* *
* *
genealogie

CONSCRITS SERRURIERS

DIVERS DOCUMENTS

RECENSEMENTS

Histoire locale

Géographie 01

Histoire locale 01

Histoire locale 02

Histoire locale 03

Histoire locale 04

Histoire locale 05

Histoire locale 06

Histoire locale 07

Histoire locale 08

Histoire locale 09

Histoire locale 10

Histoire locale 11

Histoire locale 12

Recherche



Webmaster - Infos
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

Préférences

Se reconnecter
---

Votre nom (ou pseudo) :

Votre code secret


 Nombre de membres 10 membres


Connectés :

( personne )
Histoire locale 05 - HISTOIRE DE WOINCOURT

 

                   HISTOIRE DE WOINCOURT

 

La commune de WOINCOURT est traversée par la route d’ABBEVILLE à EU et par le chemin de CAYEUX à BEAUCHAMPS qui se croisent dans le village même.

 

Le nom de WOINCOURT apparaît pour la première fois en 1110 (sous le nom de : dominica curtis), le nom prend de nombreuses formes qui peuvent s’exprimer sans « W », ainsi OUINCOURT. On admet l’hypothèse qu’un dénommé Jovin soit à l’origine du nom ainsi : Jouvini curtis. La maison de Jouvin.

 

Le village dépend du doyenné de GAMACHES, et de la Prévôté de VIMEU.

 

En 1469, dans la déclaration des feux, le village de WOINCOURT-YZENGREMER comprend 26 feux, soit 26 familles.

 

Le village est sous l’administration successive ou simultanée de plusieurs abbayes : LIEU DIEU, SERY, SAINT RIQUIER et même SAINT WANDRILLE qui se partagent le territoire.

 

En 1564 ou 1565, la cure doit vendre, pour subvenir au paiement des deniers que le Roy avait ordonné « estre levés sur le clergé » deux pièces de terres. Elles consistaient en une pièce de 7 journaux tenant au chemin des chasse-marées, l’autre de 3 journaux tenant aux terres de la commanderie. Mais la cure les reprit à Henri de MONTHUIS et son épouse, Marie Abraham damoiselle d’IZENGREMERS et autres lieux, demeurant au village de FRUCOURT.

 

En 1728, le titulaire de la cure de WOINCOURT (SAINT MARTIN) et IZENGREMERS (SAINT MEDARD) son secours déclare que « WOINCOURT est une paroisse composée de pauvres gens, tisserands de toile et de mendiants ». Il s’agit de Maître Jacques de GLICOURT.

 

Les FIEFS

 

La Seigneurie était tenue d’HELICOURT en deux fiefs. Il y avait également un fief noble « LE WAL «  à OVINCOURT en VIMEU ; Elle consistait en une maison seigneuriale avec 100 journaux de terres.

 

LES SEIGNEURS DE WOINCOURT

 

1430 : Colart ABRAHAM écuyer. Il est marié à Isabelle de NIBAS et habite WOINCOURT

1455 : Jeanne ABRAHAM épouse de Jean de CAUMONT écuyer

 

Blason de CAUMONT

.

                                                     WOINCOURT de CAUMONT.gif

 

 

1470-1497 : Pierre de CAUMONT écuyer

1497-1540 : Simon de CAUMONT écuyer

1540-1583 : Jacques de CAUMONT écuyer

1583-1587 : Michelle de CAUMONT, fille de Simon, femme d’Antoine de FONTAINES, écuyer. Elle hérite de WOINCOURT après la mort de Jacques en 1583.

 

Blason de FONTAINES

.

                                                 WOINCOURT de FONTAINES.gif

 

 

1587-1610 : Claude de FONTAINES, écuyer

1610-1648 : Joachim de FONTAINES écuyer. Il épouse en 1610 Marie de ROUSSEL, fille de René, seigneur d’ESCARBOTIN

1648-1695 : Pierre II de FONTAINES, écuyer

1695-1727 : Nicolas-Joachim de FONTAINES, écuyer capitaine au régiment de FONTENILLES. Il épouse Léonore D’AMERVAL en 1715

1727-1730 : Charles Louis de FONTAINES, chevalier, capitaine de cavalerie, chevalier de SAINT LOUIS qui détient à nouveau après ses frères Nicolas François puis Joseph morts sans postérité, l’ensemble de la seigneurie qu’il vend vers 1730 à :

1730-1740 : Philippe du GARDIN, écuyer, mousquetaire du roi, lieutenant de cavalerie dans les troupes boulonnaises.

 

Blason DU GARDIN (source Heraldiquegenweb)

.

                                        WOINCOURT du GARDIN.gif

 

1740-1770 : Anne Barbe du GARDIN, fille du précédent, épouse de Pierre Wulfran BRIET, écuyer, capitaine de la compagnie de garde-côtes, puis conseiller secrétaire du roi, maison et couronne de France

 

Blason BRIET (source blason armoiries org)

.

