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Histoire de BETHENCOURT SUR MER 20ème siècle

       

     HISTOIRE DE BETHENCOURT SUR MER (suite)

.

 

 

 

 

 

 

 

 

LE NOUVEAU CIMETIERE

 

Le 18 décembre 1903 le Maire de BETHENCOURT a pris un arrêté municipal concernant le cimetière.

 

Dans cet arrêté le maire indique que l’ancien cimetière situé alors autour de l’église ne servira plus. Pendant 5 ans, il restera en l’état. La dernière inhumation a eu lieu le 1er août 1903.

Les familles seront invitées alors à enlever tous les insignes funéraires se trouvant dans l’ancien cimetière ainsi que les constructions existantes.

Les exhumations faites dans l’ancien cimetière seront faites par des ouvriers choisis par la famille.

 

 

Les inhumations auront donc lieu à partir de décembre 1903 dans le nouveau cimetière situé rue d’EU - qui existe donc toujours à cet emplacement -

 

(voir le plan cadastral de 1902 qui figure dans notre dossier photos : pour le visionner , cliquer sur « plan cadastral »,  faire jouer l’onglet à droite et cliquer sur la photo pour agrandir).

 

Le prix pour les concessions perpétuelles dans ce nouveau cimetière est de 30 Francs, 15 Francs pour les concessions trentenaires et 6 Francs pour les concessions temporaires.

 

 

La commune a donc acquis le 2 octobre 1902, pour la somme de UN Franc,  un terrain agricole, d’une contenance de 43 ares situé au dessus du chemin des Balbuzières appartenant à Angéline CATOIS, épouse d’Anthelme ROY Ce couple, avait été l’objet d’une mise en demeure de rectifier l’ouvrage qu’il avait fait construire pour Madame CANTREL BOUTE. (voir notre article précédent sur l’histoire de BETHENCOURT au 19ème siècle)

 

On voit que l’affaire s’est arrangée au mieux avec la mairie puisque les époux ROY-CATOIS, conscient de l’exiguïté du cimetière ont probablement proposé cette acquisition à la mairie qui l’a acceptée.

 

LA BALLE AU TAMIS A BETHENCOURT SUR MER

 

Voici les performances de l’équipe de BETHENCOURT SUR MER au début du 20ème siècle : LA PERSEVERANTE  1ere catégorie

 

 

                             

1903 : 1er pris et prix d’honneur à HORNOY

1903 : Prix d’honneur à BETHENCOURT SUR MER

1904 : 1er prix (championnat de Picardie) à BERTEAUCOURT LES DAMES

1907 : 1er prix (championnat de Picardie) et prix d’honneur à MOREUIL MORISSEL

1909 : 1er prix (championnat de Picardie) et prix d’honneur à BETHENCOURT SUR MER

1910 : 1er prix (championnat de Picardie) à HALLENCOURT

1910 : 1er prix à BEAUCAMPS LE VIEUX

1913 : 1er prix à ALLENAY

1921 : 1er prix à MENESLIES

1921 : 1er prix et pris d’honneur à FEUQUIERES EN VIMEU

1921 : 1er prix (championnat de France) à ABBEVILLE

1922 : 1er prix (championnat de Picardie) à FRIVILLE

1922 : 1er prix et prix d’honneur à GRANDCOURT

1922 : 1er prix et prix d’honneur à HALLENCOURT

1923 : 1er prix à BOURSEVILLE

1923 : 1er prix (championnat de France) à ABBEVILLE

1924 ; 1er prix (championnat du VIMEU) et prix d’honneur à FEUQUIERES EN VIMEU

1925 : 1er prix à CONDE FOLIE

1925 : 1er prix (championnat du VIMEU) et prix d’honneur à FEUQUIERES EN VIMEU

1925 : 1er prix à FRESSENNEVILLE

 

(Note du Webmestre : merci à la personne qui a bien voulu nous communiquer ces résultats)

 

 

 

 

LES ECOLES

 

 

Le 23 Février 1905, le Conseil Municipal réuni sous la présidence de Monsieur BIGNARD, maire et des conseillers : HURTEVENT, DERAMBURE, LAVAQUERY, BOST, BIGNARD Gustave, CASSIN, PETIT, DEPONT, CARPENTIER, DUCORROY décide de transférer la Classe enfantine située à l’école des garçons vers l’école des filles.

