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Histoire locale 03 - HISTOIRE D'AULT

 

 

                                      HISTOIRE D'AULT

 

 

 

SOLIDARITE ENTRE MARINS AU 17ème SIECLE

 

Ci-dessous un acte notarié qui témoigne de la solidarité financière des marins d’AULT – consignée devant notaire - suite aux nombreux raids anglais qui causèrent des dommages importants aux bateaux.

 

Sont comparus en leurs personnes François GRAVILLE, Jean SAUVAGE, Gabriel MARIE ? Charles FOUACHE, Mathieu FRIAUCOURT, Charles MILEN, Mondai BAILLEUL, Jean GRENE?, Anthoine RENARD, Pierre SAUVAGE dit David, Nicolas DANZEL, Guillaume TOULAGUE, Cardine GUILLEBERT, femme de Pierre OLLINIER son mari duquel elle a dict avoir charge et pouvoir et Nicolas BAILLEUL Maître de basteaux cordiers, demeurant audit bourg d’AULT, lesquels comparant après avoir…..advisé et déslibéré sur la prise qui a été faite ce jour dernier de la personne dudit Charles FOUACHE et son équipage estant en mer avecq son bateau par une frégatte angloise ennemie de la Couronne de France . Icelle frégatte avoit entièrement pillé, pris et emporté tous les filets, câble, amers, voiles et autres choses quelle avoit dedans le basteau ce qui cause une perte notable audit FOUACHE et ses compagnons d’équipage. C’est pourquoy lesdit comparant pour éviter la ruine totale d’iceluy qui pourroit être ainsi habordé desrobé, pris  ….par lesdits ennemis de la couronne de France. Ils sont demeurés d’accord de ce qui ensuit : savoir est qu’en cas que l’un des comparants soit pris et habordé par (une) frégatte angloise et qu’ils soient pillés de leurs hardes entièrement il sera tenu (de payer) par chacun desdit maistre d’esquipage la somme de 15 livres.

 

Et adevnant que celluy qui sera pris fut ….et fait prisonnier. Lesdits comparant seront tenus et ont promis de payer à icelluy qui se trouveroit ainsy pris chacun la somme  de 20 livres et s’ il se  tiendroit que d’une même main plusieurs basteaux, seroient habordés et desrobbés lesdits habordés partageront esgallement la contribution  desdits non habordés. Et de même lesdites parties  obligeront leurs biens, et héritages présents et advenir.

 

 

Passé et recongnu audit bourg d’AULT pardevant Maître Paul LECLERCQ notaire royal au baillage d’AMIENS résident audit AULT en la présence de Me Charles DEMAREST et de Me Paul GODQUIN Lieutenant de la chastellenie dudit AULT tesmoings appelés le 6ème jour de septembre 1666.

 

                        AULT-Signatures-marins.gif

 

 

 

 

DEVIS DES REPARATIONS A FAIRE TANT A L’AUDIENCE ET AUX HALLES QU’A LA PRISON ET AUX TRAIZE MAISONS DEPENDANTS DU DOMAINE DU BOURG D’AULT (1762-1780)

 

Il est sans doute probable que l’ensemble de ces maisons, prison, halle  et tribunal se trouvaient à proximité de l’église SAINT PIERRE mais nous n’avons trouvé aucune reproduction  d’AULT qui illustrerait cette période de l’histoire.

 

 

 

AU TRIBUNAL

 

Sera placé deux chevrons aux deux ailes de l’audience (tribunal) tenant aux halles de vingt pieds de long ou environ de bon bois de chesne, sur quatre pouces de large, et trois pouces d’épaisseur, bien chevillées sur les faîtes, sablières ou pargnes après quoy lesdites ailes tenants aux halles seront lattées de lattes de chesne couvertes en thuiles , les deux autres ailes du côté de la croix seront couvertures en thuiles.

La solimure (1)  de ladite audience sera ragréee du costé des halles à la chaux, et sable avec un grez sous un maître pot de bois de chesne vis-à-vis la maison de PIOLAINE cabaretier, de six pieds de long sur sept pouces  et deux bras sous ce maître poste neuf.

 

Le pignon qui regarde la croix sera réparé dans toute son étendue à mortier de chaux, sable de mer et poil.

 

Sera fait un cadre de bois de chêne pour y peindre les armes de Monseigneur le Duc d’ORLEANS, au lieu de celuy qui y etoit sur lequel cadre sera posé deux planches au dessus pour le couvrir de la pluye.(pluie)

 

 

Du costé de la maison de FARSURE, sera attaché une planche de chesne à l’aisle de la couverture desdites halles, de neuf pieds de long sur neuf pouces de large et un pouce d’épaisseur avec des cloux de vingt.

 

A LA PRISON

 

Sera placé douze faitissures et quelques cens de tuilles (100 tuiles) sur les couvertures à la tour de la prison.

Pour réparer le pavé de deux chambres de la dite prison il y faut employer trois cens briques graissées

 

AUX MAISONS

 

La couverture de la maison occupée par la veuve WALLART du costé de la mer sera entièrement lattée de neuf, clouée et recouverte de chaulme, avec ployons (2) et harcelles (3) nécessaires, l’autre costé de couverture de la même maison sera aussy fait de neuf pareillement, à la réserve de quatre pieds qui peuvent subsister.

