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Histoire locale 05 - HISTOIRE DE VAUDRICOURT

       

 

                                              HISTOIRE DE VAUDRICOURT

 

 

Origine du nom.

L’origine du nom est latine : Valerici curtis. Dès le 8ème siècle ce nom est connu pour être le lieu où St Valery se retirait.

Au 13ème siècle, dans certains cartulaires d’abbaye, le nom s’écrit Waudricort.

En 1469, le village ne compte que 10 feux (familles). Si l’on excepte la famille noble, il n’y avait probablement que des domestiques à leur service.

En 1820, une ordonnance royale réunit POIREAUVILLE à VAUDRICOURT.

 

 

LES SEIGNEURS DE VAUDRICOURT.

 

La seigneurie relevait de celle de BOUILLANCOURT EN SERY.

1250 : Raul de VAUDRICOURT, chevalier

1270 : Hue de VAUDRICOURT, chevalier. Pour sceller la paix avec son ennemi Watier de GRANSART, il lui donne sa fille en mariage en 1266 avec l’aval de Jeanne de CASTILLE, comtesse de PONTHIEU.

1293 : Thomas de VAUDRICOURT, chevalier

1328 : Mathieu de VAUDRICOURT, écuyer, bailli d’Abbeville

1390 : Mathieu de VAUDRICOURT, écuyer

 

Blason de Mathieu de VAUDRICOURT

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VAUDRICOURT Blason Mathieu.gif

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1425 : Jean de VAUDRICOURT, écuyer, capitaine du château de Moreuil

1450 : Jean de VAUDRICOURT, écuyer

1475 : Josse de VAUDRICOURT, écuyer

1496-1530 : Adrien de VAUDRICOURT, écuyer

1540 : Jean de VAUDRICOURT, écuyer tranchant du Roi

1570 : Anne de VAUDRICOURT, femme de Louis de MONCHY, chevalier, gouverneur de LAON

 

 

Blason de MONCHY (Source Héraldiquegenweb)

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VAUDRICOURT Blason Monchy Lagache.png

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1598-1628 : Claude de MONCHY, femme de Georges de MONCHY, gouverneur de MONTHULIN, BOULOGNE et PERONNE

1628-1658 : Charles de MONCHY, marquis d’HOCQUINCOURT, maréchal de France

1658-1680 : Georges de MONCHY, gouverneur d’HOCQUINCOURT, lieutenant général des armées du Roi

1680-1690 : Charles de MONCHY, gouverneur d’HOCQUINCOURT

1690-1692 : Jean Georges de MONCHY, frère du précédent, gouverneur d’HOCQUINCOURT

1692-1713 : Marie Madeleine de MONCHY, sœur du précédent, mariée à Antoine de PAS, marquis de FEUQUIERES. Ils vendent VAUDRICOURT le 19 juillet 1713, moyennant 38.000 livres. Contrat passé devant Maître BOURON notaire au Chatelet de PARIS. C’est donc à Claude de RAMBURES qu’échoit la seigneurie de VAUDRICOURT.

 

Blason de RAMBURES (Source Héraldiquegenweb)

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VAUDRICOURT Blason Rambures.png

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1713-1765 : Claude de RAMBURES, écuyer, petit- fils de Jephté de RAMBURES qui rassemble ainsi sur sa tête les deux seigneuries de VAUDRICOURT et POIREAUVILLE.

A noter qu’une autre branche des DE  RAMBURES, les protestants de RAMBURES, qui prennent naissance avec Jephté, possède le château et la seigneurie de VAUDRICOURT POIREAUVILLE dès le 15ème siècle. (voir notre article sur les protestants en Vimeu)

1765-1789 : Joseph de RAMBURES, chevalier, capitaine de cavalerie.

 

A partir de la Révolution Française, nous pouvons établir la chronologie suivante :

Claude Honoré de RAMBURES succède à Joseph de RAMBURES. Il décède en 1835.

Son fils Adalbert de RAMBURES lui succède. Son décès en 1892 sans postérité fait hériter de la seigneurie Louis Marie de RAMBURES, son neveu, qui disparaît à son tour en 1918.