                                      WOINCOURT BRIET de RANVILLIERS.gif        

 

1770-1789 : Philippe BRIET de RAINVILLERS, écuyer, petit-fils du précédent ne garda pas la seigneurie. En octobre 1786, il vendit la seigneurie avec château, terre, près et moulin à vent. Le nouveau propriétaire s’appelait Etienne BAUDOUIN. Il ne reste plus du château de WOINCOURT qu’un portail de brique et pierres.

 

LES HOMMES DE LOI

 

En 1507 selon BOUTHORS dans « Coutumes du baillage d’AMIENS », R. AULXOEUFS est vice-gérant de WOINCOURT et YZENGREMER. Et Jean GONTREQUIN (GODQUIN) prévost d’YZENGREMER et WOINCOURT

 

En 1650, dans un acte du notariat d’AULT, Valentin LESAGE est receveur et fermier de la terre et seigneurie séant au village de WOINCOURT.

 

 

 

 

BAIL DU MOULIN DE WOINCOURT EN 1656

 

Sont comparus en leurs personnes, Messire Pierre DE FONTAINES chevalier, seigneur de CERISY, WOINCOURT YZENGREMER en partie et autres lieux demeurant au fief seigneurial dudit WOINCOURT d’une part, Guillaume LOMBARD Maître Musnier et (Néant) DE LATTRE sa femme demeurant au moulin dudit WOINCOURT d’autre part, lesquelles parties ont volontairement recongnue et conffessez que pour leur proffit et commodité, savoir ledit Seigneur de CERISY avoir baillé à titre de bail et prix d’argent pour le temps de trois ans consécutifs audit LOMBARD et sa femme. C’est à savoir le moulin à vent servant à mouldre le bled dudit village de WOINCOURT avecq le maison jardin, pourprins et tennements contenant deux journaux ou environ ………………..de payer audit seigneur bailleur la somme de quatre cents livres à charge d’entretenir ledit moulin .

 

 

 

 

 

 

Dans l’annuaire de la Somme de 1827, on lit :

WOINCOURT : Cylindres cannelés : GAUTHIER Laurent, STERLIN . Ces derniers ont une maison à PARIS rue Pavée St SAUVEUR

 

 

ANALYSE DU RECENSEMENT DE WOINCOURT 1836

 

 

 

Les personnages importants du village

 

 

Le maire s’appelle : BEAUVAIS Antoine, il a 44 ans

Son adjoint : PAUCHET Henri, il a 49 ans

 

Le curé s’appelle COTTU (pas de prénom), il a 40 ans

 

Le garde champêtre c’est CARON Jean Louis, 46 ans

 

Il n’y a qu’un instituteur : DUBOIS Chrisostome, il a 31 ans

 

Mais 3 Meuniers :

 

HURTEVENT Pierre Joseph, 21 ans

LAINE Théophile, 30 ans

 

Ils sont meuniers à blé

 

LENNE André, âgé de 41 ans est meunier à huile

 

 

 

Répartition de la population

 

Le nombre d’hommes de + de 21 ans est de : 190

Le nombre de femmes de + de 21 ans est de : 195

Le nombre d’enfants de – de 21 ans est de : 335

Il y a donc : 720 habitants dans la commune.

 

L’âge moyen de la population est d’un peu moins 28 ans.

 

Il y a environ 4,5 personnes par foyers qui dont au nombre de 162.

 

22 femmes sont chefs de ménage

 

 

Le plus vieil habitant s’appelle LOUCHEL Louis François, il a 89 ans,

 

La plus vieille habitante c’est MANNIER Marie Rose, elle a 78 ans

 

Le plus jeune a 10 jours, il s’agit de DESMARETS Jean Baptiste.

 

 

Les Métiers

 

Il y a 6 propriétaires et 1 rentier dans la commune

 

Secteur agricole : 34 personnes, soit 10,5 % de la population active

 

 

Ils sont cultivateurs pour la plupart : 21 personnes, les journaliers sont au nombre de 11. Il y a également 1 Berger et 1 marchand de chevaux.

 

 

Secteur artisanal : 233 personnes, soit 72 % de la population active

 

Il n’y a qu’un artisan du bâtiment, il est charpentier

 

Les tisserands sont au nombre de 13, mais on répertorie 110 fileuses !

 

Les métiers qui emploient le fer sont les plus importants : 104 serruriers, soit à eux seuls 32 % de la population active.

Mais on compte aussi 1 tonnelier, 1 maréchal, 1 tourneur, et 1 charron.

 

 

Secteur commerçant : 19 personnes, soit 6% de la population active

 

Les métiers de bouche représentent 5 personnes : 1 boulanger, 2 cabaretiers, 2 épiciers

 

Les métiers de l’habillement comptent 3 couturière ou tailleur, 2 cordonniers, 1 marchand de fil et 1 passementier.

 

Les marchands quincailliers, qui commercialisent la production des serruriers qui travaillent en boutique à leur compte sont 4  et les marchands voyageurs 3.