La fenêtre du grenier sera dressée comme aussy sera mis proche d’icelle un chevron. neuf de blanc bois. Il faut aussi une serrure de bois à la porte de ladite maison avec la clef et enfin ragréer la cheminée par dedans et autres endroits de ladite maison, ou il sera nécessaire.

 

La cheminée de la maison occupée par Maur DU PONT sera démontée d’un costé de la belette (4), faudra la latter, terrer et y remettre quelques morceaux de blanc bois, au lieu de ceux qui se trouveront gastés, faudra boucher quelques trous au grenier, solimer à la porte environ deux pieds , mettre une traingle à la porte et ragréer les deux dernières assises du haut de la cheminée.

Sera démonté trois pieds au carré du dossier de la cheminée de la maison occupée par Michel HENIN qui sont soufflées, et racommodées en pierres blanches au mortier de chaux et sable, en outre racommoder l’aire du feu en briques , retirer au moins trente qui sont gastées et en replacer d’autres, faut aussy placer quelques briques

 

Dans la chambre du costé du jardin du sieur DAMIENS faudra remplir au mortier de terre sur le mur  y poser des pierres blanches ou besoin fera boucher la moitié de la fenêtre y mettre une penture et un gond.

 

La couverture de la maison occupée par Adrien MILEN sera lattée de neuf clouée et couverte de chaume avec ployons(2) et harcelles(3) nécessaires du costé des terres, de quinze pieds de long sur traize de haut, l’aisle du costé de la mer sera aussy réparé solidement.

 

A la maison et chambre occupée par Jean FRECHON sera placé un etay de bois de chesne avec un grès dessous sous la poutre de la dite maison, en place d’un qui ne vaut rien, lequel etay sera pris dans la chambre sous une poutre laquelle sera redressée, le mur de la chambre ayant crevé, il y faut une sole de bois de chene de quatorze pieds de long sur huit pouces au carré. Celle qui y étoit étant pourrie, ce qui a fait considérablement baisser la dite poutre aiguiller dans ladite solle tous les poteaux qui y sont après les avoir racourci.

 

A la maison occupée par Jean GUINDE à la pointe du pignon sera lattée et clouée et terrée de neuf l’aisle de la couverture du costé des terres, sera solidement raccommodé en chaume, ployons (2) et harcelles (3). Sera mis un veroüel (verrou) avec deux crampons (5) à la fenêtre du grenier, les deux murs seront réparés en mortier de terre, tout le haut de ladite maison sera faity (6)

 

Le sommet de la maison occupée par Michel LE MAITRE sera faity (6) tout le long, la couverture sera ragrée au- dessous du sommet et y sera employé douze bottes de chaume, les murs seront aussy ragréés avec de la terre.

 

A la maison occupée par la veuve Antoine DESOMBRES, faut réparer un jambage de la cheminée en briques, mettre un crampon à la porte, ragréer en mortier et à la terre.

 

Il faut quatre bouts de chevrons à la maison occupée par …MULLARD, qui seront posés sur la ventrière et la sablière, de six pieds de long, de blanc bois, ensuite latter, clouer, couvrir en chaume, fournir les ployons (3) et harcelles (4)  nécessaires et faitir (6) le long du sommet de la maison et ragréer de la terre les endroits nécessaires.

 

A la maison occupée par Jacques ROZAN, faut faitir (6) tout le long du sommet d’ycelle, réparer les murs de mortier à la terre, à la porte il y faut mettre une planche de chene d’un pouce et demy d’épaisseur sur quatre pieds et demy de haut, et neuf pouces de large, pour servir de charnière à la dite porte, il faut attacher une tringle aussy de bois de chesne au maître poste du costé du verouil (verrou), le tout bien cloué..

 

 

 

 

(1)  Solimur = Soubassement ou assise

(2)  Ployon = Liens

(3)  Harcelle = Lien

(4)  Belette = partie d’une cheminée

(5)  Crampon = pièce de fer dans lequel s’engage un verrou

(6)  Faitir =  refaire le faîtage

 

 

 

 

LES BATEAUX d'AULT

 

Parmi les armements de l'année 1722 du port de SAINT VALERY, nous trouvons le « SAINT LOUIS » du bourg d'AULT, 20 tonneaux maître Adrien BUCHON, allant à la pêche au hareng.

De même le « SAINT PIERRE » du bourg d'AULT, maître Pierre DOHEN vient désarmer à SAINT VALERY.

 

1746 : 4 may LANGLOIS Romain déclare avoir fait construire au port de SAINT VALERY un petit bateau servant à aller à la pèche du poisson frais, contenant 8 tonneaux nommé le « SAINT JACQUES VICTOR »

 

1748 : 13 décembre vente par Joseph BOUZARD, bourgeois de bateau d'AULT d'un bateau nommé le «  SAINT MARTIN » au profit de Pierre GODART ancien maître de bateau demeurant audit AULT moyennant trois cent cinquante livres , passé devant Maître LECLERCQ notaire à AULT.

 

Une revue faite le 1er août 1764 par Monsieur d'ANGLEMONT, le bourg d'AULT comptait pour 23 officiers et 121 matelots.