Il a trois filles : c’est l’aînée, Marie Thérèse de RAMBURES qui hérite du domaine, Elle est mariée à Pierre de BRETIZEL, baron et officier d’infanterie qui fut tué sur le front de l’Aisne le 4 août 1918. Leur fils Bernard de BRETIZEL hérite de la seigneurie et disparaît en 1993. Aucun des descendants ne reprendra, au décès de son épouse, Lucile CALOGERA, le domaine de VAUDRICOURT qui sera mis en vente après son décès en 2008.

Un de leur fils, journaliste, écrivain, attaché culturel en Allemagne décéda en 2006 à VAUDRICOURT à l’âge de 76 ans.

 

Blason BOREL 

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VAUDRICOURT Blason BOREL.gif

 

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LA VIERGE DE SAINTE FOY

 

 

C’est en 1618  qu’arriva dans la paroisse SAINT MARTIN de VAUDRICOURT une petite statuette de la Sainte Vierge : c’était Notre Dame de FOY.  Trois église seulement dans le diocèse : celle de la cathédrale d’AMIENS, celle de CANCHY, et celle de VAUDRICOURT ont cette particularité d’abriter une telle statue, très vénérée en Belgique.

 

Dans le hameau de FOY, dans la principauté de Liège, le 6 juillet 1609, Gilles de WANLIN, un bûcheron, était occupé à abattre un gros chêne qui s’élevait en ce lieu. Un  batelier de DINANT l’avait acheté pour en faire un bateau. Le chêne abattu s’avéra vermoulu et inutilisable, mais le bûcheron constata stupéfait qu’il abritait en son cœur une petite statue de la Vierge Marie portant l’enfant Jésus sur son bras droit et celle-ci était protégée de 3 barreaux de fer rouillés.

On replaça la statuette alors dans un chêne voisin. En 1616 eut lieu la première guérison miraculeuse. Ces faits furent relatés dans les opuscules imprimés en masse et les pèlerins affluèrent. Une chapelle fut construite à FOY en 1618.

En 1624, 12.000 pèlerins affluèrent et de nombreuses autres statuettes identiques furent sculptées et partirent dans tous les coins du monde.

 

L’origine de cette statue se situerait au 13ème siècle car elle serait inspirée d’une peinture flamande de VAN EYCK. Elle doit avoir été réalisée à UTRECHT vers 1400 car on y découvrit des statues semblables. Un marchand hollandais dut  transporter la fameuse statuette dans la région de DINANT. Un  fidèle la plaça dans un creux du chêne de FOY protégée par des barreaux. En poussant, l’arbre recouvrit la statuette et durant 200 ans elle resta là  intacte.

 

Photo de la statuette de Notre Dame à SAINTE FOY (Belgique)

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                                                                      VAUDRICOURT N.D DE FOY Belgique.jpg

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Pour en revenir à VAUDRICOURT, c’est en décembre 1618 que se situe la donation à Sainte FOY faite respectivement par François LE FRANCQ, sa femme Isabeau DE BEAURAIN, Monseigneur le grand Prévost de France et sa femme Claude DE MONCHY. En voici le texte, transcrit par le notaire GODQUIN d’AULT.

 

Sont comparus en leur personne, honorable

 homme François LE FRANCQ, lieutenant de

 la seigneurie de VAUDRICOURT, honorable Monseigneur le

grand prévôt de France et Madame Claude DE MONCHY

sa femme et Elisabeth DE BEAURAIN,

femme du dit LE FRANCQ demeurant aussi en celle de

VAUDRICOURT paroisse SAINT MARTIN lesquels conjointement

Et reconnaissants dans le besoin et nécessité d’avoir

En Cour de Rome par devant notre Saint Père

Le Pape afin de conformer et approuver la

confiance en notre dame de Foy et de son Saint

Rosaire vu et établi dans l’église et chapelle

Dudit VAUDRICOURT ………… ladite Eglise

Et chapelle n’aurait aucun moyen suffisant …

Et que pour augmenter ladite donation et fondation ils ont

Par cette présente donné et donnent tant à ladite Eglise et Chapelle

La somme de trente livres

A Messire Claude DE RAMBURES

 

Photo des signatures au bas de l’acte : en haut à droite François le FRANCQ 

                                                       ligne suivante : Claude DE RAMBURES et Isabeau DE BEAURAIN (signe B?)

