* *
* *
genealogie

CONSCRITS SERRURIERS

DIVERS DOCUMENTS

RECENSEMENTS

Histoire locale

Géographie 01

Histoire locale 01

Histoire locale 02

Histoire locale 03

Histoire locale 04

Histoire locale 05

Histoire locale 06

Histoire locale 07

Histoire locale 08

Histoire locale 09

Histoire locale 10

Histoire locale 11

Histoire locale 12

Recherche



Webmaster - Infos
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

Préférences

Se reconnecter
---

Votre nom (ou pseudo) :

Votre code secret


 Nombre de membres 10 membres


Connectés :

( personne )
HISTOIRE DE SAINT QUENTIN LAMOTTE au 19ème siècle

 HISTOIRE DE SAINT QUENTIN LAMOTTE AU 19ème SIECLE

 

 

LE MARCHE AU FIL VERS 1800

 

Un projet de « marché au fil » faillit voir le jour à SAINT QUENTIN vers 1800, vite abandonné à cause de la concurrence faite à la ville d’EU toute proche. Voici le texte d’une lettre du préfet de seine maritime adressé au maire de la commune. Ce texte prouve que SAINT QUENTIN était très lié à la seine maritime toute proche.

 

 

Monsieur et cher Collègue

 

Vous avez bien voulu me communiquer le 25 juillet une délibération du Conseil Municipal de la commune de La Motte Croix au Bailly, ayant pour objet de solliciter l’établissement, dans le même endroit, d’un marché au fil.

Vous m’avez invité aussi à consulter les conseils municipaux des communes de mon département que cette nouvelle institution pourrait intéresser d’une manière quelconque et à vous transmettre leurs délibérations avec mon avis.

La ville d’EU est ainsi que vous l’aviez pensé, Monsieur, la commune à laquelle le nouveau marché serait le plus préjudiciable puisque c’est dans ses murs que les habitants des communes voisines viennent vendre leur fil depuis longues années. J’ai l’honneur de vous adresser Monsieur, copie des représentations faites par le Maire de cette commune. Tout éloigné que je suis de vouloir exclusivement l’avantage du département que j’administre, je ne puis me défendre de croire que vous trouverez ces représentations fondées. ………

 

 La Croix au Bailly n’a pas quatre- vingt feux, la ville d’EU en contient plus de huit cents et l’on sait que là où la population est plus nombreuse, là aussi les rapports de besoin ou d’intérêt sont plus multipliés. Il arriverait donc souvent que tel habitant de la Croix au Bailly, qui en venant vendre son fil à la ville d’EU éloignée d’environ 5 kilomètres, y aurait en même temps fait tel approvisionnement ou terminé telle affaire, serait obligé de se distraire de ses occupations pour y faire un voyage………..

Telles sont, Monsieur, les observations que j’avais à joindre à celles du Maire de la ville d’EU. Je désire que les unes et les autres vous déterminent à laisser les choses dans l’état où elles existent depuis son long-temps.

Votre très humble et très obéissant serviteur

Le Préfet , Chevalier de l’Empire

.

COHABITATION  REVOLUTIONNAIRE

 

Le notaire BOUZARD d’AULT enregistra le bail suivant durant la Révolution.

«  le 25 ventose An 9, répondant au 16 mars 1801,

nous soussignés Jean Baptiste BOUCHER, serrurier, Joseph QUEVAL, cultivateur et Jérôme François PION charpentier, tous trois résidant en la commune  de SAINT QUENTIN,

propriétaires d’une partie de la maison ci-devant presbitérale conjointement avec différents propriétaires de ladite commune par acte passé pardevant le citoyen BOUZARD notaire à AULT, en tout 30 à 34  (habitants) donnent procuration en date du 23 pluviose An 9 aux trois personnes précitées aux fins d’employer ledit local et son pourprin pour le ministre du culte catholique et un instituteur .

 

1° Donnons à bail ledit local au dit Nicolas André DESENCLOS ministre du culte catholique de ladite commune et audit Louis Benoit CAILLEUX instituteur aussi de ladite commune en vertu de la convocation et nomination dudit instituteur du mois de fructidor dernier par le maire et habitants de ladite commune pour l’espace de neuf années consécutives.

 

2° A condition que lesdits DESENCLOS et CAILLEUX fassent les grosses et menues réparations d’entretien des hayes du plant, mur du jardin, de remplacer les pommiers péris par vétusté, et payer toutes les impositions.

La location est gratuite parce que les bâtiments sont en partie bouleversés par l’ouragan du 18 brumaire dernier. Attendu que lesdits preneurs sont chargés du rétablissement et entretien (des locaux)

Vu qu’il y a des dépenses considérables à faire par avance, c’est pourquoy ils ne payeront rien pour la location.

Si les preneurs venaient à décéder avant l’expiration dudit bail, attendu qu’ils auront fait de grandes dépenses, il sera tenu compte à leurs héritiers de 22 Francs chaque année jusqu’à l’expiration dudit bail.

Si ledit CAILLEUX venait à se déplaire de sa place par quelque désagrément que ce soit, ledit ministre du culte aura la pleine liberté de jouir seul de tous les bâtiments à cause des grandes réparations par lui faites et de la moitié du plant pendant lesdites neuf années.