 

1774 : 13 décembre DANCEZ Gabriel reçoit pour la pesche de la corde, le commandement du bateau pêcheur de 6 tonneaux, nommé le « FRANCOIS LAURENT » que le sieur Gabriel BOUZARD déclare avoir fait construire sur les chantiers du bourg d'AULT.

 

1774 / 1er may RENARD Michel déclare avoir fait construire au bourg d'AULT un bateau pour faire la pesche du poisson, de la contenance de 6 tonneaux, nommé « LE SAINT MICHEL » dont il prend le commandement.

 

1776 : 19 octobre CHRETIEN Pierre reçoit le commandement du bateau de 6 tonneaux, nommé  le « SAINT PIERRE » que le sieur Antoine RENARD maître de bateau pêcheur au bourg d'AULT déclare avoir fait construire sur les chantiers du bourg d'AULT pour faire la pêche du harang et du macreaux.

 

1778 : 1er avril CHRETIEN Charles François reçoit le commandement du bateau pêcheur de 4 tonneaux nommé le « SAINT PIERRE » que Charles LAFFILE bailly en la chastellenie du bourg d'AULT déclare avoir fait construire à AULT.

 

1778 : 22 avril Le sieur Charles LAFFILE déclare donner à BERTHE Nicolas le commandement du bateau pêcheur le « SAINT PIERRE ».

 

1786 : 4 octobre VAILLANT Jean Baptiste prend le commandement du bateau le «  SAINT JEAN BAPTISTE » de la contenance de 8 tonneaux, pour faire les pêches ordinaires du poisson frais et celles du hareng et du maquereau.

 

Bateaux de pêche au Crotoy (collection Macqueron en ligne, voir notre page "liens")

 

                  AULT Bateaux de peche.gif

 

1790 : 2 mars CHRETIEN Charles François déclare avoir fait construire sur les chantiers du bourg d'AULT un bateau ayant 30 pieds de quille pour faire la pêche ordinaire du poisson frais.

 

1790 : 1er may OLIVE Nicolas François déclare avoir acheté de M. le BRASSEUR maître constructeur à TREPORT un  bateau ayant environ 22 pieds et demi de quille et de la contenance de 8 tonneaux, nommé  le « SAINT PIERRE » pour faire les pêches du maquereau, du poisson frais et autres et dont il prend le commandement.

 

1782 : 2 novembre DANZEL Gabriel reçoit le commandement du bateau pescheur de 6 tonneaux nommé « LA VICTOIRE » que le sieur Antoine LAFFILLE bailly de la chastelleny d'AULT déclare avoir fait construire sur les chantiers dudit AULT pour faire la pesche du poisson frais et du macreaux.

 

1787 : 27 septembre. FRECHON Gabriel déclare avoir fait construire sur le chantier du bourg d'AULT un bateau de 10 tonneaux nommé le « SAINT PIERRE GABRIEL » l'avoir fait gréer et équiper pour faire les pêches du poisson frais, du hareng et du maquereau et dont il a reçu le commandement.

 

1791 : 1er juillet MALARD Nicolas vend à Claude PARMENTIER, marchand à CAYEUX 1/6ème d'intérêts dans le bateau pêcheur d'AULT, nommé le « SAINT PHILIPPE NICOLAS » du port de 10 tonneaux, dont le commandement lui est retiré pour être donné à Jacques POIDEVIN.

 

 

 

 LES PECHERIES D’AULT

 

Outre la pêche en bateau, les habitants d’AULT pratiquaient la pêche sur la plage en construisant des « pêcheries » en bois ou en pierre. C’est ainsi que l’on trouve dans le notariat d’AULT :

 

Extrait des registres du conseil d’Etat du 18 janvier 1725

 

Le Roy étant informé que les règlements faits pour la pesche du poisson frais sur les costes de basse normandie et de picardie n’ont point leur exécution et  particulièrement en ce qui regarde les parcs contruits sur les grèves de la mer et embouchures des rivières et que le nombre des parcs est considérablement augmenté quoy que par les ordonnances de la marine de 1584 et 1681il estoit ainsi ordonné que tous ceux dans la construction desquels il entre bois ou pierres seront démolys à l’exception de ceux construits avant 1544 et étant nécessaire de remédier à son pareil abus ouy le rapport et tout considéré . Sa majesté estant en son conseil a ordonné et ordonne que les articles 84 et 85 de l’ordonnance de 1584 et l’article quatre titre trois cent cinq de l’ordonnance de 1681 seront exécutés selon leur forme et teneur . En conséquence, que tous les parcs dans la construction desquels il entre bois ou pierres seront démolis à l’exception de ceux construits avant 1544 dans la jouissance desquels les possesseurs seront maintenus pourvu qu’ils soient construits en la manière prescrite par les articles cinq, six et sept de ladite ordonnance de 1681 titre 3 livre 5. Ordonne sa majesté que tous ceux qui prétendront conserver les parcs seront tenus dans un mois à compter du jour de la publication du présent arrest de remettre au sieur DAUBE intendant de la généralité de CAEN pour les parcs situés en basse Normandie et dudit CHAUVELIN pour ceux situés en picardie, les titres et les pièces dont ils voudront se servir pour prouver leurs possessions, pour, par lesdits sieurs intendants en estre dressé des procès- verbaux et iceux ensuite envoyés avec l’avis des sieurs intendans au sieur Comte de MAUREPAS, secrétaire d’Etat ajoint le département de la Marine, pour sur le rapport qui en sera fait à sa Majesté estre par elle ordonné ce qu’il appartiendra. Fait au Conseil d’Etat du Roy sa Majesté étant tenu à MARLY le 18 janvier 1725 Signé.PHELIPPEAUX