 

 

Les métiers peu qualifiés emploient 25 personnes

 

Ce sont essentiellement des domestiques.

 

Les fonctionnaires sont au  nombre de 6

3 soldats, 1 instituteur, 1 garde champêtre et 1 cantonnier.

 

Les Indépendants sont très peu nombreux :

2 voituriers et 3 meuniers.

 

 

Les femmes actives représentent  50  % de la population féminine totale.

 

Le plus jeune enfant au travail est une fileuse de 9 ans ! Mais une autre fille de 12 ans est fileuse et un garçon du même âge est serrurier.

Les plus jeunes enfants au travail sont majoritairement serruriers.

 

 

Synthese

 

Le village de WOINCOURT est encore différent des 4 autres villages étudiés. Si la population agricole est peu importante comme à BETHENCOURT SUR MER, sa population artisanale est majoritairement orientée vers le tissage et la filature. Les serruriers n’y occupent pas la place importante de ceux de BETHENCOURT SUR MER et TULLY.

Les manufactures de serrureries sont inexistantes puisque seuls des marchands quincailliers s’occupent de commercialiser la fabrication des petits artisans locaux.

Les femmes et les très jeunes enfants sont au travail car il est probable que les revenus agricoles ne suffisaient pas à nourrir les familles.

 

.

Carte Postale de la Rue de la Gare

.

 

                       WOINCOURT-Rue-de-la-Gare.gif

.

 

 

ANALYSE DU RECENSEMENT DE WOINCOURT EN 1851

 

 

Les personnages importants du village

 

Le Maire n’est plus nommé.

Le curé s’appelle toujours COTTU François, il a 55 ans

 

Le garde champêtre c’est toujours CARON Jean Louis, il a 62 ans maintenant

 

L’instituteur, c’est DUBOIS Prudent âgé de 46 ans

 

Il n’y a plus que deux meuniers (probablement à blé) :

LAINE Théophile, 46 ans

HURTEVENT Onufre, 26 ans

 

 

Répartition de la population

 

Le nombre d’hommes de + de 21 ans est de : 227

Le nombre de femmes de + de 21 ans est de : 213

Le nombre d’enfants de – de 21 ans est de : 295

Il y a donc : 735 habitants dans la commune, soit 15 habitants de plus qu’en 1836 ce qui est insignifiant.

 

L’âge moyen de la population est d’environ 30 ans.

 

Il y a environ 4 personnes par foyers au nombre de 187.

 

26 femmes sont chefs de ménage      

 

 

 

Le plus vieil habitant, s’appelle OZENNE Valentin, il a 86 ans ;

 

La plus vieille habitante, c’est FAVIER Catherine, elle a 86 ans également ;

 

La plus jeune a 15 jours, c’est CHIVOT Armantine.

 

 

Métiers

 

Il y a 6 propriétaires et 4 rentiers dans la commune.

 

Secteur agricole : 41 personnes, soit 9,3 % de la population active

 

Ils sont partagés entre les cultivateurs, 22 et les manouvriers, 15. Il y a également 2 bergers, 1 marchand de lin et 1 marchand de chevaux.

 

Secteur artisanal : 335 personnes, soit 76,4 % de la population active

 

 

Il y a 4 artisans du bâtiment : 1 couvreur, 1 maçon, toujours 1 charpentier et 1 menuisier

 

Les tisserands ne sont plus que 5, mais il y a 165 fileuses !

 

Les métiers qui emploient le fer occupent également un grand nombre de personnes : 148 serruriers qui à eux seuls représentent

33 % de la population active. Les fabricants ou marchands de serrures sont 3.

On compte aussi 3 maréchaux ferrant, 1 tonnelier, 2 charrons et 1 coquetier.

 

Parmi les artisans qui ne font pas partie des 3 catégories ci-dessus, on note 2 ramoneurs, 1 passementier et 3 autres artisans.

 

Secteur commerçant : 34 personnes, soit 7,7 % de la population active

 

 

Les métiers de bouche représentent 21 personnes :

5 cafetiers

5 épiciers

9 boulangers

2 bouchers.

 

Les métiers de l’habillement occupent 12 personnes :

5 tailleurs d’habits

1 couturière

1 blanchisseuse

3 cordonniers

1 marchand de casquettes

1 chiffonnier

 

Parmi les autres commerçants, on remarque 2 dépositaires.

 

Les métiers peu qualifiés occupent 18 personnes, soit 4 % de la population active

 

Ce sont des domestiques ou des ouvriers.

 

Les fonctionnaires sont 2 : l’instituteur et le garde champêtre.

 

Les indépendants sont 8 dont 6 voituriers. Est-ce la présence de la route principale qui relie la ville d’EU à ABBEVILLE ?

Et seulement maintenant 2 meuniers.

 

Les femmes actives représentent  74 % de la population féminine totale.

 

Le plus jeune enfant au travail a 12 ans, il est serrurier.

2 enfants de 13 ans sont aussi au travail, le garçon est domestique, la fille fileuse.