.

                                       VAUDRICOURT Donation LEFRANC.jpg

.

Une plaque de chêne fixée au bas relief de la petite vierge porte l’inscription suivante :

 

 DONNE PAR FRANC

OIS LE FRANCQ et ISABEAV

BEAVRAIN SA FEME PRIE

ES DIEV POUR EVX

1629

 

En 1630 un nouvel acte notarié confirme la donation perpétuelle consistant en 41 messes et une donation de 1.500 livres.

 

La vierge de VAUDRICOURT est en terre cuite, haute de 22 cms. Dans le pied de la statue se trouve incrusté un morceau de bois de chêne de cinq centimètres sur trois qui proviendrait du chêne de Belgique. La niche dans laquelle elle est repose est fermée sur le devant par quatre barreaux en fer. Elle porte un diadème étoilé sur la tête, du bras droit elle porte l’enfant jésus dont la main soutient le globe.

Le prieur de l’église, Guillaume BELIN la fit exposer dans l’église, dans un bas relief de l’époque à colonnes de feuilles. La niche dans laquelle elle repose est fermée sur le devant par quatre barreaux en fer.

La fête principale de Sainte Foy fut fixée au mardi de Pâques. Les marins de CAYEUX la vénèrent jusqu’à la Révolution .Durant cette  période, elle fut retirée de l’église et cachée par Joseph LEBLOND, serrurier, et sa femme Marianne LASALLE.

A la réouverture des églises, la statue fut remise à Monsieur DELATTRE, curé de VAUDRICOURT.

En 1826, une nouvelle église est construite, située à quelques centaines de  mètres de l’ancienne.

Une chapelle particulière réservée à la statue fut inaugurée par Monsieur VOCLIN, curé-doyen de MOREUIL le 2 octobre 1864.

Les marins de CAYEUX  n’y viennent plus depuis la construction d’une chapelle de la Vierge sur la jetée de CAYEUX.

 

Parmi les sanctuaires abritant Notre Dame de Foy, tous situés dans le Nord Pas de Calais et la Somme, peu d’exemplaires originaux subsistent. A AMIENS et CANCHY, la statue originale semble avoir disparu, comme à la cathédrale de Notre dame de la TREILLE de LILLE ;  le mot « Treille » étant non pas associé à une vigne, mais plutôt au treillage qui fait la spécificité de cette représentation de la vierge.

 

 

 

 

 

 

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LES CURES DE VAUDRICOURT

 

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1550 : Laurens de CHEPPY (figure dans le chartrier de POIREAUVILLE)

1634 : Guillaume BELIN

1689 : Louis de BEAURAINS âgé de 50 ans. Ses paroissiens l'ont voulu tuer et emprisonner. Ils ont fait mourir ses bestiaux

1696 : Louis de BEAURAINS figure à l'armorial général. (ci-dessous)

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VAUDRICOURT Blason de BEAURAIN.jpg

 

 

1728-1730 : François Louis ALEXANDRE prémontré de l'abbaye de SERY

1789 : Jacques TERREUX 87 ans assermenté mais refuse de livrer ses lettres de prêtrise. Jureur en 1791 mais refuse de se défroquer.

1803 : A. RABOUILLE

1812-1832 : CORMON

 

 

 

 

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L’histoire des protestants de VAUDRICOURT se trouve dans la page « les protestants en vimeu »

 

 

ANALYSE DU RECENSEMENT DE VAUDRICOURT EN 1836

 

 

Les personnages importants du village

 

Le maire c’est BOCHE Pierre Augustin, 56 ans

 

Le curé, CORMON Jean Louis, 44 ans

 

L’instituteur : CLAIRE Nicolas, 34 ans

 

Le percepteur c’est THEREUX Nicolas, 55 ans

 

Il y a 4 meuniers (ère) : THEREUX Apoline

                                       DEGUERVILLE Frédéric, 20 ans

                                       DEGUERVILLE Clément, 18 ans

                                       LELEU Nicolas, 16 ans

 

 

Répartition de la population :

 

Le nombre d’hommes de + de 21 ans est de : 147

Le nombre de femmes de + de 21 ans est de : 160

Le nombre d’enfants de – de 21 ans est de : 298

Il y a donc 605 habitants dans la commune

 

L’âge moyen de cette population est beaucoup plus jeune que dans les autres communes, il est de 26 ans.