« L’institutrice s’engage à payer l’enlèvement des refends qui séparent la cuisine des deux pièces adjacentes et que les trois pièces réunies serviraient de classe enfantine. Elle se chargerait en un mot de tout l’aménagement de cette classe. « 

La classe enfantine sera donc transférée au 1er octobre 1905, c'est-à-dire au départ de l’instituteur actuel. «  (qui loge donc dans cet espace)

 

Le 28 février 1905 , le Conseil Municipal revient sur sa décision faisant valoir que « le local désigné pour recevoir la classe enfantine n’offre pas toutes les garanties de salubrité et que le vote de la construction d’une école des filles étant un fait acquis, il y a lieu d’espérer que les travaux auront lieu dans un délai rapproché »

 

 

En mai 1905, c’est chose faite.

Selon la délibération communale, l’accroissement de la population qui atteignait alors 1.100 habitants, et qui était lié à la prospérité de l’industrie de la serrurerie, nécessitait la construction d’une école de Filles. 

Un terrain de 14 ares appartenant à la commune et situé Rue Tournière à 100 mètres environ de la place publique a été choisi.

 

Voir dans la page "Les évènements de 1906" le récit des évènements en Janvier à l'usine DEBEAURAIN Gustave.

 

Le 14 mars 1909 ,  le Conseil examine les projets de travaux à effectuer à l’école des garçons, la mairie et le logement de l’instituteur.

« Monsieur le Maire avait demandé à l’Architecte de l’Ecole des Filles, de lui préparer un tracé sommaire qu’il soumet au Conseil. En effet, les bâtiments ayant été construits dans de si déplorables conditions, qu’il ne paraît guère pratique de s’arrêter à des travaux de grosses réparations. « 

L’architecte propose donc d’édifier une Ecole des garçons à deux classes, avec Mairie et Logement de l’instituteur et de l’adjoint sur terrain de l’école, sans rien démolir pendant toute la durée des travaux. Le Conseil Municipal décide donc de demander des plans et devis pour la construction d’une nouvelle école de garçons.

 

 

Le 5 janvier 1910 a lieu la réception des travaux de l’école des Filles lors d’une séance du conseil municipal présidé par Alfred BIGNARD, maire et les conseillers municipaux : BOST, DERAMBURE VILLEMANT, DUCORROY, BIGNARD G. , BERQUER, FOURNIER, PETIT .

 

Le montant des travaux s’élève 40.073 Francs. L’école possède un préau couvert.

 

Un plan détaillé indique précisément les installations communales et les cafés afin que les distances légales soient respectées. C’est ainsi que la mare communale, située devant ce qui deviendra le nouveau bureau de poste est distante de 110 mètres, les 6 puits du village éloignés d’au moins 30 mètres et le plus proche café (il y en a 10 dans la commune) est distant de 70 mètres.

 

Carte postale de l’école des Filles

 

.

 

 

                            

 

 

                                               

 

          BETHENCOURT Ecole des filles.jpg

 

 

 

 

TOPOGRAPHIE DU VILLAGE EN 1905

 

 

Sur la place publique se situe l’école des garçons et la mairie. La mare communale un peu plus loin vers la Grande rue, au niveau du futur bureau de poste. Derrière la mairie, il y a le bâtiment de la pompe à incendie.

Le cimetière se situe à l’emplacement actuel, rue d’EU

Le bureau de poste, est encore situé en 1905,  à l’entrée de la Grande Rue. 3 cafés sont installés tout au long de la Grande Rue, du côté opposé au bureau de poste.