4 enfants de 14 ans sont fileuses ou serruriers, ce qui correspond aux deux activités principales de la commune.

 

 

SYNTHESE

 

Le nombre d’habitants de la commune est pratiquement inchangé depuis 1836. Celle-ci comporte moins d’enfants et donc vieillit.

Si la population agricole régresse quelque peu, celle des artisans progresse. Le métier de fileuse progresse et occupe 55 femmes de plus qu’en 1836. Celles-ci sont aux ¾ répertoriées comme fileuses. Cet appoint de revenu était probablement indispensable à la subsistance des familles.

 

Les métiers de bouche prennent de l’importance avec la demande des habitants. Les domestiques et les ouvriers sont de moins en nombreux, ce qui indique que la population se forme à de vrais métiers.

La structure de la population reste la même qu’en 1836 : ce village est encore essentiellement tourné vers la filature et non encore vers la serrurerie. Une seule famille de fabricant : les GAUTHIER.

 

.

Carte Postale de la rue de la Place

 

                  WOINCOURT-Rue-de-la-Place.gif

 

..

DISTILLERIE DE WOINCOURT

 

Après le décès de Philbert BEAUVISAGE le 24 novembre 1862, Madame Veuve BEAUVISAGE-DEBEAURAIN obtient du Tribunal la vente de la Distillerie de WOINCOURT en 3 lots. Elle est en effet tutrice de sa fille Philbertine qui naîtra en juin 1863 et sera la seule héritière de son père.

 

(note : Philbert BEAUVISAGE était fondeur en cuivre à TULLY mais il avait aussi créé une distillerie à WOINCOURT. Voir notre article sur TULLY au 19ème siècle)

 

Mise aux enchères en 1863 au prix de 5.000 Francs

 

1 Bâtiment distribué en 3 pièces servant d’habitation au contremaître surmonté d’un grenier couvert en ardoises ;

 

1 Immeuble édifié en briques et couvert en ardoises à usage de distillerie, hangar et cheminée à vapeur, cour et plant, et une étendue superficielle de 76 ares 51 centiares.

 

Le tout d’un seul ensemble tenant d’un côté à une ruelle qui conduit à la place de WOINCOURT, d’un bout au chemin d’YZENGREMER à WOINCOURT.

 

Matériel :

 

1 générateur en tôle de la force de 30 chevaux, avec accessoires, tuyauterie en cuivre rouge, manomètre, bac en tôle et robinets divers.

1 machine à vapeur verticale parfaitement faite et montée de la force de 8 chevaux avec arbre de transmission, poulies diverses et tuyauterie.

6 grandes cuves en bois pour la fermentation, contenant chacune 115 hl

6 macérateurs en bois avec portes en fonte, contenant chacun 20 hl, servant à extraire le jus de betteraves

2 cuves en bois servant à recevoir le vin et la vinasse

1 laveur de betteraves en bois avec garnitures en fer

1 bac en bois garni de zinc avec robinets, contenant 22 hl pour le 3/6 bon goût (sorte d’alcool)

1 bac en tôle contenant 10 hl et servant pour le 3/6 mauvais goût (autre sorte d’alcool).

1 colonne en cuivre jaune et rouge servant à la distillation du 3/6 avec réfrigérant et condensateur en fonte

 

Ces bâtiments appartenaient à M. Philbert BEAUVISAGE qui les avait réalisés avant son mariage avec Mademoiselle DEBEAURAIN.

 Un liquidateur apparaît en la personne du baron Auguste DE FOURMENT  demeurant à CERCAMP (62).

 Il acquiert pour son propre compte l’ensemble des immeubles de la distillerie de WOINCOURT qu’il revend ensuite.

 La maison d’habitation à Louis Joseph BEAURAIN, fondeur à WOINCOURT. Pour 3.500 F

 Le bâtiment à usage de distillerie à Nicolas Constant PAUCHET, serrurier à WOINCOURT pour 2.850 Francs

 Le reste des bâtiments restant à la charge de Monsieur DE FOURMENT (1) pour une valeur de 9.476 Francs.

 

(1)  Selon les informations recueillies sur le Net, Monsieur DE FOURMENT père avait investi dans les sucreries et y avait fait fortune

 

 

 

 

ANALYSE DU RECENSEMENT DE WOINCOURT EN 1872

 

 

Les personnages importants du village

 

 

Le maire c’est MARTEL Henri âgé de 39 ans

 

Le curé s’appelle DELAHAYE Manasses, il a 58 ans

 

Le garde champêtre c’est FAUQUET Adolphe, il a 50 ans

 

Il y a maintenant un médecin, c’est  DACQUET Jean Baptiste, 54 ans

 

Les institutrices sont : ST CAVE Marie Louise, 35 ans ;

                                 DEBEAUVAIS Léonie, 31 ans ;

                                    

L’instituteur, DUFETEL Zéphir, a 30 ans.

 

Il y a encore un meunier : LAINE Théophile, âgé de 67 ans.