 

Louis par la grâce de Dieu Roy de France et de Navarre à notre aimé et féal Conseil en nos conseillers commissaires de party pour l’exécution de nos ordres en la généralité d’AMIENS le Sieur CHAUVELIN salut. Nous vous mandons et enjoignons par les présentes signés de notre main de faire exécuter l’arrest don l’extrait est y attaché sous le contresel de notre Chancellerie ce jourd’hui donné en notre Conseil d’Etat y estant pour les causes et contenues  commandons au premier notre huissier ou sergent sur recquis de signifier le dit arrest à tous qu’il appartiendra a ce qu’aucun n’en ignore et de faire en outre pour l’entièrre exécution d’icelui, toutes sommations, exploits et autres crêtes nécessaires sans autres permissions, nonobstant opposition ou empêchements quelconques, voulons qu’aux copies dudit arrest et des présentes duement colationnés foy soit ajoutée comme aux originaux car tel est notre plaisir , donné à MARLY le 28ème jour de janvier l’an de grâce 1725 et notre Règne le dixième. Signé Louis

 

Photo des pêcheries de Champeaux (baie du mont saint michel)

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                    AULT PECHERIES Champeaux.jpg

 

 

 

 

 

Nous nous sommes permis de retranscrire quelques passages des textes présents sur le site des pêcheries de St Jean le Thomas (baie du Mont Saint Michel) dont est extraite la photo ci-dessus (voir notre page liens « patrimoine ») qui expliquent l’acte notarié d’AULT ;

 

Après le moyen âge, le roi de France cherche à imposer son autorité aux seigneurs qui occupent et exploitent le littoral. C’est au terme d’une longue reprise en main du domaine royal que les rivages de la mer sont déclarés être une dépendance de la couronne, par l’ordonnance de FONTAINEBLEAU en  Février 1544.

Les pêcheries font alors l’objet de vives critiques. On les accuse de détruire le petit poisson. De plus, les exploitants – n’étant pas inscrits maritimes – ne peuvent être enrôlés dans la marine royale.

Mais le roi ne peut déposséder les propriétaires de  pêcheries sans injustice et leur démolition n’est envisageable que dans les cas où elles ont été édifiées sans aucun titre valable.

La grande ordonnance de la Marine de 1681 confirme leur statut de propriété privée.

Il faudra attendre le 19ème siècle pour que soit mis en place, à côté des propriétés privées, le régime public de la concession qui correspond à une autorisation par l’Etat d’occuper le domaine public maritime, moyennant une redevance.

 

Ces pêcheries sur la plage permettaient de prendre du poisson, resté prisonnier à marée basse, des filets qui étaient installés sur les supports en bois ou en pierre. Mais aussi malheureusement une grande quantité d’alevins qui ne pouvaient s’échapper car les herbes ou les algues obstruaient complètement les filets qui étaient censés ne retenir que les poissons. Ce gâchis a fini par être dénoncé et ce fut la fin de ces techniques de pêche.

 

 

Photo d’une nasse à poissons (voir page liens citée plus haut)

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                          AULT PECHERIES Nasse en bois.jpg

 

 

 

 

 

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ETAT DES REPARATIONS A FAIRE A LA PRISON DU BOURG D’AULT (1762-1780)

 

Réparations à faire tant aux portes de la prison du bourg d’AULT qui ont été brisées et rompues, qu’à la maçonnerie et la couverture d’icelle.

 

 

PREMIEREMENT

A la porte de la rue, il y faut une carrure (1) de « six pieds de ROY » (2) de haut sur trois pieds de large, le tout de bois de chesne et les deux batans auront quatre pouces au carré sur six pieds de haut.

Il faut aussi une porte neuve de cinq pieds de haut sur trois pieds de large.

Plus quatre barres composant douze pieds.

Pour tenir laditte carrure ferme et solide, elle sera ancrée de deux ancres en haut et deux ancres en bas, qui traverseront la carrure, avec six clefs pour tenir lesdites ancres de costé et d’autre.

Deux pentures, et deux gonds d’une force proportionnée, excepté qu’il y faudra trois fiches et une gâche.

 

A la première porte d’entrée dans la prison par dedans la cour, il y manque une carrure de cinq pieds de haut sur trois pieds de large, de la force de celle cy-dessus.

Il faut que la planche soit ancrée par haut de deux costés et attachée sur ladite carrure avec de forts cloux.

Plus deux pentures de deux pieds et demy de long sur deux pouces de large, bien clouées, avec une serrure neuve de dix pouces de long sur quatre pouces et demy de large ;

Plus un verouil (4) à queue (3) pour y mettre un cadenas, plus ledit cadenas.

Il faut couvrir laditte porte de bon feuillets et les garnir ensuite par-dessus en plain de taulle.

 

A la porte du cachot d’en bas, il faut une barre de fer d’un pied de long, coudée pour la fermer solidement avec un cadenas.