1 café aussi est situé rue d’Ault , 3 autres rue Tournière, 3 rue de Bas (vers TULLY)

 

 

 

 

LES DROITS DE PLACE

 

Par Délibération en date du 13 juin 1906, le conseil municipal établit les montants des Droits de place à percevoir à l’occasion de la fête locale :

 

Le manège de chevaux de bois sur la grande place : 10 Francs

Les Balançoires sur l’emplacement de l’ancienne mare : 10 Francs

Les Installations sur la grand place : de 0,50 à 1 Francs

A l’arrière de la grande place : 0,35 Francs

En dehors de la grande place : 0,25 Francs

 

 

 

 

 

 LES CONSEQUENCES DE LA GREVE DE 1906 CHEZ M. GUSTAVE DEBEAURAIN

 

(voir notre article du 11 au 25 janvier 1906 à BETHENCOURT SUR MER dans "les évènements de 1906")

 

Le 7 août 1906, le conseil municipal réuni sous la présidence de M. BIGNARD Alfred, maire, et en présence de M. M. BOST, BIGNARD G. , DERAMBURE, DUCORROY, CARPENTIER,  HURTEVENT, PETIT.

Vote une somme de 4.200,75 Francs pour frais de grève, somme qui fera l’objet d’une imposition extraordinaire.

 

Le détail des dépenses s’établit comme suit :

 

Expertise des dégâts

 

DEBEAURAIN : expertise des dégâts : 3.704 Francs

 

Dans l’usine et les ateliers

 

Réparation de la barrière d’entrée. Remplacement de 200 carreaux et des châssis de fenêtres. Remplacement des lanterneaux sur les toits.

50 serrures détériorées par la pluie suite aux carreaux cassés.

 

Dans l’habitation de M. DEBEAURAIN et de sa mère

 

11 fenêtres détériorées (châssis et vitres) ainsi que les persiennes à réparer sur chacune des 11 fenêtres. Clés de pierre et appuis en fonte brisés. 2 portes d’entrée brisées.

 

A l’intérieur de l’habitation

 

2 portes de communication cassées à réparer. Raccords de papier de tenture dans les salles de séjour.

 

Objets détériorés dans la cuisine :

 

1 buffet fronton brisé, porte fendue – 1 table entaillée par des coups – de la vaisselle cassée – des lampes à pétrole ou à gaz en faïence brisées – 6 chaises perforées et souillées – 1 store à l’italienne et des rideaux troués par des jets de pierre – 1 porte manteau et un porte parapluie en fonte brisés.

 

Objets détériorés dans la petite salle-bureau :

 

1 dessus de cheminée en fonte brisé par un coup de pierre – 1 garniture de cheminée en cuivre tordu par des coups violents – 1 bureau Henri II à réparer – 2 chaises canées trouées – 2 potiches en faïence et 1 globe de suspension brisés – 3 cadres à photographie brisés -  Rideaux et double rideaux déchirés et mis en morceaux – 1 carpette souillée et coupée par des éclats de verre.

 

Objets détériorés dans la salle à manger :

 

1 buffet garni d’assiettes, verreries, tasses, le tout jeté à terre colonnes arrachées, côtés brisés – 1 table à allonge dont les pieds sont tordus et marquée de coups – 7 chaises garnies de cuir, dont le cuir est à remplacer – 1 service de 120 pièces en faïence de GIEN brisé – 1 service à café de 12 tasses brisé – 12 coupes à champagne et 12 verres à liqueur brisés – 8 carafes et 6 douzaines de verre brisés – 12 porte couteaux en verre et 12 pots à crème en faïence cassés – 2 volumes de dictionnaire souillés et déchirés.

Liqueurs diverses vidées et carafes brisées.

2 petits médaillons comportant des photographies d’enfants brisés – Rideaux et stores déchirés – 1 grande suspension brisée

 

Objets disparus

 

Plats émaillés et vaisselle de cuisine – divers vêtements (manteaux, châles) objets divers en argent (canne et parapluie avec manche en argent) couverts d’enfants en argent et cuillères à café en argent, couteaux en corne et argent – 1 objet en bronze.