 

 

Répartition de la population

 

Le nombre d’hommes de + de 21 ans est de : 262

Le nombre de femmes de + de 21 ans est de : 249

Le nombre d’enfants de – de 21 ans est de : 423

Il y a donc 934 habitants dans la commune, soit 199 de plus qu’en 1851, ce qui est une progression considérable.

 

L’âge moyen de la population est d’environ 29 ans, il a baissé.

 

Il y a un peu plus de 4 personnes par foyers au nombre de 227.

 

29 femmes sont chef de ménage.

 

Le plus vieil habitant c’est DEPOILLY Joseph 80 ans

 

La plus vieille habitante, c’est DEPOILLY Scolastique 81 ans, sans lien proche avec le précédent.

 

Les deux plus jeunes habitants : PECQUERY Ernest et BROCQUE Alfréda ont 1 mois.

 

Métiers

 

Il y a 5 propriétaires et 7 rentiers dans la commune.

 

 

Secteur agricole : 74 personnes, soit  16 % de la population active

 

 

Les cultivateurs ne sont plus que 17 mais le nombre de manouvriers/journaliers est passé à 50.

On trouve 1 marchand de moutons, 2 maquignons (marchand de chevaux), 3 bûcherons et 1 berger.

 

Secteur artisanal : 296 personnes, soit 65  % de la population active

 

Les artisans du bâtiment prennent de l’importance, ils sont maintenant 12.

On y trouve 5 maçons, 3 menuisiers, 2 couvreurs, 1 potier et 1 charpentier.

 

Il n’y a plus que 2 tisserands et plus du tout de fileuse.

 

Les métiers qui emploient le fer et les métaux comptent un très grand nombre de personnes : 265 serruriers qui à eux seuls représentent  58 % de la population active.

3 fabricants de serrures sont implantés dans le village.

On compte également 2 maréchaux ferrant, 1 charron, 3 tourneurs, 1 laveur de cuivre et 4 mouleurs et 1 mécanicien.

 

Parmi les autres artisans, on trouve 1 savetier, 1 charretier, 1 taupier.

 

 

Secteur commerçant : 42 personnes, soit  9  % de la population active

 

Les métiers de bouche représentent 18 personnes :

7 cafetiers

6 épiciers

3 boulangers

1 poissonnier

1 charcutier

 

Les métiers de l’habillement occupent 23 personnes :

1 seul tailleur mais 12 couturières

4 blanchisseuses

1 drapier

5 cordonniers

 

1 commerçant ne peut prendre place dans les catégories ci-dessus, c’est le marchand de fer.

 

Les métiers peu qualifiés occupent 29 personnes, soit  6  % de la population active

 

Ce sont des domestiques ou des ouvriers/employés.

 

Les fonctionnaires sont 13 :

1 garde champêtre

3 cantonniers

3 instituteur/trices

Et 6 postiers ou facteurs.

 

Les indépendants sont 4 :

1 médecin

1 accoucheuse

1 postillon

1 meunier.

 

Les femmes actives représentent  33 % de la population féminine totale

 

Des enfants de 12 ans sont déjà au travail : 8 sont serruriers(ères) et 2 filles sont journalières

14 enfants de 13 ans, garçons et filles confondus  sont serruriers(ères), au même âge on rencontre aussi une journalière et une couturière.

 

 

SYNTHESE

 

L’évolution démographique est considérable. Le nombre d’habitants progresse de 200 personnes en 20 ans ! Celle-ci d’ailleurs rajeunit : les enfants sont beaucoup plus nombreux qu’en 1851.

Le secteur artisanal diminue au profit du secteur agricole et commerçant. Mais les serruriers prennent à l’intérieur de cette catégorie une importance croissante. Ils représentent en 1872 plus de la moitié de la population active. Les femmes y sont largement présentes contrairement à d’autres villages. Mais elles sont globalement moins actives qu’en 1851. Les fileuses ne se sont pas toutes reconverties.

Les enfants travaillent toujours très jeunes, comme auparavant.

On peut conclure qu’en 1872 le village de WOINCOURT est largement tourné vers l’activité serrurière, même si les fabricants sont toujours en nombre réduit.  

       

 

 

ANALYSE DU RECENSEMENT DE WOINCOURT EN 1881

 

Les personnages importants du village

 

Le maire n’est plus nommé

Nous ne savons pas non plus qui est garde champêtre.

 

Le curé s’appelle DESGARDIN François, il a 40 ans

 

Il y a toujours un médecin, c’est GROGNET Zéphir, 27 ans

 

Les Instituteurs sont : DUFETEL Zéphir, 39 ans et WARGNIER Stéphane, 25 ans

 

Les Institutrices sont : CAVE Marie Louise 45 ans et SPINART Marie, 28 ans

 

Il y a une meunière, c’est LECAT Adélaïde qui a repris l’activité de son mari, Théophile LAINE.