Il y a un peu plus de 4 personnes par foyers qui sont au nombre de 138.

 

27 femmes sont chefs de ménage.

 

 

Les deux plus vieux habitants s’appellent : DUCOROY Antoine et SANIER Saint Louis, ils ont 81 ans

 

Les deux plus vieilles habitantes sont : PETIT Marguerite et CLERE Marguerite, 71 ans toutes les deux.

 

Le plus jeune habitant c’est DEZERABLE François, 1 mois.

 

 

Métiers 

 

Les propriétaires sont les 3 DERAMBURE châtelains.

Il n’y a pas de rentier.

 

Secteur agricole : 82 personnes, soit 22 % de la population active

 

Les cultivateurs sont au nombre de 68 et les journaliers/manouvriers 13. Il y a aussi 1 berger.

 

 

Secteur artisanal : 256 personnes, soit 69 % de la population active

 

Les artisans du bâtiment sont peu nombreux : 6

4 charpentiers et 2 couvreurs

 

Les métiers du tissage sont de loin les plus représentés. Il y a 60 tisserands mais 173 fileuses (47 % de la population active à elles seules). 1 cordier complète l’ensemble

 

Les métiers qui travaillent le fer sont peu représentés dans cette commune : 14 serruriers seulement, 1 charron et 1 tonnelier.

 

 

Secteur commerçant : 12 personnes, soit 3 % de la population active

 

Les métiers de bouche sont représentés par les 2 bouchers

 

Les métiers de l’habillement sont représentés par :

5 cordonniers

3 couturières

2 tailleurs.

 

Les employés peu qualifiés sont au nombre de 10.

Ce sont des domestiques

 

Les fonctionnaires sont 5 :

1 instituteur

3 soldats

1 percepteur

 

Les indépendants, 4 personnes

4 meuniers.

 

Les femmes actives représentent 89  % de la population active féminine de + de 21 ans, soit la presque totalité.  Elles sont en grande majorité fileuses.

 

La plus jeune petite fille répertoriée au travail s’appelle DUCOROY Zélie, elle est fileuse et n’a que 4 ans. Sauf erreur du recenseur, c’est la plus jeune que nous ayons rencontré lors de nos études sur les communes.

 

2 autres enfants aussi très jeunes sont une petite fileuse et un petit garçon domestique, ils ont 10 ans.

Ensuite on rencontre 2 fileuses de 11 ans et 12 ans respectivement. A 13 ans, 3 filles sont fileuses et un garçon serrurier.

 

 

SYNTHESE

 

La population de VAUDRICOURT en 1836 est très jeune car les enfants y sont en grand nombre.

Le secteur agricole y est moyennement important, par contre le tissage occupe une très grande majorité des habitants : les femmes sont pratiquement toutes fileuses. Nous verrons à l’avenir comment leur reconversion se fera.

 

ANALYSE DU RECENSEMENT DE VAUDRICOURT EN 1851

 

 

Les personnages importants du village

 

Le maire ne figure plus sur la liste

 

Le curé, WATTEBLED Léonard,  28 ans

 

L’instituteur : BILHAUT Thuribe, 26 ans

 

Le garde champêtre : RATEL Pierre, 47 ans

 

Il n’y a plus que 2 meuniers :

 

Meunier à huile : DEVISSE Louis, 46 ans

Meunier à blé : DEGUERVILLE Clément, 33 ans

 

Il n’y a plus de percepteur semble-t-il.