 

Liste non exhaustive : l’inventaire fait 8 pages ! 

 

 

DEGLICOURT : pour 24 carreaux, 2 portes, 1 paire de volets et 1 cadre de fenêtre : 81,20 Francs

 

LETITRE : pour 1 glace, portraits et tableaux, 1 marbre de table de nuit, 3 paires de rideaux et 1 vase de nuit : 50,00 Francs

 

HEUDELEINE-PETIT : pour 8 carreaux : 3,20 Francs

DUCORROY : pour 10 carreaux et 1 petit bois : 11,77 Francs

BOST Achille : pour 5 carreaux : 3,00 Francs

CARPENTIER : pour 16 carreaux : 16,12 Francs

Mme MITHON HURTEL : pour 1 carreau : 2,65 Francs

BIGNARD Alfred : pour 35 carreaux : 45,77 Francs

HURTEAUX : pour frais d’expertise : 2,00 Francs

 

Frais de garde par les pompiers devant les maisons DEBEAURAIN et LETITRE

 

SIFFLET Dassise                 23 heures pour 9,20 Francs

TAVERNIER Gaston                        idem

BLONDEAU                                      idem

GODQUIN                                         idem

LEROUX Eugène               14 heures pour 5,60 Francs

SIFFLET Marcel                                idem

POIDEVIN                            6 heures pour 2,40 Francs

 

 

Pour consommations aux pompiers de garde :

 

LAVACQUERY Joseph : 15,20 Francs

BOUTTE Alice : 1,25 Francs

 

Pour 4 litres de pétrole fournis à la troupe et 125 Kg de paille

 

LAVAQUERY Joseph : 6,40 Francs

 

Charbon et pétrole fourni au poste des gendarmes

 

SIFFLET Joseph : 10,00 Francs

 

Planches pour maisons DEBEAURAIN et LETITRE

 

GRANDSIRE Joseph : 18,30 Francs

HEURTEAUX : 2,40 Francs

 

Ci-dessous carte postale des ateliers Gustave DEBEAURAIN

 

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              BETHENCOURT Usine DEBEAURAIN.jpg      

 

Iconographie très riche sur la fabrique DEBEAURAIN à consulter sur le blog "ma collection de cadenas" : voir notre page liens "SERRURERIE"

                                                       

 

 

 

 

LES POMPIERS

 

Le 23 juin 1908, le Conseil Municipal vote une subvention pour l’achat d’un équipement destiné à un Pompier cycliste !

« Le Président expose qu’un pompier cycliste rendrait de grands services à la Compagnie : mais qu’il y aurait lieu de le pouvoir d’effets d’habillement spéciaux dont la valeur est estimée approximativement est de 49 Francs. « 

Il s’agit en l’occurrence :

 

D’une vareuse :        20 F

D’un pantalon :        19 F

D’un képi :                3 F

De Molletières :        3 F

D’une sacoche :        4 F

 

 

 

 

LA LIGNE DE CHEMIN DE FER

 

Le 15 mars 1911, le conseil municipal réuni sous la présidence de M. Alfred BIGNARD Maire, examine le projet d’acquisition des terrains destinés à l’implantation de la future ligne de chemin de fer.

La commune s’engage à acquérir des terrains pour une somme de 2.550 Francs maximum.

 

Le conseil municipal souhaite que les communes d’ALLENAY, FRIAUCOURT, et AULT entrent dans la répartition générale pour les sommes respectives de 900 Francs, 1.350 Francs, 9.200 Francs.

 

Il demande également qu’une gare soit établie sur le territoire de la commune de BETHENCOURT SUR MER, rue d’AULT, et le plus rapprochée possible de l’agglomération. Que cette gare soit établie pour voyageurs avec expédition et réception des marchandises en grande et petite vitesse.

 

La commune bénéficiera des dispositions de l’article 15 de la loi du 11 juin 1880 relatif au partage des excédents de recettes d’exploitation, lorsque le produit brut de la ligne sera devenu suffisant pour couvrir les dépenses d’exploitation et 6% du capital.