 

Répartition de la population

 

Le nombre d’hommes de + de 21 ans est de : 277

Le nombre de femmes de + de 21 ans est de : 268

Le nombre d’enfants de – de 21 ans est de : 426

Il y a donc 971 habitants dans la commune, progression notable mais moins importante qu’entre les deux recensements précédents.

 

L’âge moyen de la population est inchangé, soit 29 ans.

 

Il y a un peu moins de 4 personnes par foyers qui sont au nombre de 246.

 

34 femmes sont chefs de ménage.

 

 

 

Le plus vieil habitant c’est DUMONT Félix, 86 ans

 

La plus vieille habitante, GUILBAUT Pélagie, 85 ans

 

Le plus jeune a tout juste 16 jours, il s’agit de BOCLET Adrienne.

 

 

Il est à noter que, curieusement, le métier de nombreuses personnes recensées n’a pas été renseigné, ce qui ne permettra pas une analyse très fine des éléments fournis.

 

Métiers

 

C’est ainsi que le nombre de propriétaires n’est pas connu. Il y a par contre 8 rentiers.

 

Secteur agricole : 51 personnes, soit 18,5  % de la population active

 

Les cultivateurs sont au nombre de 21 et les journaliers/manouvriers à peu près autant, soit 25.

Il y a 1 marchand de moutons, 1 maquignon (marchand de chevaux), 2 bûcherons et 1 berger.

 

Secteur artisanal : 122 personnes, soit 44,5  % de la population active

 

Les artisans du bâtiment sont encore un peu plus nombreux qu’en 1872, soit 14 personnes.

Parmi ceux-ci : 7 maçons, 1 charpentier, 3 menuisiers, 3 couvreurs (en chaume et en « dur »).

 

Il n’y a plus ni tisserand ni fileuse.

 

Les métiers qui emploient le fer et les métaux sont en nombre moins important (à relativiser compte tenu des réserves sur la fiabilité du recensement évoquée plus haut).

Il n’y aurait plus que 99 serruriers, soit   36   % de la population active,

4 fabricants de serrures ou marchand de clefs  sont implantés dans le village

On compte également 3 maréchaux-ferrants, 1 charron et 1 charretier.

 

Secteur commerçant : 50 personnes soit 18   % de la population active

 

Les métiers de bouche représentent 23 personnes :

13 épiciers cafetiers

5 boulangers

3 bouchers

1 marchand de farines

1 charcutier

 

Les métiers de l’habillement occupent 25 personnes

14 couturières

2 tailleurs d’habits

1 modiste

2 blanchisseuses

6 cordonniers

 

2 autres commerçants ne peuvent prendre place ci-dessus, ce sont le quincaillier et le marchand de charbon.

 

Les métiers peu qualifiés occupent 31 personnes, soit  11  % de la population active

 

 

Ce sont des domestiques, des ouvriers/employés, auxquels s’ajoutent 1 jardinier et 1 garde moulin.

 

Les fonctionnaires sont 12 :

4 cantonniers

4 instituteurs/trices

4 employés des PTT

 

Les indépendants sont  7

1 médecin

3 « courrier », messager, voiturier

2 commis voyageurs

1 meunière

 

Les femmes actives représentent 19 % de la population féminine totale.

 

2 très jeunes enfants sont au travail : 1 petite fille de 8 ans est serrurière, une autre du même âge est journalière agricole.

2 garçons de 12 ans travaillent, l’un est maçon, l’autre serrurier, puis on trouve 1 cultivatrice de 13 ans, et enfin 1 serrurière et 1 couturière de 14 ans.

 

Compte tenu des nombreux manques contenu dans ce recensement, en particulier sur les métiers exercés par les habitants, il ne nous a pas paru souhaitable de faire la synthèse des  résultats obtenus car ils seraient faussés. Nous le regrettons.

 

Origine géographique de la population.

 

Pour l’essentiel les habitants viennent du Département de la Somme, principalement du Vimeu serrurier. Les départements limitrophes : Seine maritime et Pas de calais sont les plus représentés. Ensuite, vient l’Oise, proche également.

On note également quelques parisiens, essentiellement des enfants en nourrice.

Plus lointains les départements de l’Eure, du Nord et de l’Orne complètent le tableau. Une famille vient du Cantal.

 

En conclusion, nous pouvons dire que la population de WOINCOURT se stabilise en 1881. Le nombre d’habitants croît peu. La structure de la population a peu évolué en 9 ans.

 

Carte postale de WOINCOURT : "Entrée du Village"

.

                                                                              WOINCOURT-Entree-du-village.gif

 

 

 

 

Analyse du recensement de WOINCOURT en 1906

 

Les personnages importants du village

 

Ni le maire, ni le garde champêtre ne sont nommés.