Et si par des circonstances imprévues ledit DESENCLOS se voyoit obligé de faire sa démission, soit pour obéir à ses supérieurs qui l’appelleroit ailleurs soit pour d’autres causes qu’on ne peut prévoir, il auroit aussi droit à ladite indemnité de 22 Francs. »

Signatures : PION - QUEVAL et BOUCHER

.

L’EGLISE ET LE PRESBYTERE

 L’an onze de la République française le six prairial, (26 mai 1803) nous maire, J .F PION  et membres du conseil municipal assemblés extraordinairement au lieu ordinaire de nos séances en exécution de la circulaire du préfet du département de la Somme, relatif à l’organisation du culte.

Arrêtons que :

 

1° Selon devis de Louis Antoine TUEUX maçon à Saint Quentin les réparations à faire à la maison vicairiale (presbytère) s’élèvent à 156 Francs. Ces travaux consistaient en la réfection complète d’un pignon de mur, d’une cheminée et d’un hangar.

 

2° Selon devis, les réparations à faire à l’église de Saint Quentin s’élèvent à 600 Francs. Il faut en effet reconstruire deux piliers de force au mur côté cimetière d’une hauteur de 11 mètres et réalisé en brique et pierre de première qualité.

Les 17 mètres de toiture manquante sur le pourtour du clocher doivent être réparées avec des tuiles.

 

3° pour l’acquisition d’aubes et surplis, pour la décoration du chœur d’un lambris au plafond, acquisition d’un confessionnal et la réparation des autels, le devis s’élève à 342 Francs

 

4° le traitement du ministre du culte, payé par la mairie sera réévalué à 150 Francs

 

Le total de ces frais ordonné par l’Etat s’élève donc à 1.248 Francs.

.

Eglise de SAINT QUENTIN LAMOTTE (Collection Macqueron en ligne voir notre page "liens")

.

                                              SQL eglise Macqueron.gif

               

 

 

 

Les DUPUTEL

 

Le 19 janvier 1817, le conseil municipal de SAINT QUENTIN décide de mettre entre les mains de Jean Baptiste DUPUTEL, tisserand, dont la solvabilité est parfaitement connue, la somme de 200 Francs à titre de constitution de rente à 6% d’intérêts.

 

Le 20 août 1819, le conseil municipal à nouveau réuni, doit statuer sur le remplacement du Garde Champêtre, Louis François DUPUTEL. Celui-ci aurait gravement démérité la confiance qui lui a été faite. En effet, il laisse chasser ses enfants dans les champs de grains avec son chien, et, de plus, il s’amuse publiquement tous les dimanches et jours de fêtes à jouer à la boule.

 

Le conseil propose de le remplacer par Jacques HOULIER, recommandé par l’autorité supérieure (le Préfet). Signé : DELEGORGUE, maire, COLOMBEL, QUEVAL, DEBOFFE, WARGNIER, MITHON et FARSURE.

 

Il semble que Jacques HOULIER ait, dès, le 10 février 1818, sous le règne de Louis XVIII, demandé la place de garde champêtre, en récompense de bons et loyaux services rendus au service de l’armée. Il a servi comme grenadier 7 années, puis a « du continuer à servir pour la République » . En l’an 2 il devient sous-lieutenant et en profite pour donner sa démission pour « épuisement de santé ». Son zèle pour protéger les Royalistes lors de leur tentative de débarquement  au Bois de Cise (1)  lui valut d’être blessé au bras droit, blessure qui le rend inapte à exercer ses fonctions militaires. Le maire cependant n’obtempère pas et remet à une date ultérieure la prise de poste du Sieur HOULIER.  Il est probable cependant que ce dernier ait continué à jouer de son influence auprès du Préfet et c’est donc ainsi que Louis François DUPUTEL a été démis de ses fonctions avec des griefs qui sont assez contestables.

(1)Nous reviendrons sur cet épisode

 

 

 

LES CHEMINS VICINAUX DE SAINT QUENTIN EN 1825

 

 

Dans les délibérations communales de Saint Quentin en 1825, on trouve l’état des chemins vicinaux de la commune ainsi définis :

 

  1. Chemin d’AULT à MENESLIES partant du territoire d’OUSTE : 2.400 mètres

 

  1. Chemin de SAINT QUENTIN à MENESLIES partant du village de SAINT QUENTIN : 760 mètres

 

  1. Chemin dit « la Cavée d’ABBEVILLE » partant du chef- lieu de SAINT QUENTIN : 629 mètres

 

  1. Chemin de BETHENCOURT partant du chef-lieu de SAINT QUENTIN : 1.266 mètres

 

  1. Chemin de SAINT QUENTIN à OUSTE partant du chef-lieu : 525 mètres

 

  1. Chemin de SAINT QUENTIN à AULT partant de la rue d’AULT : 163 mètres

 

  1. Chemin de l’église de SAINT QUENTIN à AULT : 306 mètres

 

  1. Chemin de SAINT VALERY à EU : 2.475 mètres (route départementale)

 

  1. Chemin de SAINT QUENTIN à BLENGUES partant du chef- lieu : 1.090 mètres

 

  1. Chemin de SAINT QUENTIN à EU : 1.801 mètres

 