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous carte postale de la gare de BETHENCOURT/ALLENAY

 

 

   .

 

                        BETHENCOURT la gare.gif                          

 

                                

 

 

 

 

 

 LE NOUVEAU BUREAU DE POSTE 

 

 

En 1913, la municipalité de BETHENCOURT décide de modifier l’emplacement du bureau de poste qui avait été construit en 1893 pour un montant de 9.500 Francs.

 

Un nouveau bâtiment va être édifié pour remplacer l’ancien qui de ce fait va devenir vacant. Il n’aura servi que 20 ans !

 

 

Ci-dessous le nouveau bureau de poste

 

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                                           BETHENCOURT Nouveau bureau de poste.jpg

 

                                

                     

                              

La réception des travaux du  nouveau Bureau de Poste a été faite en juillet 1919 lors d'un conseil municipal où siégeait : M. Alfred BIGNARD, maire, MM. DERAMBURE, BIGNARD  G., BERQUER, DUCORROY, VILLEMANT, HURTEVENT.

Le coût de ce nouveau bureau s'est élevé à 1.943,44 Francs. 

 

 

LA NOUVELLE ECOLE DE GARCONS ET LA MAIRIE

Le 20 mars 1914 a lieu la réception des travaux de la nouvelle école des garçons, logement d'instituteurs et salle de mairie. Leur montant s'élève à : 39.190 Francs. 

Siégeaient Alfred BIGNARD, maire, MM. DERAMBURE, VILLEMANT, BERQUER, HURTEVENT, CARON

 

LA GUERRE DE 1914

 

 

Le 30 novembre 1914, le Conseil Municipal sous la présidence de Monsieur Alfred BIGNARD et des conseillers municipaux : DERAMBURE, BOST, HURTEVENT, BERQUER, BIGNARD  G , DUCORROY, VILLEMANT, FOURNIER, demande au Préfet d’autoriser le mandatement des sommes supérieures à 300 Francs dues à M. HURTEVENT, boulanger à BETHENCOURT SUR MER, pour fourniture de pain aux familles nécessiteuses sans recourir à une adjudication. Le montant des sommes dues doit être prélevé sur l’emprunt des 10.000 Francs contracté à cet effet par l’intermédiaire de Maître MANCHELIN, notaire à FRIAUCOURT.

 

 

 

 

 

 

Voici les statistiques des inscriptions dans les 2 écoles filles et garçons autour de la 1ère guerre

mondiale :

 

 

 

 

Inscrits Garcons

% de fréquentation

Inscrites Filles

% de fréquentation

Observations

1911

52

80

100

68

Epidémie de scarlatine en Novembre.

1913

65

92

106

80

Epidémie de grippe en mars

1921

68

94

33

96

 

1922

60

90

72

90

 

1925

61

95

76

88

 

1926

67

87

68

80

Epidémie sévère de rougeole en mai juin

1928

77

91

neant

neant

 

 

 

 

 

 

 

En ce qui concerne les aides aux familles  on note :

 

En 1911          Menaces de suppression des secours du Bureau de Bienfaisance

                       d’assistance médicale gratuite

 

En 1913 et

1921               Suppression des bons de secours aux familles rares qui n’ont pas

                       envoyé leurs enfants en classe régulièrement 

 

 

En 1925          La municipalité offre des livres de prix, des livrets de Caisse                     

                        D’Epargne aux Lauréats du Certificat d’Etudes ET LA DISTRIBUTION

                       GRATUITES DE TOUTES les fournitures classiques à tous les élèves

 

En 1926          La municipalité assure la gratuité complète de toutes les fournitures

                       classiques,  des livres  de prix, livrets de Caisse d’Epargne,

                       subventions aux élèves fréquentant le Cours Complémentaire  D'ESCARBOTIN 

 

 

LES FONCTIONNAIRES COMMUNAUX

 

 

Les salaires des fonctionnaires communaux en juin 1920 sont les suivants :

 

-         Secrétaire de mairie :  2.000 F

-         Garde champêtre : 1.000 F

-         Cantonnier : 500 F

-         Porteur de dépêches : 250 F

-         Remonteur d’horloge : 70 F

-         Balayeuse des classes : 260 F

 

 

 

 

 

LE SENTIER DES PASSAGES

 

En août 1922, le conseil municipal demande la reconnaissance du sentier des passages qui faciliterait l’accès à la gare. Cette reconnaissance impliquera l’expropriation de quelques terrains des deux cotés du sentier.