Le curé c’est toujours DESGARDIN François, il a 65 ans maintenant

 

Il y a toujours le même médecin, GROGNET Zéphir, 52 ans

 

L’instituteur s’appelle GAVOIS Fleury, 25 ans

Les institutrices sont : GUILBAULT Adélaïde, 89 ans

                                    LAVERNOT Constance, 37 ans

                                    HY Hélène, 24 ans

 

Il n’y a plus de meunière

 

Répartition de la population :

 

Le nombre d’hommes de + de 21 ans est de : 281

Le nombre de femmes de + de 21 ans est de : 288

Le nombre d’enfants de – de 21 ans a sérieusement baissé, il est de 355

Il n’y a donc plus que 924 habitants dans la commune, soit 47 de moins qu’en 1881.

 

L’âge moyen de la population s’est élevé : il est de 32 ans

Il n’y a plus que 3,5 personnes par foyers qui sont au nombre de 268.

 

45 femmes sont chefs de ménage.

 

 

Le plus vieil habitant, c’est LOUCHEL François, 82 ans

 

La plus vieille habitante, c’est LECAT Julie, 92 ans

 

Le plus jeune habitant ne peut être déterminé, le recenseur ayant simplement indiqué l’année de naissance des individus.

 

Métiers

 

Les propriétaires sont au nombre de 10. Il n’y a pas un seul rentier

 

Secteur agricole : 82 personnes, soit  20  % de la population active

 

Les cultivateurs sont au  nombre de 29 et les journaliers 45.

Il y a 2 charretiers, 3 bergers, 2 bûcherons et 1 marchand de vaches.

 

Secteur artisanal :  192 personnes, soit  46 % de la population active

 

Les artisans du bâtiment sont toujours plus nombreux, à présent ils sont 24.

Parmi ceux-ci : 6 maçons, 2 menuisiers, 4 charpentiers, 10 briquetiers, 1 peintre et 1 couvreur

 

Les métiers qui travaillent le fer sont largement en tête de cette catégorie : 168 dont

96 serruriers, soit 23  % de la population active. A noter cependant que 24 seulement sont leurs propres patrons.

Il y a un seul marchand de clefs, mais l’employeur principal est l’entreprise BRICARD.

 

Le travail des autres métaux prend beaucoup d’importance :

Les fondeurs sont 35, les tourneurs 12, les forgerons 8, les mécaniciens 9 et on trouve encore quelques autres métiers qui se spécialisent de plus en plus : 3 polisseurs, 2 décolleteurs, 1 déboucheur, 1 charron.

 

Secteur commerçant : 55 personnes, soit 13 % de la population active

 

Les métiers de bouche représentent 31 personnes :

18 cafetiers

7 épiciers

4 boulangers

1 marchand de coquillages

1 brasseur

 

Les métiers de l’habillement occupent 17 personnes :

12 couturières

1 modiste

1 seul cordonnier à présent

1 tailleur d’habits

2 blanchisseuses

 

7 autres commerçants ne peuvent entrer dans les catégories ci-dessus :

1 négociant

1 marchand de charbon

1 quincaillière

1 chiffonnier brocanteur

1 marchande fripière

1 marchand de bois

1 employé de commerce à son compte.

 

Les ouvriers/employés représentent 56 personnes, soit 13 % de la population active

 

20 ouvriers et 13 employés travaillent en manufacture.

Associés à l’activité industrielle sont le camionneur, le voyageur de commerce, les 2 chauffeurs, le directeur et le concierge de l’usine BRICARD.

Les emplois de maison sont représentés par 14 domestiques et 3 jardiniers.

 

Les fonctionnaires sont 24 :

 

Ceux des PTT sont 4

Mais la société des chemins de fer n’occupe pas moins de 14 personnes

Il y a aussi 4 instituteur/trices

1 cantonnier

1  percepteur

 

Les indépendants représentent 6 personnes

1 représentant de commerce

1 médecin

1 messager

2 hôteliers

1 camionneur

 

Les femmes actives représentent 29 % de la population féminine totale

 

 

Le plus jeune enfant au travail est une petite fille de 9 ans, un autre petit garçon de 10 ans travaille comme serrurier à la « boutique » de son père.

3 enfants de 13 ans, 4 de 14 ans et 7 de 15 ans travaillent des les manufactures de serrureries ou les fonderies.

 

Origine géographique de la population

 

L’essentiel de la population vient du Vimeu serrurier, plus largement du département de la Somme.

La seine maritime est le département  le plus représenté avec 22 personnes originaires de cette région. Paris et sa banlieue vient en troisième position avec 12 personnes nées dans cette région.

L’Oise et le Pas de calais représentent à eux deux 11 migrants

Le calvados et le Nord sont également faiblement représentés.

Un étranger habite également la commune : un belge originaire de Liège.

 

Employeurs

 

A cette époque, les déplacements sont plus faciles et les entreprises situées dans plusieurs communes environnantes proposent de nombreux emplois.

