017 @ 11:07
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