 

.

                                       BETHENCOURT Sentier des passages.jpg

 

                            

 

 

                        

 

 

 

LE NOUVEAU DOCTEUR

 

 

Le 18 février 1922, le conseil municipal présidé par CARPENTIER Gaston, maire, et les adjoints : BOST, LAVACQUERIE, DUVERGER, MAQUENNEHEN, DUFRIEN, BOUTE, CARON, HURTEVENT fait part de l’installation d’un nouveau docteur dans la commune, répondant ainsi à l’appel de la Municipalité. Il s’agit du Docteur BRISSAUD. Le conseil accorde une subvention à ce dernier à hauteur de sa première année de  loyers, soit 600 Francs, subvention accordée uniquement si le Docteur s’engage à rester un an sur place.

 

Le 25 mars 1922, sur demande du nouveau docteur, une subvention supplémentaire de 300 Francs lui est également accordée pour frais d’installation.

 

Nous apprenons à la lecture de la délibération communale du 23 octobre 1923 que le Docteur BRISSAUD a quitté la commune. Celle-ci se trouve donc à nouveau sans médecin. Le Docteur MABILLE d’AULT se propose de venir dans consulter dans un local mis à disposition par la commune, les malades de l’Assistance, ainsi que d’autres malades, au prix de 4 Francs la consultation. La mairie décide d’installer ce local dans le logement de fonction de l’instituteur, vacant à cette date.

 

     

 

 

 

 

GREVES DES 7 ET 8 JUIN 1922

 

Le 23 octobre 1922, le Conseil Municipal de BETHENCOURT SUR MER donne lecture d’une demande de remboursement de 567,90 Francs de la Mutuelle du Commerce et de l’Industrie de ROUBAIX auprès de la commune pour les dommages causés à l’usine DEBEAURAIN lors de la grève du 8 juin 1922.

 

Présents : CARPENTIER Gaston, Maire, BOST , LAVACQUERIE, DUVERGER, MAQUENNEHEN, DUFRIEN, BOUTE, CARON, HURTEVENT, HAVARD.

 

Le maire indique qu’il a, dès le début de la grève téléphoné à la sous-prefecture d’ABBEVILLE et d’ailleurs au moment des dégâts commis à l’usine DEBEAURAIN, le capitaine de Gendarmerie d’ESCARBOTIN et 12 gendarmes se trouvaient sur place.

 

M. BOUTE, conseiller municipal déplore que Messieurs DEBEAURAIN n’aient pas fermé leur établissement, ainsi que l’avaient fait 8 ou 10 autres industriels de la commune. M. BOUTE accuse Messieurs DEBEAURAIN de n’avoir rien tenté pour éviter les dégâts commis « puisqu’en 1906 ils avaient déjà été l’objet d’une grève violente et avaient touché de la commune une somme de 6.000 Francs, et savaient pertinemment qu’ils seraient indemnisés en cas de déprédations »

M. DUFRIEN et la plupart des membres du conseil municipal partagent cet avis.

(voir plus haut le chapitre relatif à ces évènements ainsi que l’article sur les évènements à BETHENCOURT en 1906 tiré du journal « Pilote de la Somme »)

 

 

Le Conseil fait remarquer que des manifestants venus des communes voisines : TULLY, WOINCOURT et DARGNIES ont participé à ces dégradations et qu’il serait équitable qu’elles participent financièrement au règlement des indemnités.