Nous en avons relevés quelques unes :

- WOINCOURT : BRICARD

- BETHENCOURT S/MER : BIGNARD, DEBEAURAIN, HAUDIQUER

- TULLY : BUIRET, CAQUERET, HURTEL

- FRIVILLE ESCARBOTIN : BOUTTE, DECAYEUX, DUQUESNOY,  FLEURY, MAQUENNEHEN, MARESCAUX, NORTIER, STACOFF

- YZENGREMER : DEHESDIN

- DARGNIES : ST GERMAIN

 

 

En résumé nous constatons que la population de WOINCOURT en 1906 a diminué par rapport à 1881. Elle vieillit, les femmes y sont plus souvent actives et chefs de famille.

Les manufactures emploient de plus en plus de personnes à diverses tâches, ces manufactures étant situées à l’extérieur de la commune, il est facile de comprendre que les habitants de WOINCOURT s’y établissent pour être à proximité de leur outil de travail.

.

 

 

 

GREVE DE WOINCOURT A LA SOCIETE S.I.V. EN JANVIER 1936

 

La société S.I.V fut cédée  en 1970/80 à la société PORCHER. Le site industriel se situait route de DARGNIES à WOINCOURT

 

La Société Industrielle du Vimeu est une société à cette date au capital de 500.000 Francs. Il y a 225 ouvriers. Il s’agit d’une grève perlée dont le nombre d’heures non travaillées s’élève à 10 heures en tout. L’usine n’a jamais fermé. Les causes de la grève résident en la diminution de salaires de tous les ouvriers allant de 5 à 10% .

 

Le 11 janvier 1936

 

A la suite d’un arrangement survenu en décembre 1935 entre Monsieur BARON propriétaire et la Société Industrielle du Vimeu à WOINCOURT et ses ouvriers, il avait été envisagé pour le 15 janvier 1936 une révision des salaires.

Or, les prix concédés pour le travail aux pièces ne conviennent pas aux différentes catégories d’ouvriers de cette usine qui ont été en délégation auprès de Monsieur le Directeur de l’usine.

Dans la soirée, une réunion s’est tenue au Café DUFRIEN où 150 ouvriers étaient présents. Il a été décidé qu’une délégation se rendrait au bureau de l’usine le 14 janvier avec deux représentants de chaque corporation pour discuter du réajustement des salaires. Cette réunion était présidée par Messieurs FLAMENT, VILFROY et DEBURE.

 

Le 14 janvier 1936

 

Les ouvriers acceptent le principe d’une diminution de 10% de salaire mais ne sont pas d’accord avec les administrateurs sur les modalités de cette diminution. Monsieur BARON propriétaire de l’usine, maintient les dispositions prises. Il est tout décidé, en cas de désaccord, à fermer son usine jusqu’au 1er février et  à cette date réembauchera aux prix fixés dès maintenant.

Ce même jour, au café DUFRIEN,  la majorité des 180 ouvriers et quelques chômeurs se sont prononcés pour le déclenchement de la grève. Quelques pères de famille ont tenté de calmer les esprits. Les délégués syndicaux ont à leur tour convenu qu’une grève actuelle aurait des inconvénients et ont appelé à la reprise du travail le 16 janvier.

 

Le 17 janvier 1936

 

Une délégation d’ouvriers polisseurs s’est présentée à Monsieur FOSSIER, administrateur principal, qui a rejeté les propositions de ces ouvriers.

140 ouvriers se sont réunis à nouveau au café DUFRIEN qui ont décidé à 106 voix contre 16 que, si la baisse des salaires était supérieure à 5%, la grève serait déclenchée.

 

Le 18 janvier 1936

 

C’est l’échec des négociations, chaque partie restant sur ses positions. La grève pourrait être lancée le lundi suivant. A noter que, dans ces pourparlers, les membres du syndicat paraissent être d’accord avec la Direction de l’usine, mais ces accords sont dénoncés par les ouvriers. La baisse, envisagée telle qu’elle est, permettrait aux ouvriers de gagner plus que ceux des autres usines.

 

Le 20 janvier 1936

 

Les ouvriers sont rentrés à l’usine mais n’ont pas travaillé.

A la suite d’une entrevue entre Messieurs FOSSIER et BARON, administrateurs de l’usine, Monsieur DEBURE et LELONG membres du syndicat et après compte-rendu de ces pourparlers, les ouvriers ont repris le travail à 10 h du matin. Ils acceptent les nouveaux salaires arrêtés par la Direction de l’établissement.

 

 

  

 

 

 

 

 

  

 

 

Sources :

Recensements de Population

Rapports de gendarmerie série 99 M aux Archives départementales d'AMIENS

Notaire MANCHELIN de FRIAUCOURT aux A.D. d'AMIENS (vente de la distillerie)

Dictionnaire topographique GARNIER.

Bénéfice de l’église d’AMIENS tome II

Florentin LEFILS

Prarond : histoire d’AULT et de ses environs

Déclaration des feux de 1469

Gentilhommières en Picardie (Ponthieu et Vimeu ) de Philippe SEYDOUX

 

 

 

 

      


Date de création : 08/05/2010 @ 18:29
Dernière modification : 15/03/2017 @ 19:28
Catégorie : Histoire locale 05
Page lue 21 fois

^ Haut ^