  1. Chemin de la TARGETTE à EU : 390 mètres

 

 

 

 

 

ANALYSE DU RECENSEMENT DE 1836

 

 

Les personnages importants du village

 

Le maire s’appelle FRUICTIER Jean Baptiste, il a 28 ans

 

Le curé s’appelle DESENCLOS André, il a 80 ans

 

Le garde champêtre, c’est DUNEUFGERMAIN Célestin, il a 48 ans

 

Il y a 1 Instituteur : PION Martial, 27 ans et

1 Institutrice : PETIT Adélaïde, 32 ans.

 

Et aussi 2 Douaniers : GOSSARD Isidore, Brigadier des douanes, 28 ans et

LECOMTE Arsène, Sous Brigadier des douanes, 25 ans

 

Pas de meunier dans la commune

En dehors du curé, les personnages importants sont jeunes.

 

Répartition de la population

 

Le nombre d’hommes de + de 21 ans est de : 322

Le nombre de femmes de + de 21 ans est de : 350

Le nombre d’enfants de – de 21 ans est de : 505

Il y a donc 1177 habitants dans le village à cette date alors qu’en 1792 elle était de 1002 habitants (Saint Quentin, La Motte, Blancque, Rommeval et Roussigny réunis)

 

 

L’âge moyen de la population est d’environ 29 ans

 

Il y a environ 4 personnes par foyers qui sont au nombre de 296

 

 

52 femmes sont chefs de ménage

 

 

2 hommes âgés de 81 ans sont les plus vieux habitants, ce sont PREUX Dominique et CHAUVIN Augustin

La plus vieille habitante s’appelle DUMONT Françoise, elle a 79 ans

Le plus jeune a 1 mois, c’est DEPOILLY Victoire

 

 

Les Metiers

 

1 personne vit de ses revenus, c’est un rentier

 

Secteur agricole : 121 personnes, soit  31 % de la population active

 

 

Ils sont cultivateurs, 73 personnes, journaliers et manouvriers, 40 personnes.

En dehors de ces catégories principales : il y a 5 Bocquillons (Bûcherons), 1 Garde des bois et 2 Bergers.

 

Secteur artisanal : 193 personnes, soit  49 % de la population active

 

Les artisans du bâtiment représentent 50 personnes, dont 34 charpentiers !

Mais s’y ajoutent 10 maçons, 2 menuisiers et 5 couvreurs.

 

Les tisserands seuls sont au nombre de 113. Pas de fileuse répertoriée, ce qui est un choix du recenseur, car elles devaient certainement être présentes aussi dans ce village.

 

Les métiers du fer emploient 23 personnes.

2 charrons, 3 tonneliers, 3 maréchaux-ferrants, et 15 serruriers.

 

D’autres artisans ont été recensés : 3 Taupiers, 1 Doreur, 1 Briquetier, et 1 Marinier (marin pêcheur).

 

Secteur commerçant : 26 personnes, soit  7 % de la population active

 

Les métiers de bouche ne représentent que 3 personnes, mais ceux de l’habillement emploient 21 personnes : 3 tailleurs,  2 couturières, 3 blanchisseuses, 13 cordonniers.

1 Perruquier (coiffeur) et 2 marchands de bois complètent l’ensemble.

 

Les métiers peu qualifiés représentent 40 personnes. Ce sont essentiellement des domestiques dont la définition n’est pas claire : domestique de culture et de maison, il n’est pas possible de faire la différence.

 

 

Les fonctionnaires ne sont pas moins de 11 :

1 Arpenteur, 5 Douaniers, 2 Soldats, 2 Instituteur(trice) et 1 garde champêtre .

 

Il y a un praticien (médecin) dans la commune.

 

 

Les femmes actives représentent  9  % de la population féminine, c’est nous le rappelons, sans compter les fileuses.

Elles sont essentiellement domestiques, ou journalières. 2 sont cultivatrices et 1 Institutrice.

 

2 garçons de 15 ans sont les plus jeunes enfants au travail, l’un est maçon, l’autre domestique.

 

 

SYNTHESE

 

Le village a en 1836 une vocation essentiellement agricole et artisanale. Contrairement aux autres villages du Vimeu étudiés : BETHENCOURT SUR MER, NIBAS et TULLY, l’artisanat concerne surtout les métiers du bâtiment et non la serrurerie. 50 artisans sont dévolus au bâtiment, ce qui est très important. La proximité de la ville d’EU explique-t-elle cette vocation ?

 

Autre phénomène remarquable : l’importance des métiers liés au bois. En effet, en dehors du garde des bois du château, il y a 5 bûcherons, 34 charpentiers , 2 menuisiers et 2 marchands de bois. Certes le village est entouré de quelques bois : Bois du ROMPVAL et Bois de CISE mais ceci ne pourrait-il pas s’expliquer plutôt par la proximité de la forêt d’EU ?

.

CONSTRUCTION D’UNE MAISON COMMUNE

 

Le 19 septembre 1847, le conseil municipal réunit sous la présidence de M. FRUICITER maire et des adjoints M. DE BONGARS , TARATRE, COLOMBEL, TELLIER, LANGLOIS, GRANDSERT, DEPOILLY, DE ST GERMAIN, QUEVAL décida la construction d’une maison commune et un logement pour la pompe à incendie. Le devis s’élevant à 822 Francs, il fut décidé de couper et vendre des arbres plantés dans la commune.