Par ailleurs, le Conseil envisage un recours contre l’ETAT à concurrence de 60% des sommes réclamées.

 

SOCIETE DE TAMIS

 

Entre les deux guerres le jeu de tamis prend une grande importance. Le Conseil Municipal réuni le 7 avril 1923 autour de G. CARPENTIER et en présence des conseillers municipaux : BOS, LAVACQUERIE, DUVERGER, MAQUENNEHEN, DUFRIEN, BOUTE, CARON et HURTEVENT, décide d’allouer une subvention de 500 Francs à la Société du Jeu de Balle au Tamis.

En effet, cette dernière organisait en juin 1923,  4 grands concours entre les sociétés de 1er et 2ème catégorie , entre les sociétés normandes et enfin entre les jeunes gens de moins de 15 ans.

 

 

 

 

 

 

L’ELECTRICITE A BETHENCOURT SUR MER

 

Le 23 octobre 1923 le Maire Gaston CARPENTIER et les adjoints : BOST, DUVERGER, BOUTE, CARON, MAQUENNEHEN, DUFRIEN

Conseillers absents : HURTEVENT, LAVACQUERIE, HAVARD

 

Prennent connaissance du contrat passé le 26 septembre précédent avec la Société Artésienne Force et Lumière concernant l’éclairage communal. La somme à débourser sera de 9.600 Francs.

Mais le conseil municipal a décidé d’installer l’électricité dans les bâtiments communaux dont le coût s’élève à son tour à 2.500 Francs. Il est donc indispensable que la commune souscrive un emprunt de 12.000 Francs auprès du Crédit Foncier, voté ce 23 octobre.

 

En décembre 1924 l'électricité est pratiquement  installée partout à BETHENCOURT. Mais il semble que l'éclairage de la route qui mène à ALLENAY n'est pas prévu. En particulier, le train n'est pas visible en pleine nuit de même que la gare !

 

L’ORAGE DU 3 JUILLET 1926

 

Le 3 juillet 1926 un orage d’une exceptionnelle violence endommagea la maison d’habitation de Madame Veuve LAVACQUERY  DERAMBURE à tel point que le conseil municipal de BETHENCOURT fit voter une subvention de 2.500 Francs au profit de Madame LAVACQUERY.

 

 

 

REFECTION DU CLOCHER DE L’EGLISE

 

En février 1928 une tempête d’une grande violence endommagea le clocher de l’église. Le couvreur M. DUVAUCHELLE dut replacer la flèche et le coq et factura pour ce faire une somme de 1.384 Francs à la commune.

 

INSTALLATION DE L’EAU COURANTE

 

 

En mars 1931, le Conseil Municipal réuni sous la présidence de G. CARPENTIER, maire, et des Conseillers Municipaux : LAVACQUERIE, DUVERGER, PARMENTIER, BOUTE, SIFFLET, DUFRIEN, DEBEAURAIN, DELETTRE E.

 

Vote le projet d’installation des eaux Rue des BOST, Rue de GAMACHES et Rue de BAS.

 

Carte postale de la rue des Bost

 

 

 .

 

                           BETHENCOURT Rue des Bost.gif

                                                                                       

 

 INCENDIE A L’USINE DEBEAURAIN EN SEPTEMBRE 1935

 

Un incendie s’est déclaré en pleine nuit de septembre 1935 dans un bâtiment de l’usine A et R. DEBEAURAIN .

Les pompiers de la commune sous la direction du lieutenant CARON se rendirent sur les lieux mais au vu de l’ampleur du sinistre appelèrent leurs collègues de TULLY et ESCARBOTIN en renfort. Après de longues heures d’effort, l’incendie fut maîtrisé mais cependant, le bâtiment de 300 m2 qui servait de menuiserie et de réfectoire fut totalement détruit. Les dégâts dépassaient 200.000 Francs. Les ouvriers reprendront néanmoins leur travail assez vite sans se retrouver au chômage.

