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Histoire locale 03 - HISTOIRE DE FRESSENNEVILLE

          HISTOIRE DE FRESSENNEVILLE

 

 

 

 

La situation géographique de FRESSENNEVILLE est particulière puisque se coupent au milieu du village la route d’ABBEVILLE à EU (jusqu’à l’actuelle déviation) ainsi que la route de FRIVILLE à OISEMONT .

 

 

LA PREHISTOIRE ET LE MOYEN AGE

 

 

En 1976 a été découvert à FRESSENNEVILLE un riche gisement néolitique.

 

 

La  motte féodale – visible encore de nos jours – est plus importante que celle de BETHENCOURT sur MER (voir notre article sur le VIMEU au XI ème siècle) car elle comporte encore la trace d’une « basse cour » qui fut entourée d’un rempart. Ce castrum témoigne de l’implantation de seigneurs locaux sur le territoire de la commune.

 

Ci-après la photo de la motte de FRESSENNEVILLE : on voit derrière la rangée de pommiers, un monticule qui est la base de la motte, entouré d’un fossé. La basse cour n’apparaît pas sur notre photo, seule la photo aérienne prise par Roger AGACHE permet d’avoir une idée de l’ensemble du site (voir notre page liens « archéologie aérienne »)

Il ne s’agissait pas d’un château en pierres comme à RAMBURES par exemple, mais plutôt d’un fort entouré d’une double palissade en bois. La « basse cour » n’abritait pas que du bétail mais aussi les paysans qui s’y réfugiaient en cas d’attaque.

On peut regretter que la municipalité de FRESSENNEVILLE ne mette pas mieux en valeur ce superbe patrimoine….

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FRESSENNEVILLE motte feodale.jpg

 

 

 

 

LA SEIGNEURIE DE FRESSENNEVILLE

 

 

La première mention de FRESSENNEVILLE est apparue dans le cartulaire de l’abbaye de VALLOIRES en 1158 à l’occasion d’un accord entre les abbés de FREMONTIERS et ceux de VALLOIRES (appelée alors BALANCES). Le village est nommé FRESCENAVILLA ;

 

En 1164, Jean de FRESSENNEVILLE est témoin d’une donation de Jean Ier de PONTHIEU à l’abbaye de SELINCOURT.

 

Plus tard, dans une charte de 1191, où il est fait état d’une donation à l’abbaye du LIEU DIEU (sur la commune de BEAUCHAMPS) , apparaît le nom de la famille de FRECHENVILLA. « Bernard de ST VALERY fait donation du « Pré de SPINETO que j’ai acheté d’Hugues de FRESSENNEVILLE »

 

Ces seigneurs de FRESSENNEVILLE sont mieux connus à partir d’Enguerrand de FRESSENNEVILLE, témoin de la charte. Il eut 3 fils : Anscher, qui fit donation également à l’abbaye de SERY (sur la commune de BOUILLANCOURT EN SERY) , Hugues, nommé dans la charte ci-dessus, Cardon et 2 filles : Mahaud et Alix.

 

Du mariage d’Anscher et Ricolde de BOUVAINCOURT, est née Agnès qui transmet la seigneurie de FRESSENNEVILLE aux Girard d’ABBEVILLE. Le nom s’éteint avec elle.

En 1231 Girard d’ABBEVILLE confirme une donation de 14 arpents de terre au lieu dit « LE FRESNAL » au profit de l’abbaye de SERY.

 

La seigneurie appartient aux d’ABBEVILLE de 1310 à 1480. Se succèdent alors Guillaume d’ABBEVILLE, Girard, Jean, Louis, Edmond et Jeanne. Cette dernière épouse en 1421 Jean IV de MELUN et lui apporte la seigneurie.

 

Le 22 mars 1467, ce dernier, et Madame Jehenne d’ABBEVILLE, sa femme, font donation à leur fille Madame la Comtesse d’EU épouse de Charles d’ARTOIS comte d’EU la terre de FRESSENNEVILLE par traité de mariage.

 

Les de MELUN possèdent ensuite la seigneurie jusqu’en 1580 avec Jean, Hugues, Margueritte qui la transmets à son tour aux d’AILLY par son mari Antoine. Viennent ensuite Charles et Philibert-Emmanuel.

 

Blason DE MELUN (Heraldiquegenweb)

 

                                 

 

                                 FRESSENNEVILLE blason de Melun.png

 .

LA CURE DE FRESSENNEVILLE

 

 

 

La cure de l’église SAINT QUENTIN de FRESSENNEVILLE et tous ses revenus appartenait à un certain Raoul qui la revendit en 1203 à l’abbaye de SERY. La transaction comprenait la cession de toutes ses dépendances, moyennant 160 livres.

 

Au 13ème siècle elle rapportait 16 livres à l’évêque. En 1720, le titulaire était frère Louis HENRIQUET, religieux de SERY. Ses revenus s’évaluaient à 645 livres dont il fallait déduire 115 livres pour frais d’entretien du presbytère. Le curé se plaignait de la cherté du bois et disait que, placé sur un grand passage, il exerçait très souvent l’hospitalité et délivrait annuellement, tant aux étrangers qu’aux pauvres de sa paroisse, environ 80 boisseaux de blé.