.

Carte postale de la mairie

 

                                                    .SQL Mairie.gif.

 

 

..

REGLEMENT DE POLICE

 

En 1851, le maire réglemente l’ouverture des cafés et cabarets. Ceux-ci ne pourront pas être ouverts avant le lever du jour et,

Du 1 er avril au 30 septembre ils devront fermer à 10 heures du soir et

Du 1er octobre au 31 mars, à 9 heures du soir.

 

 

 

ANALYSE  DU  RECENSEMENT DE  1851

 

Les personnages importants du village

 

 

Le maire n’est plus nommé.

 

Le curé s’appelle LUZURIER Hyacinthe, il a 38 ans

 

Le garde champêtre, c’est toujours DUNEUFGERMAIN Célestin, il a 64 ans

 

Il y a 1 instituteur, c’est toujours : PION Martial, il a 42 ans

Et 2 institutrices : DELABIE Adolphine, 29 ans et TROUSSEL Joséphine, 37 ans

 

Et aussi 1 Brigadier des douanes : SENEPART Narcisse 33 ans

 

Pas de meunier dans la commune.

 

Répartition de la population

 

Le nombre d’hommes de + de 21 ans est de : 364

Le nombre de femmes de + de 21 ans est de : 380

Le nombre d’enfants de – de 21 ans est de : 485

Il y a donc 1.229 habitants dans le village à cette date.

 

L’âge moyen de la population est d’environ 30 ans

Il y a un peu plus de 3 personnes par foyers qui sont au nombre de 364.

 

 

54 femmes sont chefs de famille

 

2 hommes âgés de 78 ans sont les plus vieux habitants : ce sont DE ST GERMAIN Pierre, 78 ans et COLOMBEL Laurent, 78 ans aussi

La plus vieille habitante s’appelle DUMONT Rose, elle a 90 ans

Le plus jeune a 1 mois, c’est LANNEL Abel

 

Les Métiers

 

Les Rentiers sont au nombre de 6. Les propriétaires sont 135, ce sont en très grande majorité des fermiers.

 

 

 

Secteur agricole :   293 personnes, soit  40% de la population active

 

Ils sont cultivateurs, 204 personnes, journaliers 77.

En dehors de ces 2 catégories principales, il y a toujours 1 Garde des Bois, 7 Bocquillons ou Bûcherons, 2 Bergers et 2 Porchers.

 

 

Secteur artisanal : 339 personnes, soit  46 % de la population active

 

 

Les artisans du bâtiment représentent 63 personnes réparties ainsi :

22 maçons

7 briquetiers

26 charpentiers

7 couvreurs principalement de chaume

1 marneur (ouvrier travaillant dans une carrière de marne)

 

Les tisserands seuls sont 15, mais il y a 106 tisserand-écoucheurs et 10 écoucheurs

Les fileuses, non présentes dans le recensement de 1836 sont répertoriées, elles sont au nombre de 81 

 

Les métiers du fer emploient 59 personnes.

2 fabricants de serrures et 45 serruriers

3 tonneliers, 4 charrons et 5 maréchaux ferrants.

 

D’autres artisans ont été recensés : 3 taupiers et 2 tourneurs sur bois, 3 pannetiers (fabricants de paniers en osier)

 

Secteur commerçant : 61 personnes, soit  8,7  % de la population active

 

Les métiers de bouche emploient 21 personnes,  4 boulangers et 17 cafetiers/épiciers.

Ceux de l’habillement sont de loin les plus représentés : 37 personnes, dont 17 cordonniers et 16 couturières ou tailleurs d’habits. 2 blanchisseuses et 2 repasseuses complètent l’ensemble.

On peut y assimiler 1 marchand de toiles.

 

2 marchands de bois sont à répertorier aussi dans cette catégorie.

 

Les métiers peu qualifiés représentent 25 personnes, soit 3,4 % de la population active

 

Ce sont essentiellement des Domestiques.

Il y a 7 Indigents dans la commune.

 

Les fonctionnaires ne sont pas moins de 13 :

1 garde champêtre, 1 cantonnier, 3 Instituteur(trice), et 8 douaniers.

 

Il y a 4 autres personnes également ne pouvant entrer dans aucune catégorie :

1 médecin, 1 clerc de notaire, 1 messager et 1 garçon meunier à défaut de meunier.

 

 

Il y a 2 enfants de 11 ans au travail, l’un est porcher, l’autre apprenti serrurier.

1 enfant de 12 ans est apprenti maçon.

A partir de 13 ans les enfants, garçons et filles exercent des métiers très variés : fermiers, journaliers, tisserand, fileuse, tailleur, serrurier.

 

Les femmes actives représentent 60 % de la population féminine de plus de 21 ans.

 

SYNTHESE

 

La population s’est accrue de 52 habitants depuis 1836 mais elle vieillit, l’âge moyen est de 30 ans au lieu de 29, logiquement donc les enfants sont moins nombreux et moins présents au foyer puisque ceux-ci ne comportent plus que 3 personnes au lieu de 4.