 

Répartition de la population :

 

Le nombre d’hommes de + de 21 ans est de : 182

Le nombre de femmes de + de 21 ans est de : 180

Le nombre d’enfants de – de 21 ans est de : 216

La population totale du village est donc de 578, en nette régression depuis le dernier recensement !

 

L’âge moyen de cette population est d’un peu plus de 31 ans.

Il y a toujours un peu plus de 4 personnes par foyers qui sont au  nombre de 137.

 

28 femmes sont chefs de ménage.

 

Les deux plus vieux habitants s’appellent : BOULANGER Pierre Antoine et DERAMBURE Louis, ils ont 78 ans tous deux

 

La plus vieille habitante, c’est CARON Marie Jeanne, 83 ans

 

Le plus jeune habitant : DERAMBURE Marie Louise, 5 jours

 

 

Métiers

 

Les propriétaires sont au nombre de 140. Ils exercent également un autre métier.

Les rentiers sont 11

 

Secteur agricole : 171 personnes, soit 47 % de la population active

 

Les cultivateurs, fermiers ou ménagers sont au nombre de 148. Les manouvriers ou journaliers, 21. Il y a aussi 2 bergers

 

Secteur artisanal : 146 personnes, soit 40,5 % de la population active

 

Les artisans du bâtiment sont 11 : 5 charpentiers, 2 maçons, 1 briquetier, 3 couvreurs en chaume.

 

Les métiers du tissage sont encore très bien représentés. Il y a encore 28 tisserands et 74 fileuses. On peut y ajouter 2 cordiers.

 

Les métiers qui travaillent le fer ne progressent pas beaucoup : seulement 31 personnes, dont 27 serruriers/mécaniciens, 2 charrons, 1 tonnelier, 1 tourneur.

 

Secteur commerçant : 20 personnes, soit 5,5 % de la population active

 

Les métiers de bouche sont représentés par  7 épiciers/cafetiers, et 2 bouchers, soit 9 personnes

 

Les métiers de l’habillement comportent :

2 tailleurs

2 couturières

3 blanchisseuses/lingères

3 cordonniers

1 sabotier

 

Les métiers peu qualifiés sont au nombre de 16, soit 4,5 % de la population active

 

Ce sont respectivement 8 domestiques et 8 ouvriers/apprentis

 

 

Les fonctionnaires sont 3

1 instituteur

1 garde champêtre

1 cantonnier

 

Les indépendants, 4 personnes

2 voituriers

2 meuniers.

 

Il y a aussi 2 mendiants dans la commune, répertoriés comme tels.

 

 

Les femmes actives représentent 62  % de la population féminine de + de 21 ans. Elles sont surtout fileuses.

 

Le plus jeune enfant au travail a 12 ans, il est serrurier. Deux autres garçons de 13 et 14 ans sont « propriétaires fermiers » comme leurs parents et travaillent donc dans l’exploitation.

 

SYNTHESE

 

L’évolution de la structure de la population a complètement changé depuis 1836. La population vieillit, elle diminue de 27 habitants, ce qui pour cette petite commune n’est pas négligeable. L’explication en est simple.

 

La population de VAUDRICOURT se tourne de plus en plus vers l’agriculture. Contrairement à d’autres communes comme BETHENCOURT SUR MER ou TULLY, la disparition des métiers liés au tissage de s’accompagne pas d’une reconversion vers la serrurerie ou la fonderie. L’exode vers d’autres communes a donc commencé avec le début de l’ère industrielle.

 

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Carte postale de VAUDRICOURT Ecole et Mairie

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                   VAUDRICOURT-ECOLE-ET-MAIRIE.gif

 

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ANALYSE DU RECENSEMENT DE VAUDRICOURT EN 1872

 

 

Les personnages importants du village

 

Le maire, c’est de RAMBURE Adalbert, 61 ans

 

Le curé DUFLOS Casimir,  37 ans

 

L’instituteur : FARCY Alfred, 39 ans

 

Le garde champêtre, RATEL Pierre, 68 ans

 

L’officier de santé : DACQUET Charles, 33 ans

 

Il y a toujours 2 meuniers :

 

Meunier à blé : DEGUERVILLE Clément, 55 ans

Meunier à huile : DEGUERVILLE Clément, 31 ans

 

Répartition de la population :

 

Le  nombre d’hommes de + de 21 ans est de : 167

Le nombre de femmes de + de 21 ans est de : 177

Le nombre d’enfants de – de 21 ans : 196

La population totale du village est de : 540 personnes, donc encore en régression par rapport à 1851, de 38 habitants.