 

 

LA GUERRE DE 39-45

 

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En décembre 1941 l’inspection du travail du département de la Somme établit à la demande de l’Etat Français la liste des principaux établissements industriels de la Somme.

Parmi ceux-ci on remarque les établissements DEBEAURAIN Frères à BETHENCOURT SUR MER entreprise de serrures et cadenas, employant 190 ouvriers dont le responsable est Monsieur DEBEAURAIN.

 

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Nous n’avons que peu d’informations sur le village durant la dernière guerre.

Nous savons qu’un poste de la Kommandantur se trouvait dans la Grande Rue dans une grande maison ayant appartenu à la famille DEGLICOURT puis DEBEAURAIN. ( aujourd’hui au 34 grande rue)

 

 

 

 Les curés

 

L’abbé RANCON, ordonné en 1881 fut prêtre de BETHENCOURT SUR MER de 1901 jusqu’en octobre 1941, soit quarante ans. Il décéda dans son presbytère à l’âge de 82 ans. Erudit, il rédigea une histoire de ce village.

 

L’abbé BOCQUET  ne fit qu’un bref passage, et devint doyen d’AILLY SUR NOYE.

 

L’abbé KOSTER, d’origine hollandaise resta à BETHENCOURT SUR MER une quinzaine années dès août 1947 jusque 1963 environ. Il venait de TRONCMOY.

 

 

 

 

Que soient vivement remerciées les personnes qui ont donné certaines de ces informations.

 

ENQUETE PREFECTORALE DE DECEMBRE 1944

 

Le Préfet de la Somme souhaite connaître l’existence de souterrains dans les communes de la Somme afin d’en assurer la préservation. Il interroge donc les maires.

A BETHENCOURT SUR MER, le maire indique qu’une tradition orale confirme l’existence de souterrains dans la commune. L’entrée se trouverait à cette date dans une propriété appartenant à Monsieur DUCASTEL. Il communiquerait avec un puits.

 

 

 TAXES SUR LES DOMESTIQUES ET SUR LES PIANOS     

 

Le 3 janvier 1946, le Conseil Municipal réuni sous la présidence de  E. QUENOT , maire et des Conseillers Municipaux : DUCASTEL Jean, BLASY René, CARON René, VASSEUR Fernande, LEON André, OBRE Marguerite, SIFFLET Frédéric, PETIT Gilbert

 

Décide de deux nouvelles taxes : une taxe de 200 Francs par unité pour les pianos et une taxe identique pour les domestiques.

La taxe sur les pianos devant rapporter au budget 2.000 Francs, celle sur les domestiques 1.000 Francs.

 

 

REPARATIONS DU LOGEMENT DE L’INSTITUTEUR

 

En juillet 1946, le Conseil Municipal réunit sous la présidence d’E. QUENOT maire et des Conseillers Municipaux : DEHEDIN André, BERNARD Herménégilde, SIFFLET Frédéric, LEON André, DUCASTEL Jean , OBRE Marguerite, BLASY René

 

Décide de faire expertiser les travaux à réaliser sur le logement de l’instituteur situé au-dessus de la mairie. L’instituteur, Monsieur ACOULON devant se marier, souhaitait occuper le logement en question.

Le Maire indique que les Allemands ont gravement endommagé ces appartements et que les travaux incombent de ce fait, au Service de la Reconstruction. Un architecte pour établir un devis des premiers travaux est nommé en la personne de Monsieur GADENNE, architecte à MERS LES BAINS.

 

 

 

 

LE RECENSEMENT DE 1975

 

 

Sur ce dernier, la population du village est de : 1.163 habitants. La densité au Km2 est de 394 habitants. C’est la 3ème plus importante derrière MERS LES BAINS et FRIVILLE. Le taux de natalité est de 17,1 pour mille.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources . Archives départementales série O

                  Journal de BRESLE ET VIMEU

                 Série 2MI (Souterrains) aux A.D. d'AMIENS

 

 

 


Date de création : 08/07/2007 @ 16:45
Dernière modification : 12/06/2016 @ 19:13
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