 

Le village devient résolument agricole puisque ce secteur emploie 10 % de personnes en plus par rapport à 1836. Le secteur artisanal lui, régresse, mais la part des ouvriers du bâtiment continue d’augmenter dans cette catégorie.

 

Les commerçants, en particulier ceux qui sont spécialisés dans l’alimentation prennent une part plus importante.

 

La vocation du village continue à se dessiner vers une activité agricole d’une part et vers un artisanat du bâtiment. Alors qu’un village avoisinant comme BETHENCOURT SUR MER emploie à la même date 34 % de sa population active dans la serrurerie, SAINT QUENTIN LAMOTTE reste attaché aux métiers du tissage et du bâtiment.

(voir nos articles sur les villages de Béthencourt sur mer et Tully dans l’histoire de ces villages au 19ème siècle) 

.

 

Carte postale de l'Hotel de la Poste

.

 

 

 

 

                                                    .  SQL Hotel de la Poste.gif .                                     

 

 

..  

LOGEMENT DES INSTITUTRICES

 

Le 22 mai 1856, les conseillers municipaux et le maire M. DUFRIEN de la commune, acceptent la demande qui leur a été faite par Madame La Supérieurs de la SAINT E FAMILLE d’AMIENS de réaliser une cave et un étage supplémentaire au logement des religieuses de sa congrégation qui  dirigent l’école communale des filles de la commune. Le devis qui s’élève à 1.518 Francs a été accepté.

 

ACQUISITION D’UN TERRAIN CONTIGU A L’EGLISE

 

Le 23 septembre 1861, le conseil municipal réuni en séance extraordinaire sous la présidence de M. DUFRIEN, maire et des conseillers : QUEVAL Joseph, CAILLEUX, DE BONGARS, DECHAMPS, DUPUTEL, BEAUVISAGE, FRUICTIER, QUEVAL Jacques, LANGLOIS, TARATRE considère :

1)Qu’au point de vue de la religion et de la morale, il est de la dernière inconvenance de voir un café attenant à la porte même de l’église, du cimetière et du presbytère qu’il charge de plusieurs servitudes ;

2)Que ce voisinage cause au clocher et au mur de l’église une humidité qui compromet gravement la solidité de cet édifice ;

3)Que si l’autorité municipale a laissé subsister aussi longtemps ce fâcheux état des choses, c’est parce qu’elle connaissait l’opposition du sieur LEROY, propriétaire ;

4)Que dans quelques années la reconstruction ou consolidation du clocher nécessiterait le déplacement du sieur LEROY et de son établissement et qu’en conséquence il est urgent de profiter aujourd’hui des propositions spontanées du Sieur LEROY puisqu’il est à la veille de faire quelques réparations importantes qui donneraient à son immeuble une plus grande valeur ;

5)Que la commune est en mesure de lui offrir un terrain équivalent ainsi qu’une somme 1.500 Francs réunie en vendant des arbres plantés sur ce terrain. Monsieur le curé, quant à lui, propose de verser 200 Francs à titre personnel et 300 Francs prélevés sur la caisse de la « Fabrique ».

 

C’est ainsi que fut démoli le café objet de réprobation des conseillers municipaux.

 

 

REPARATION DE L’EGLISE

 

Le 6 novembre 1865, le maire TARATRE Jacques signe un contrat de travaux à effectuer à l’église avec DESENCLOS Charles Antoine menuisier de SAINT QUENTIN LA MOTTE. Les travaux devront être effectués sur la voussure de l’église.

Le 28 novembre 1868, le conseil municipal donne son accord à la réparation de quatre fenêtres de l’église paroissiale. Le devis de Monsieur FAQUET, architecte à FRIAUCOURT s’élève à 566,85 Francs.

Les réparations consistent à démolir les anciennes fenêtres, reposer une partie des anciennes pierres  et rapporter également de nouvelle pierres, dites pierres de CHANTILLY.

 

SECOURS AUX INDIGENTS

 

Le 24 février 1867, le conseil municipal réuni sous l’autorité du maire, Monsieur TARATRE, et en la présence des conseillers municipaux : DUPUTEL Adjoint, Gaston de BREAUTE, DECHAMP, DEMONCHY, CAILLEUX, BEAUVISAGE et QUEVAL Jacques, vote la dépense de 168 Francs pour la distribution de pains aux indigents.

 

 

 

 

ANALYSE DU RECENSEMENT DE 1872

 

Les personnages importants du village

 

 Le maire, c’est TARATRE Jacques, il a 51 ans ;

 

Le curé s’appelle DEPREAUX Arthur Eugène, il a 32 ans

 

Le garde champêtre s’appelle ROLLE Aimé François, il a 52 ans

 

Il y a 2 instituteurs : ANCELIN Jean Baptiste, 24 ans et

PION Pierre Martial, 62 ans

 

Et 2 institutrices : DOMINOIS Lucie Aurélie et

REGNIER Julia, 19 ans

 

Il n’y a plus de douaniers dans la commune

 

Répartition de la population

 

Le nombre d’hommes et de femmes de + de 21 ans est strictement identique : 357

Le nombre d’enfants de – de 21 ans est de 475

Il y a donc 1.187 habitants dans la commune, soit 40 de moins qu’en 1851.