 

L’âge moyen de la population est de 33,5 ans

Il y a 3 personnes et demi par foyers qui sont au nombre de 148.

 

19 femmes sont chefs de ménage

 

 

Le plus vieil habitant, c’est LAVOISIER Pierre Julien, 82 ans

 

La plus vieille habitante, c’est LEGAY Sophie, toujours domestique à 91 ans .

 

La plus jeune habitante : DEGUERVILLE Appoline 1 mois.

 

Métiers

 

1 seul propriétaire : de RAMBURES Adalbert

 

Et seulement 2 rentiers.

 

Secteur agricole : 66 personnes, soit 44,5 % de la population active

 

Les cultivateurs sont au nombre de 50. Les journaliers/manouvriers, 14. Il y a aussi 1 berger et

1 marchand de poulains.

 

Secteur artisanal : 51 personnes, soit 34 % de la population active

 

Les artisans du bâtiment sont 8 : 2 briquetiers, 2 charpentiers, 2 menuisiers, 1 peintre, 1 couvreur.

 

Les métiers du tissage occupent encore quelques personnes : 23 tisserands et 1 cordier. Il n’y a plus du tout de fileuse.

 

Les métiers qui travaillent le fer sont de moins en moins représentés : plus que 20 serruriers, et 1 tonnelier, 1 charron et 1 maréchal ferrant.

 

Secteur commerçant : 18 personnes, soit 12 % de la population active

 

Les métiers de bouche sont représentés par 7 personnes dont 5 épiciers/cafetiers et 2 bouchers.

 

Les métiers de l’habillement comportent :

2 couturières

2 tailleurs

1 blanchisseuse

5 cordonniers

 

1 grainetier ne peut figurer dans aucune des catégories ci-dessus.

 

Les métiers peu qualifiés sont représentés par 5 domestiques et 1 concierge (celui du château)

 

Les fonctionnaires sont 5

2 cantonniers

1 instituteur

1 officier de santé

1 garde champêtre

 

Les indépendants, les 2 meuniers.

 

A noter, 2 séminaristes dans la commune.

 

Les femmes actives de + de 21 ans représentent un peu plus de 10 % de la population féminine totale, le recenseur les a-t-il toutes répertoriées ?

 

Les plus jeunes enfants au travail ont 18 ans, pas d’autres enfants répertoriés travaillant en dessous de cet âge. 2 garçons  sont serruriers, 3 filles sont respectivement blanchisseuse, épicière, domestique.

 

SYNTHESE

 

La population de VAUDRICOURT évolue selon le même schéma qu’en 1851 : baisse du nombre d’habitants, son vieillissement dû à un nombre d’enfants en nette diminution.

Tout cela ne peut que dénoter d’un manque de dynamisme dû à l’absence d’activité  industrielle dans le village. Même le secteur agricole est en baisse de main d’œuvre.

 

Il y a, par contre, toujours une importante activité de tissage qui perdure : 23 tisserands ce qui est original par rapport aux communes de BETHENCOURT SUR MER, NIBAS, et SAINT QUENTIN LAMOTTE où ne subsistent que 2 à 4 tisserands en 1872, à FRIVILLE et TULLY il n’y en a plus du tout à cette époque

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Carte postale de la rue de Poireauville

 

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              VAUDRICOURT-RUE-DE-POIREAUVILLE.gif

 

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ANALYSE DU RECENSEMENT DE VAUDRICOURT EN 1881

 

 

Les personnages importants du village :

 

Le maire n’est plus nommé

 

Le curé, c’est DUBOIS Augustin, 53 ans

 

L’institutrice : BEGUE Céline, 39 ans

L’instituteur : FARCY Alfred, 48 ans

 

Le garde champêtre : POINTFER Jules 36 ans

 

Il y a encore 2 meuniers :

Meunier à blé : DEGUERVILLE Eugène, 33 ans

Meunier à huile : DEGUERVILLE Clément, 41 ans

 

Répartition de la population :

 

Le nombre d’hommes de + de 21 ans est de : 160

Le nombre de femmes de + de 21 ans est de : 175

Le nombre d’enfants de – de 21 ans est de : 155

La population totale du village a encore régressé et s’établit à : 490 personnes soit 50 de moins que 9 ans plus tôt.