 

A la porte de la chambre du geôlier il faut une planche de trois pieds et demy de long au dessus de la porte, une tringle de trois pieds et demy de long sur trois pouces d’épaisseur par bas avec un  veroueil (4) et deux crampons et une main de fer.

 

A la porte de la chambre de la tour, par dedans celle du geôlier, il y faut deux verouils (4), un bout de planche pour fermer le guichet et un barreau de fer par-dessus, avec un cadenas.

 

A la porte du cachot en dedans la chambre du geôlier, il y faut une carrure de soliveaux de  bois de chêne de cinq pieds de haut, sur deux de large avec un guichet fermé avec un cadenas.  Plus une serrure de sept pouces de long sur quatre pouces de large.

 

A la porte de la chambre au-dessus celle du geôlier, il y faut une carrure de cinq pieds de haut sur cinq pieds de large, deux poteaux de cinq pieds de long, une porte de cinq pieds de haut sur deux pieds et demy de large, le tout de la force, de la façon et même bois que celle de la rue, barrée de quatre barres.

Deux pentures de deux pieds et demy de long sur deux pouces de large, avec les gonds, deux verouils (4)

 

A la chambre haute de la tour, il y faut ajuster la porte de la chambre cy dessus, à laquelle la serrure servira, il y faudra un verouil (4).

Plus un verrouil (4) et un cadenas à la porte du grenier avec deux volets derrière.

Item pour racommodage de la maçonnerie toutes les carrures de portes tant pourries que rompues tant en dedans qu’en dehors de ladite prison ainsy qu’aux couvertures d’icelle et le dessus du cachot de maçonnerie à démonter et rétablir par dedans la cour, tant en chaux, sables et matières convenables.

Plus un barreau de fer à placer dans la fenêtre de la chambre de la tour, pour empêcher les prisonniers de sauter en bas de ladite fenêtre et de se sauver.

Le total des réparations à faire à ladite prison en bois, sera de bon bois de chêne avivé et tout le fer qui y entrera sera aussy de bon fer.

 

 

(1)  Forme carrée

(2)  Environ 32 cms

(3)  Voir notre article sur la serrurerie (premiers serruriers)

(4)  Verrou

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Prison d'AULT : Collection MACQUERON en ligne (voir notre page liens patrimoine)  

                                                 

                                                       AULT-Prison.gif                                                                               

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ECHOUAGE SUR LA PLAGE D’AULT (source série C aux A..D d'AMIENS)

 

Entre le 13 et le 14 décembre 1786 un navire nommé le Jeune SAINT LOUIS de SAINT MALO, commandé par le capitaine HUE, de 60 tonneaux, chargé de café, coton, sucre, toile et huile de poisson à destination du HAVRE et ROUEN s’est échoué sur la plage d’AULT.

Les 5 hommes d’équipage et les 3 passagers ont été sauvés, l’ensemble du chargement a été également mis à l’abri. Le bateau sera en mesure de reprendre la mer car il a peu souffert lors de cet épisode.

 

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                                                  AULT Echouage.jpg

 

 

 

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ANALYSE DU RECENSEMENT D’AULT EN 1836

 

 

Les personnages importants du village

 

Le maire, c’est BOUZARD Jean Baptiste, 40 ans

L’adjoint, BRASSEUR François Laurent, 41 ans

 

Le curé, c’est LEBLOND Vulfranc, 45 ans

 

Le garde champêtre, MACQUET Désiré, 49 ans

 

L’instituteur c’est GOSSART Jules, 30 ans

 

Les meuniers : LAFFILLE Joseph, 33 ans

                        DUMONT Pierre, 56 ans

                        DUMONT François, 31 ans

Meunier à huile : BOULANGER Jean Baptiste, 44 ans

 

Le lieutenant des douanes, c’est GARDINER Jean François, 42 ans

 

Le juge de paix, LIEFQUIN Jean Louis, 38 ans

 

Les notaires : CRETON Louis, 31 ans

                       JOLLY Philippe 26 ans

 

Les huissiers : BEAUVISAGE Pierre, 27 ans

                        GUIGNON Jean Charles, 38 ans

 

Le receveur de l’enregistrement : DUVAL Auguste, 34 ans

 

Le chirurgien c’est MACLART Nicolas Edouard, 67 ans

 

 

Répartition de la population

 

Le nombre d’hommes de + de 21 ans est de : 368

Le nombre de femmes de + de 21 ans est de : 415

Le nombre d’enfants de – de 21 as est de : 576

La population totale de la commune est donc de : 1.359 habitants alors qu’en 1792 elle était de 1860 habitants.

 

L’âge moyen de la population est d’environ 29 ans

Il y a un peu moins de 4 personnes par foyer qui sont au nombre de 343

 

 

Les femmes chefs de ménage sont au nombre de 84

 

Le plus vieil habitant c’est PRUVOST François Nicolas, jardinier, 82 ans

La plus vieille habitante JOLLY Marie Madeleine, propriétaire, 88 ans

La plus jeune  habitante a 3 jours il s’agit de GEST Marie Françoise

 

 

Métiers

 

Les propriétaires sont au nombre de 8 et les rentiers 6

 

Secteur agricole : 100 personnes, soit 16% de la population active

 

Les cultivateurs sont au nombre de 38 les journaliers 59. Il y a 1 écoucheur et 2 bergers.