 

L’âge moyen de la population est d’un peu plus de 31 ans

Il y a environ 3,5 personnes par foyer qui sont au nombre de 331.

 

56 femmes sont chefs de ménage.

 

 

 

Le plus vieil habitant c’est FRANCOIS François, 86 ans,

La plus vieille habitante, MACHET Elisabeth, 90 ans

 

Les deux plus jeunes ont 8 jours : ce sont QUEVAL Daniel et PRUVOST Désiré Alexandre

 

 

Les Métiers

 

Les rentiers sont au nombre de 9 mais il n’y a que 3 Propriétaires.

 

 

Secteur agricole : 197 personnes, soit 40 % de la population active

 

Ils sont cultivateurs, 127 personnes, journaliers, 64.

En dehors de ces deux catégories, il y a 2 Garde des bois, 4 Bergers, mais plus de bûcherons.

 

Secteur artisanal : 226 personnes, soit 45 % de la population active

 

Les artisans du bâtiment représentent 45 personnes réparties ainsi :

16 maçons

21 charpentiers

1 briquetier

2 marneurs (ouvrier employé dans une carrière de craie)

4 couvreurs

1 peintre

 

Les métiers du fil occupent 33 personnes

3 tisserands

29 écoucheurs employés au travail du lin

1 fileuse

 

Les métiers qui emploient du fer sont représentés par :

5 fabricants de serrures

124 serruriers, soit à eux seuls 25 % de la population active

3 maréchaux ferrant

3 charrons

2 tonneliers

 

D’autres artisans sont aussi présents dans la commune :

3 taupiers, 3 fabricants de mannes (grands paniers d’osier plats), 3 panetiers (fabricants de paniers en osier autres) et 2 formiers (fabrique des formes en bois pour chapeaux ou chaussures)

 

 

Secteur commerçant : 36 personnes, soit 8 % de la population active

 

Les métiers de bouchent occupent 16 personnes, 10 cafetiers, 1 boulanger, 2 charcutiers.

Ceux de l’habillement emploient 17 personnes, parmi eux 3 tailleurs, 7 couturières, 4 blanchisseuses, 3 cordonniers.

 

D’autres, au nombre de 6 sont marchands de bois ou de peaux, commerçant (sans précision) négociant, perruquier (coiffeur).

 

 

Les métiers peu qualifiés représentent 21 personnes, soit 4,2 % de la population active

 

 

Les fonctionnaires sont 9 :

 

4 Instituteurs(trices), 1 garde champêtre, 3 cantonniers, 1 facteur.

 

Les indépendants sont 3 : 2 voituriers et 1 messager.

 

Les plus jeunes enfants au travail ont 13 ans, ils sont une dizaine, 9 sont serruriers et une est domestique. Tous les enfants de 16 ans et moins qui travaillent, sont serruriers sans exception.

 

 

Les femmes actives représentent environ 20 % de la population féminine de + de 21 ans. Il faut néanmoins se garder de comparer avec le précédent recensement, qui décrivait méticuleusement les occupations de chacun.

 

L’origine géographique de la population de Saint Quentin Lamotte est à peu de choses près la même que dans les autres villages du Vimeu serrurier à la même date. La majorité des habitants est originaire de la commune ou du Vimeu serrurier. D’autres viennent du département de la Somme.

 

Une vingtaine d’habitants viennent de la Seine Maritime proche située au-delà de la rivière BRESLE. Deux seulement viennent de ROUEN.

 

6 habitants viennent d’un autre département limitrophe de la Somme : le Pas de Calais.

Enfin il y a 3 parisiens, et 3 autres venant respectivement de LORIENT, ST MAURICE dans les Vosges et LONGROY dans le Calvados.

 

 

SYNTHESE

 

A cette date, le village perd des habitants, et il vieillit.

 

La répartition des secteurs d’activité reste la même, ce que l’on peut remarquer cependant c’est que parmi les artisans, la répartition des métiers a profondément changé.

Les artisans qui travaillent le fil et le tissu sont fortement en déclin : les tisserands ont pratiquement disparu et les écoucheurs sont beaucoup moins nombreux.

Les artisans du bâtiment sont dans une moindre mesure en diminution.

Les métiers du fer recrutent à présent en masse, à commencer par la serrurerie puisque le village compte 124 serruriers, soit 25 % de la population active. On ne sait s’ils travaillaient exclusivement pour les 5 fabricants de serrures du village ou pas. Mais il est à noter que c’est le métier qui emploie le plus de jeunes. Néanmoins, le village de BETHENCOURT SUR MER emploie à la même date en serrurerie 72 % de la population active. (voir notre article sur Béthencourt sur mer au 19ème siècle)

 

On peut conclure en notant un sursaut un peu tardif du village vers l’industrialisation, mais qui ne pourra lutter avec les manufactures bien implantées dans d’autres villages. 

 .

 

Carte postale de la rue de l'église

 

.

                                  SQL Rue de l eglise.gif

.

 

LA SOCIETE TESSIER

 

 

 

Le 10 thermidor An 12 (29 juillet 1804) naît Joseph TESSIER fils de Louis Paul Nicolas  serrurier et Marie Michèle ROUSSEL. Les parents de Joseph TESSIER étaient néanmoins originaires de SUCY EN BRIE en Seine et Oise.