 

L’âge moyen de la population est de 37 ans et demi, ce qui est remarquablement âgé.

Il y a 3 personnes par foyer qui sont au nombre de 156.

 

30 femmes sont chefs de ménage

 

Les 2 plus vieux habitants ont 83 ans, ce sont TOUSSAINT Pierre Philippe et BOCLET Florentin qui, lui-même, vit avec la plus vieille habitante : HOLLEVILLE Marie Catherine 85 ans !

 

Le plus jeune habitant, c’est BULTEL Alfred, 1 mois

 

Métiers

 

2 propriétaires et 3 rentiers

 

Secteur agricole : 92 personnes, soit 52% de la population active

 

Les cultivateurs sont au nombre de 57. Les journaliers/manouvriers 28. Il y a aussi 2 bergers, 2 marchands de moutons, 1 marchand de vaches, 1 de porcs et 1 marchand de lin.

 

Secteur artisanal : 49 personnes, soit 27 % de la population active

 

Les artisans du bâtiment sont 13 : 1 maçon, 5 charpentiers, 3 briquetiers, 3 menuisiers, 1 couvreur.

 

Les métiers du tissage n’occupent plus que 2 personnes : 1 tisserand et 1 cordier

 

Les métiers qui travaillent le fer consistent en 32 serruriers, 1 charron et 1 maréchal ferrant.

 

Secteur commerçant : 25 personnes, soit 14 % de la population active

 

Les métiers de bouche occupent 7 personnes : 4 épiciers/ cafetiers et 3 bouchers

 

Les métiers de l’habillement comportent :

5 cordonniers

7 couturières

2 tailleurs

1 blanchisseuse

3 marchands de toile

 

Les métiers peu qualifiés sont représentés par 5 domestiques

 

Les fonctionnaires sont toujours 5

2 cantonniers

1 garde champêtre

2 instituteur/trice

 

Les indépendants sont toujours les 2 meuniers

 

Les femmes actives de + de 21 ans ne représentent plus que 12,5 % de la population féminine totale.

Les plus jeunes enfants au travail ont 13 ans pour la plus jeune blanchisseuse, 2 garçons de 14 ans sont respectivement serrurier et menuisier, 6 garçons de 15 ans sont serruriers.

 

SYNTHESE

 

La population du village a considérablement régressé depuis 1872 : 50 personnes ont disparu. Cette population vieillit considérablement également et s’établit à 37 ans et demi. Ce sont les enfants qui ont disparu du village.

 

Les familles se sont donc déplacées vers des communes où le travail artisanal est plus abondant, car en  parallèle il faut remarquer que le secteur artisanal décroit et ne représente plus que 27 % de la population active. L’orientation devient beaucoup plus agricole mais ne satisfait pas la demande d’emploi. Les tisserands ont pratiquement disparu.

 

On peut donc conclure que faute de travail dans la commune la population se déplace vers d’autres villages plus demandeurs en main d’œuvre.

 

ANALYSE DU RECENSEMENT DE VAUDRICOURT  EN 1906

 

 

Les personnages importants du village :

 

Le curé, c’est BERNARD François, 53 ans

 

Les instituteurs : PICARD Alexandre, 47 ans

                            PICARD Léonce, son fils, 22 ans

Le garde champêtre : POINTFER Jules, 61 ans

Les meuniers : DEGUERVILLE Marceau, 19 ans

                         DUPUTEL William, 30 ans

 

Répartition de la population

Le nombre d’hommes de + de 21 ans est de : 129 

Le nombre de femmes de + de 21 ans est de : 147

Le nombre d’enfants de – de 21 ans est de : 116

La population totale du village s’établit à 392 personnes, soit 100 de moins qu’en 1881 !