 

Secteur artisanal : 364 personnes, soit 59 % de la population active.

 

Les artisans de bâtiment sont 15 : 3 charpentiers, 4 maçons, 6 menuisiers, 2 couvreurs.

 

Les métiers du tissage se composent presque exclusivement de 36 fileuses. Seuls 1 tisserand et 1 cordier sont présents dans la commune.

 

Les métiers du fer sont de loin les plus représentés : 272 serruriers et 4 maîtres serruriers, soit 45 % de la population active.

En outre, il y a 2 chaudronniers, 3 charrons, 1 tailleur de limes, 1 cloutier, 1 maréchal et 1 forgeron.

 

Les pêcheurs sont une  particularité de la commune. Ils sont 23 dont 12 marins, 9 hameçonniers (1)  1 charpentier de navire, 1 constructeur de navire.

 

Autres artisans : 1 chaufournier (2) et 2 bourreliers.

 

Secteur commerçant : 95 personnes, soit 15 % de la population active

 

14 personnes pratiquent le commerce de bouche : 4 épiciers et 4 cabaretiers, 1 poissonnière, 1 chasse- marée (3), 1 brasseur, 1 aubergiste, 1 boulanger, 1 boucher.

 

77 personnes sont spécialisées dans les métiers de l’habillement :

3 tailleurs

45 couturières 

17 blanchisseuses/ lingères

9 cordonniers

2 chapeliers

1 marchand drapier

 

1 barbier ne peut être classé dans ces catégories et 3 autres marchands sont répertoriés sans autre précision.

 

Les employés, ouvriers et les domestiques sont au nombre de 36

 

9 personnes sont fonctionnaires :

 

3 soldats – qui ont aussi parfois un autre métier.

1 lieutenant des douanes

1 garde champêtre

1 instituteur

1 juge de paix

1 greffier de paix

1 receveur de l’enregistrement

 

Les indépendants : 10 personnes

 

4 meuniers

1 arpenteur

2 notaires

2 huissiers de justice

1 chirurgien

 

Autres personnes hors catégorie :

 

1 séminariste

3 mendiants

 

Les femmes actives représentent 31 % de la population féminine de + de 21 ans.

 

Les plus jeunes enfants au travail ont 11 ans : 1 petite fille est fileuse, 2 garçons sont respectivement serrurier et clerc de notaire.

En outre, 3 garçons de 12 ans sont serruriers, 2 filles du même âge journalières.

 

 

SYNTHESE

 

Si AULT n’est pas la commune la plus peuplée en 1836 – FRIVILLE compte 150 habitants de plus – elle est de loin la capitale administrative du Vimeu serrurier et rassemble toutes les compétences administratives ou libérales. Les serruriers y tiennent une part importante de l’activité artisanale : 45 % de la population active totale de la commune. Contrairement à ce qu’on aurait pu penser les pêcheurs sont en nette minorité 12 personnes et encore moins de bateaux probablement. C’est là que viennent se vêtir la plupart des habitants des communes environnantes : pas moins de 45 couturières sont à leur service !

AULT riche de son passé, tient toujours son rang de chef- lieu de canton à cette date.

 

 

 

 

 

(1) : fabricant de hameçons

(2) : travaille dans un four à chaux

(3) : pratique la vente du poisson dans une charrette

 

 

Sources : recensement de population

 

 

ANALYSE DU RECENSEMENT D’AULT EN 1851

 

Les personnages importants du village

 

Le maire, c’est DAUPHIN Jean Baptiste, 48 ans

 

Le curé, DEMAY Charles, 44 ans

 

Le garde champêtre, ANGLADE Henri, 50 ans

 

Le lieutenant des douanes : DUFLOS François, 36 ans

 

Les enseignants :

L’instituteur : CHEVALIER Félix,  28 ans

Le professeur : GANDON Jules,  20 ans

Les enseignantes religieuses : Sœur Julie et Sœur Marie

 

Le percepteur, c’est CASIN Numa, 40 ans

 

Le receveur des domaines, MOLLIEN Gaspard, 31 ans

 

Les huissiers : BEAUVISAGE Jean Pierre, 42 ans

                        FRELEA Jean Baptiste, 34 ans

 

Les notaires : HENNEVEU Jacques, 34 ans

                      CAUCHOIS Jean Baptiste, 41 ans

 

Le médecin : MAUGUEN Vincent, 37 ans

L’officier de santé : MACLARD Nicolas, 81 ans

 

Les meuniers et familles : OUIN Auguste, 46 ans

                                          SIMON Florent, 54 ans

                                          LAFFILE Florentin, 47 ans

                                          CANNEVELLE Jean Louis, 43 ans

 

Répartition de la population

 

Le nombre d’hommes de + de 21 ans est de : 413

Le nombre de femmes de + de 21 ans est de : 434

Le nombre d’enfants de – de 21 ans est de : 538

La population totale de la commune est donc de : 1.385 habitants, soit une légère augmentation par rapport à 1836.