Il épouse Louise BOIS et s’installe à PARIS comme serrurier en bâtiment. En 1838 il dépose deux brevets d’invention dans le perfectionnement des serrures et verrous de sûreté.

En septembre 1863, à presque 60 ans, Joseph TESSIER s’installe à SAINT QUENTIN. Il a 4 fils : Louis Théodore, Alphonse Emile, Eugène Narcisse, et Alfred Gustave. Et 3 filles : Louise Désirée,  Adèle Joséphine et Marie Louise. Il achète à cette date un terrain pour 5.000 Francs à Monsieur et Madame CAILLEUX et crée sa société de toutes pièces.

Le 10 septembre 1878 il cède sa société de serrurerie à ses 4 fils,  qui y travaillent alors comme employés de commerce.

Le matériel servant à la fabrication des serrures et objets de quincaillerie est estimé à 11.972 Francs (inventaire ci-dessous). Les marchandises neuves à 26.719 Francs, les matières brutes à 1.526 Francs.

L’ensemble étant situé dans une propriété située à SAINT QUENTIN rue de Friaucourt qui comprend une maison d’habitation. A droite et à gauche de ladite maison se trouve un corps de bâtiments à usage d’ateliers de serrurerie – magasins – bureaux – écurie – remise – cour avec réservoir, jardin et plant. Cette propriété est portée au cadastre sous les numéros : 130 à 133 de la section B et se situait à l’angle de la rue de Friaucourt avec la ruelle Demonchy. (actuellement il semble que cela soit une entreprise de métallerie). L’ensemble immobilier est évalué à 25.000 Francs.

 

Articles fabriqués par la société TESSIER

.

                                   .  SQL Serrures TESSIER.gif.

 

 

 

 

.

L’inventaire fait état des marchandises fabriquées par la société TESSIER :

Serrures

 

Des sûretés à tirages

Des sûretés à quatre gorges

Des serrures d’armoires

Des becs de canne

Des serrures de porte cochère

Des clefs en fer trempé

Des clefs en fonte taillée

Des clefs à gorge

Des serrures en dépôt à ALBI et TOULOUSE pour 1.188 Francs

 

Cuivrerie

Des canons de serrures

Des caches entrées

Des boutons

Des boutons de robinets

 

Matières brutes

Fer en botte

Acier en tôle

Cuivre en botte et planche

Huile d’olive

Papier goudron

Rame de papier gris

Ficelles

Ferraille

Bois à construire

Caisses et paniers

 

Matériel et Outillage

Une grande voiture à quatre roues

2 cabriolets

2 voitures pour le transport des marchandises

2 chevaux

Harnais

Découpoirs

Cisailles

Enclumes

Etaux

Soufflets

Tenailles

Machines à percer

Bascules et poids

Marteaux à devant

Marteaux à main

Petits marteaux assortis

Meules montées

Matrices diverses

Echelles

Tour monté

 

L’ensemble est estimé 11.972 Francs.

 

A noter parmi les comptes fournisseurs : BUIRET, BEAUVISAGE, HURTEL, CAQUERET à TULLY – DECAYEUX d’ESCARBOTIN –– FRENKL, MILBLED de DARGNIES – ROY , SAUVAGE de BETHENCOURT –– DEHESDIN, DUCASTEL  d’YZENGREMER– GAUTHIER à WOINCOURT – GUERVILLE à FRESSENNEVILLE –

 

Joseph TESSIER décède le 18 septembre 1878, soit 8 jours après avoir cédé sa société à ses fils, il est âgé de 74 ans.

 

En 1881, d’après le recensement de population, Louis Théodore, Eugène Narcisse, Emile Alphonse  célibataire et Albert Gustave TESSIER sont toujours tous les quatre à la tête de la société.

Emile Alphonse décède en janvier 1884,  Louis Théodore en novembre 1901. Eugène Narcisse, rentier, déclare le décès de son frère en 1901 et est donc décédé après lui. Nous ne savons pas quand Albert Gustave est lui-même décédé.

 

Mais, sur le recensement de population de 1906 Edmond TESSIER, fils d’Alfred Gustave est seul à la tête de la société. Célibataire, il habite rue de Friaucourt avec sa mère.

Il est appelé sous les drapeaux en août 1914 et décède le 18 janvier 1916 de ses blessures à BRUAY dans le PAS DE CALAIS.

 

(photo J.L. DRON sur memorialgenweb)

 

.

                                                            .  SQL Edmond TESSIER.jpg                                                                    

 

                      ​                        

.