 

L’âge moyen s’élève à un peu plus de 38 ans.

Il y a un peu moins de 3 personnes par foyer qui sont au nombre de 132.

 

22 femmes sont chefs de ménage

 

Le plus vieil habitant : BLOND Flavien, 82 ans

La plus vieille habitante : DOUAY Marie Anne, 86 ans

En ce qui concerne les enfants, le recenseur n’ayant indiqué que l’année de naissance, il est impossible de savoir lequel est le plus jeune.

 

Métiers

 

Il y a 14 propriétaires et aucun rentier

 

Secteur agricole : 109 personnes, soit  54  % de la population active

 

Les cultivateurs sont au nombre de 80, les journaliers/manouvriers 24. Il y a aussi 1 marchand de moutons, 2 bergers et 2 bûcherons.

 

Secteur artisanal : 55 personnes soit  27  % de la population active

 

Les artisans du bâtiment ne sont plus que 6 : 1 maçon, 2 couvreurs, 1 charpentier, 2 menuisiers.

 

Les métiers du tissage n’occupent plus qu’un seul tisserand 

 

Les métiers qui travaillent les métaux sont les plus nombreux : 48

1 Industriel en serrures : OPAIX 

42 serruriers dont certains travaillent en manufacture

1 tourneur en vis

2 maréchaux ferrants

1 charron

1 tourneur en cuivre.   

 

Secteur commerçant : 20 personnes, soit 10  % de la population active

 

Les métiers de bouche occupent 6 personnes, tous épiciers/cafetiers

 

Les métiers de l’habillement comprennent :

1 tailleur

7 couturières

4 cordonniers

 

2 commerçants ne peuvent entrer dans les catégories ci-dessus :

1 marchand de grains et 1 perruquière

 

 

Les métiers peu qualifiés, au nombre de 9 personnes, sont représentés par :

1 ouvrier

5 employés

3 domestiques de maison

 

Les fonctionnaires sont toujours 5

1 garde champêtre

2 instituteurs

2 cantonniers

 

Les indépendants sont toujours les 2 meuniers.

 

Les femmes actives de + de 21 ans sont au nombre de 53. Beaucoup sont cultivatrices, elles représentent  36  % de la population fémine totale.

 

Le plus jeune enfant au travail a 14 ans, il est tailleur d’habits  avec son père. 5 enfants de 15 ans sont au travail : 1 perruquière, 1 tourneur en cuivre, 2 serruriers et 1 couvreur.

 

 

 

Les employeurs des habitants de VAUDRICOURT ne sont pas très éloignés :

 

VAUDRICOURT : OPAIX

TULLY : BUIRET – CAQUERET

BOURSEVILLE : FLET

ESCARBOTIN : MAQUENNEHEN – DEPOILLY – NORTIER – Vve DECAYEUX (Chuchu Decayeux).

 

 

SYNTHESE   

 

La population  vieillissante en  1881 n’a pas évolué et c’est donc sans surprise que l’on assiste à une décroissance spectaculaire de celle-ci. Le village a perdu en 25 ans un quart de sa population. Les enfants y sont de moins en moins  nombreux et cette chute va probablement se poursuivre.

Le secteur agricole y est prédominant, comme en 1881 et aucune implantation

industrielle n’a pu attirer de nouveaux habitants. Les jeunes sont donc partis vers des villages où le travail en manufacture abonde.     

                       

 

                           

                                   

 

 

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Sources :   Recensement de population

:                      Histoire de SAINT BLIMONT et des villages alentour R. DIMPRE

                Notariat d’AULT année 1618 aux A.D. d’AMIENS

                Roger RODIERE  Fonds 12 J A.D. Du pas de calais Pouillé de l'Artois F° 186

               Fiefs et seigneuries de Ponthieu et Vimeu de BELLEVAL

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Date de création : 29/03/2012 @ 19:15
Dernière modification : 04/09/2016 @ 16:24
Catégorie : Histoire locale 05
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