 

L’âge moyen est d’un peu plus de 31 ans

Il y a un peu moins de 4 personnes par foyers qui sont au nombre de 386

 

Les femmes chefs de ménage sont exactement : 72

 

 

 

Le plus vieil habitant c’est GUILBAULT Christophe, 83 ans

La plus vieille habitante s’appelle LYON Catherine, elle a 87 ans

Les 2 plus jeunes habitants sont des jumeaux : LECOMTE Juribe et Marie Joseph ainsi que HAUDIQUER Pierre Arthur qui ont tous trois 1 jour !

 

Métiers

 

Les propriétaires sont au nombre de 201 et les rentiers 50.

 

Secteur agricole : 89  personnes, soit 13 % de la population active

 

Les cultivateurs sont au nombre de 56, les journaliers 30. Il y a 1 berger, 1 ménager et 1 domestique de culture.

                                    

 

Secteur artisanal : 345 personnes, soit 51 % de la population active

 

Les artisans du bâtiment sont 18 : 7 maçons, 4 couvreurs, 4 charpentiers et 3 menuisiers.

 

Les métiers du tissage sont en nette régression : 3 tisserands seulement et 5 fileuses sont occupés à ces tâches.

 

Les métiers du fer occupent 284 personnes  dont :

260 serruriers et marchands de serrures, soit 40 % de la population active

5 tailleurs de limes

4 charrons

3 maréchaux ferrants

2 forgerons

 

6 autres artisans ne peuvent être inclus dans ces catégories :

2 tourneurs en bois, 1 bourrelier, 2 fabricants de chaux et 1 horloger.

 

Les artisans pêcheurs et assimilés sont 29 :

11 marins et 17 hameçonniers ; s’y ajoute un charpentier de marine.

 

 

Secteur commerçant : 124 personnes, soit 18% de la population active.

 

28 personnes pratiquent un métier de bouche : 12 épiciers/cafetiers, 5 boulangers, 2 brasseurs, 3 poissonniers, 4 charcutiers, et 2 bouchers.

 

76 personnes sont spécialisées dans les métiers de l’habillement :

45 couturières,

6 modistes,

5 blanchisseuses/lingères,

6 tailleurs d’habits,

1 fripière,

9 cordonniers,

3 marchands de rouenneries,

1 chapelier.

 

D’autres marchands ne peuvent être classés dans ces catégories

11 commerçants/marchands (sans aucune autre précision sur leur activité)

1 coquetière (1)

1 receveur-buraliste

5 aubergistes

2 perruquiers

 Ils représentent ensemble 20 personnes

 

(1)  Coquetière : marchand qui vend sur les marchés des produits de la ferme qu’il a achetés directement aux producteurs

 

 

 

 

Les employés, ouvriers, apprentis et domestiques représentent 89 personnes, soit 13 % de la population active

 

Les apprentis de toutes sortes représentent à eux seuls la moitié de cette catégorie.

 

16 personnes sont fonctionnaires :

 

5 préposés aux douanes, 1 lieutenant et 1 brigadier, 1 sous-brigadier

1 cantonnier

1 garde maritime

1 greffier de paix

1 instituteur et 1 professeur

1 percepteur-receveur

1 receveur des domaines

1 garde champêtre

 

Les indépendants : 16 personnes également

 

2 notaires

2 huissiers de justice

1 médecin et 1 officier de santé

1 arpenteur

1 messager

8 meuniers(ères)

 

 

A noter 7 indigents dans la commune.

 

Les femmes actives représentent 29 % de la population féminine de plus de 21 ans.

 

Le plus jeune enfant au travail a 10 ans, il est tailleur de limes, 3 autres enfants de 11 ans sont apprentis et 6 autres de 12 ans sont apprentis également.

 

SYNTHESE

 

La population d’AULT a vieilli depuis 1836 : l’âge moyen est plus élevé et il y a moins d’enfants.  Le nombre d’habitants croît légèrement. C’est toujours la capitale administrative du Vimeu serrurier puisque l’on note encore plus de fonctionnaires (les douaniers y sont désormais implantés). Les commerçants y prennent une place plus importante qu’en 1836 au détriment surtout des artisans, y compris des serruriers.

Si les enfants sont en moins grand nombre, ils sont par contre nombreux en apprentissage très tôt, de quoi leur garantir un travail futur. En cette année 1851, les temps sont difficiles, reflétés par le nombre d’indigents : 7 dans la commune alors qu’il n’y en avait aucun en 1836.

 

ANALYSE DU RECENSEMENT D’AULT EN 1872

 

Les personnages importants du village

 

Le maire, c’est BOUZARD Alfred, 45 ans ;

Le curé, c’est toujours DEMAY Charles Alexandre, 65 ans ;

Le garde champêtre,  c’est toujours aussi ANGLADE Henry Silvain, 72 ans ;

Le brigadier des douanes : VIGNERON Joseph Honoré, 54 ans ;

 

Les enseignants :

L’instituteur, CHASSE François Arsène 43 ans

Les enseignantes religieuses : PETIT Catherine, 35 ans

                                                 FINEL Prudence, 35 ans

 

Le percepteur, c’est BIGOT Jules Aimé, 42 ans ;

La receveuse des Postes : DEROUSSEN Lucienne Louise, 42 ans ;

Le receveur de l’Enregistrement : RADIGER Henri Philippe, 33 ans ;

 

Les huissiers : DUPONCHEL Noël Léopold, 38 ans

                        DUBOIS Pierre Florentin, 31 ans

 

Les notaires : DEVISME Alfred Alexandre, 47 ans

                       TIRARD Rémy Victor, 39 ans

 

Le médecin : MAUGUEN Vincent, 56 ans

 

Les meuniers : LAFFILLE Médéric, 38 ans

                         LAFFILLE Alfred, 14 ans

 

 

Répartition de la population

 

Le nombre d’hommes de + de 21 ans est de : 433

Le nombre de femmes de + de 21 ans est de : 502

Le nombre d’enfants de – de 21 ans est de : 554

La population totale de la commune est donc de : 1.489 habitants, soit 100 de plus qu’en 1851.