Dès sa mobilisation, son beau-frère, Albert Oscar BIGNARD fabricant de cadenas, serrures et sécateurs à BETHENCOURT SUR MER, marié en 1897 à sa sœur Amélie TESSIER, installe l’ensemble de ses activités à SAINT QUENTIN LAMOTTE dans les locaux de la société TESSIER. (voir la suite de  l’histoire de la société BIGNARD- TESSIER dans le chapitre consacré à BETHENCOURT/MER)

 

Voici le commentaire que fit Florency DEVILLERS dans son étude sur les  principaux centres de serrurerie, que l’on peut consulter dans l’ouvrage « OUVERT-FERME » de Jean-Mary THOMAS :

 

SAINT QUENTIN LAMOTTE CROIX AU BAILLY a aussi un fabricant ; il se nomme TESSIER. Cette maison n’a point l’importance de celles d’ESCARBOTIN, mais elle est, n’importe à quel point de vue où l’on se place, un véritable modèle d’ordre et de bonne tenue. Je n’en dis point davantage, mais cet éloge est justifié. Ce fabricant fait les serrures de sûreté à gorges comme à garniture, le pène dormant demi-tour de toutes qualités, le tour et demi bouton de coulisse, le bec de cane et quelques autres menus artic

 

 

 

 

ANALYSE DU RECENSEMENT DE 1881

 

Les personnages importants du village

 

Le maire n’est plus nommé

 

Le curé s’appelle DUBOIS Adrien il a 47 ans ;

 

Le garde champêtre s’appelle ROLLE François, il a 61 ans ;

 

Il y a 2 instituteurs : HOUBART Théodore, 33 ans et

GANDON Auguste, 20 ans ;

 

Et 2 institutrices : DUBOIS Clara, 24 ans et

PIERRE Eugénie, 18 ans.

 

 

Répartition de la population

 

Le nombre d’hommes de + de 21 ans est de 349

Le nombre de femmes de + de 21 ans de 362.

Il y a 534 enfants de - de 21 ans dans la commune

Il y a donc 1.245 habitants dans la commune, soit 58 personnes de plus qu’en 1872.

 

L’âge moyen est de 30 ans et a donc baissé par rapport à 1872.

Il y a environ 3,7 personnes par foyer qui sont au nombre de 336.

 

56 Femmes sont chefs de ménage.    

 

 

Le plus vieil habitant c’est LANGLOIS Laurent, 86 ans

La plus vieille habitante, COURTOIS Scolastique, 86 ans aussi.

 

La plus jeune habitante, POLLARD Berthe 11 jours.

 

 

Les Métiers

 

Les rentiers sont au nombre de 14, mais il n’y a que 2 propriétaires

 

Secteur agricole : 163 personnes, soit  42 % de la population active

 

Ils sont cultivateurs, 91 personnes ou ouvriers cultivateurs, 68.

De plus on compte 4 bergers.

 

Secteur artisanal : 140 personnes, soit  36 % de la population active

 

Les artisans du bâtiment représentent 39 personnes réparties comme suit :

22 maçons

10 charpentiers

2 briquetiers

2 couvreurs

2 menuisiers

1 peintre

 

Les métiers du fil n’occupent plus que 2 personnes :

2 teilleurs de lin. Il n’y a plus ni tisserand ni fileuse.

 

Les métiers qui emploient des métaux sont représentés par

4 fabricants de serrures

84 serruriers, soit à eux seuls  22  % de la population active

4 maréchaux ferrant

3 tonneliers

1 charron

1 ferblantier

1 ouvrier fondeur

 

2 autres artisans ne peuvent se classer dans aucune de ces catégories ce sont le rempailleur de chaises et le panetier (fabricant de panier en osier)

 

Secteur commerçant : 44 personnes, soit  11,5  % de la population active

 

Les métiers de bouche occupent 14 personnes, 7 cafetiers, 1 boulanger,  2 charcutiers, 1 épicier, 1 marchand de poissons et 1 brasseur.

 

Ceux de l’habillement emploient 30 personnes, parmi eux, 2 tailleurs, 14 couturières, 1 modiste, 8 blanchisseuses, 5 cordonniers.

 

1 personne est nommée « commerçante » sans plus de précisions.

 

Les métiers peu qualifiés représentent 33 personnes, soit 8,5 % de la population active

 

Les fonctionnaires sont 7 :

 

4 instituteurs(trices) et 2 cantonniers et 1 garde champêtre

 

Il y a un seul indépendant : le messager.

 

Les plus jeunes enfants au travail ont 13 ans, ce sont 2 garçons et 2 filles.

 

Les femmes actives de plus de 21 ans représentent environ 20 % de la population féminine de + de 21 ans

 

 

SYNTHESE

 

Contrairement à la situation de 1872, la population a augmenté et elle rajeunit.

 

La répartition des secteurs d’activité évolue : le secteur artisanal diminue au profit des secteurs agricole et commerçant. Le pourcentage des ouvriers peu qualifiés double. Dans le secteur artisanal, le nombre et le pourcentage des serruriers baissent fortement. Les métiers liés au tissage ont à présent pratiquement disparu. Ce sont les couturières, blanchisseuses, et autres tailleurs qui les ont remplacé.

 

L’industrialisation ne touche pas le village, qui reste centré sur l’agriculture et où l’artisanat du bâtiment garde toute sa place. Les services se développent, dans le domaine de l’habillement comme dans les services à la personne. Ces deux derniers métiers : artisanat du bâtiment et services seraient-ils favorisés par la  proximité de la ville d’EU ?

 

 

 

 

Sources :

Recensements de population

A.D. d'AMIENS Série O et U

 


Date de création : 19/03/2012 @ 11:23
Dernière modification : 27/09/2017 @ 12:19
Catégorie :
Page lue 980 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article

^ Haut ^