L’âge moyen a augmenté, il est de : 33 ans

Il y a un peu plus de 3 personnes par foyers qui sont au nombre de 439.

 

 

Les femmes chefs de ménage sont au nombre de 90.

 

 

Le plus vieil habitant, c’est BOUZARD Jean  Baptiste, 90 ans

La plus vieille habitante, c’est sa femme, DANZEL Marie Jeanne, 90 ans aussi.

Le plus jeune habitant : DESOMBRES Frédéric, 8 jours seulement.

 

Métiers

 

Les propriétaires sont au  nombre de 30 et les rentiers 42

 

Secteur agricole : 76 personnes, soit 11 % de la population active

 

Les cultivateurs sont au nombre de 16 et les journaliers/manouvriers59. On compte de plus 1 berger.

 

Secteur artisanal : 417 personnes, soit 60% de la population active 

 

Les artisans du bâtiment sont 23 : 10 maçons, 6 menuisiers, 4 couvreurs, 2 charpentiers et un peintre.

 

Il n’y a plus ni tisserand, ni fileuse

 

Les métiers du fer occupent 357 personnes.

4 marchands de serrures

334 serruriers qui représentent donc 48 % de la population active !

13 tailleurs de limes

2 charrons

3 forgerons

1 maréchal ferrant

 

8 autres artisans ne peuvent être classés dans ces catégories :

2 brasseurs, 1 tourneur sur bois, 2 bourreliers, 1 horloger, 2 savetiers.

 

Les artisans pêcheurs et assimilés sont 29 :

3 marins, 26 hameçonniers

 

Secteur commerçant : 123 personnes, soit près de 18% de la population active

 

43 personnes exercent un métier de bouche : 15 épiciers/cafetiers, 4 boulangers, 2 bouchers, 1 marchande de beurre et d’œufs, 2 marchands de légumes mais 19 marchands de poissons et autres produits de la mer !

 

72 personnes pratiquent les métiers de l’habillement :

49 couturières

13 blanchisseuses

6 cordonniers

2 tailleurs d’habits

1 repasseuse

1 chapelier

 

8 autres marchands ne peuvent être classés dans ces catégories, ce sont :

1 perruquier

1 marchand de jouets

1 marchand quincailler

1 négociant (sans précision)

2 marchandes de modes

1 marchand faïencier

1 marchand (sans précision)

 

Les employés, ouvriers, domestiques représentent 52 personnes, soit 7,5 % de la population active.

 

Les fonctionnaires sont au nombre de 15

1 percepteur

1 receveur de l’Enregistrement

2 instituteurs

8 douaniers

1 greffier de paix

1 receveuse des postes

1 cantonnier

 

Les indépendants : 8 personnes

2 huissiers de justice

2 notaires

1 médecin

1 messager

2 meuniers

 

Les femmes actives représentent 28  % de la population féminine de plus de 21 ans.

 

Le plus jeune enfant au travail a 11 ans, il est serrurier, un garçon de 12 ans est également serrurier. 8  garçons de 13 ans sont employés au travail du fer, 2 filles de 13 ans sont couturières et il y a une blanchisseuse du même âge.

 

SYNTHESE

 

La population du village s’est accrue de 100 habitants et les enfants y sont en plus qu’en nombre qu’en 1851.

La population artisanale s’est considérablement accrue, boostée par la croissance des métiers du fer. Les serruriers représentent à eux seuls 48% de la population active.

L’essor de la serrurerie se confirme en cette fin de 19ème siècle à AULT.

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ENQUETE PREFECTORALE DE DECEMBRE 1944

 

Le Préfet de la Somme souhaite connaître l’existence de souterrains dans les communes de la Somme afin d’en assurer la préservation. Il interroge donc les maires.

 

A AULT, le maire indique qu’une tradition orale confirme l’existence de souterrains dans la commune plus particulièrement autour du Moulin de Pierre. Ce dernier serait entièrement taillé dans la craie sans aucune partie maçonnée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources :

  Recensement de Population

  Notariat d'AULT

   Enquête communale aux A.D. d'AMIENS 2MI

   Documents inédits pour servir à l'histoire maritime et commerciale de la    Picardie 1682-1792 de VASSEUR Gaston  Bresle et Vimeu 1925

   Série B (Réparations au 18ème) et C aux A..D d’AMIENS

 

 

 

 

 

 

                           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Date de création : 16/09/2013 @ 11:58
Dernière modification : 20/04/2017 @ 19:43
Catégorie : Histoire locale 03
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