 

 

 

 

 

 

 16 ème et 17ème siècle

 

FRESSENNEVILLE relève de l’élection d’AMIENS, de la prévôté de VIMEU, du grenier à sel et de l’amirauté d’AULT.

 

En 1507, la seigneurie relève de la Chatellenie de GAMACHES.

 

 

Une rédaction des coutumes locales fait apparaître les noms suivants au bas du parchemin :

 

BLOTEFIERE : Bailly – DES GROISELIERS : procureur – Honéré DEHESDIN : lieutenant – Estienne LEVASSEUR : Homme lige – Fremin LECLERCQ : cottier – Bertrand DUMONT : homme lige – DUFLOS : homme lige – Pierre WATIER : cottier – Cardin DEHESDIN : cottier – ANCQUET : procureur de Madame CREVECOEURJehan de RAMBURES : homme cottier – DUFLOS : homme cottier – GENONVILLER : homme lige.

 

Notes explicatives :

 

Bailly : juge qui préside la Cour de la Seigneurie

Procureur : officier de justice, avoué

Homme lige : qui a juré fidélité sans restriction à son seigneur

Homme cottier ou cottier : homme qui tient une terre de son seigneur en ne payant qu’une redevance ou un cens.

 

 

En 1525 Jean BOSQUILLON, garde du scel d’ARRAS fait mention dans une lettre que Monsieur de MELUN accorde que Madame Marguerite de MELUN, sa sœur, vidamesse d’AMIENS puisse appréhender les terres de FRESSENNEVILLE, FRIVILLE, MONCHEAULX, EMONDEVILLE, MYANNAY, ABBEVILLE, et SAIGNEVILLE.

 

Le 16 mars 1526 Nicolas LE VER, Ier du nom, héritier de la célèbre famille LE VER D’ABBEVILLE, donna aveu et dénombrement des fiefs de POILLETOT et de VILLERS, situés à FRESSENNEVILLE, appartenant à Antoine d’AILLY, chevalier, baron de PICQUIGNY.

appartenant à Antoine d’AILLY, chevalier, baron de PICQUIGNY.

 

En 1560 le seigneur était Charles d’AILLY chevalier, seigneur de SAIGNEVILLE et de FRESSENNEVILLE.

 

Mais les villages étaient morcelés en multiples fiefs, ainsi dans le document datant d’octobre 1557 qui répertorie tous les propriétaires de fiefs dans le but de prélever leur contribution à l’effort de guerre, il apparaît que Pierre de CHEPPY fils et héritier de feu Louys de CHEPPY demeurant à ST VALERY possède un fief au village de « FRESCHENVILLE » tenu de la seigneur de ce lieu, déclaré pour 7 livres tournois.

 

De même Robert de QUEVAUVILLER demeurant à TULLY tient un fief au terroir de FRESSENNEVILLE, nommé le fief de MORVILLE, tenu de la seigneurie de BEHEN qu’il a déclaré valoir 18 livres tournois.

 

De même encore Nicolas WATRE demeurant à FRESSENNEVILLE, déclare avec sa femme Catherine DUMONT un fief qu’il tient au lieu de FRESSENNEVILLE tenu du Seigneur de SAINEVILLE (SAIGNEVILLE) et qu’il a déclaré valoir 10 livres tournois.

 

A partir de 1588 jusqu’à la veille de la Révolution Française, en 1791, c’est la famille de COPPEQUESNE qui possède la seigneurie avec Gilles, puis Jacques marié à Louise de NOINTEL, Claude, Charles, Jérôme-René, Henri-Léonor et Marie-Henriette Victoire femme de Léonor Jean d’HARDIVILLIERS.

 

En 1591, on retrouve néanmoins la famille LE VER propriétaire de maisons à FRESSENNEVILLE puisque le roi Henri IV donna à Nicolas LE VER 2ème du nom le droit de se retirer dans ses maisons de BUSMENARD, FRESSENNEVILLE et CHANTERAINE.

 

Son fils, Jean II le VER, était également en 1591 seigneur de FRESSENNEVILLE en partie. Il avait épousé Madeleine de RUNE qui lui donna un fils Nicolas LE VER, 3ème du nom gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi qui possédait encore en 1615 des biens à FRESSENNEVILLE.

 

 

De 1721 à 1760, le seigneur en est Jérôme René de COPPEQUESNE, comte de FRESSENNEVILLE, capitaine au régiment de MONCHY chevalier de ST LOUIS.

 

Blason de COPPEQUESNE (Collection MACQUERON en ligne, voir notre page liens « patrimoine »)

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                                FRESSENNEVILLE blason de Coppequesne.gif

 

 

 

Selon la déclaration des feux de 1469 déposée aux Archives du Nord, il y avait 26 feux à « FRECHENNEVILLE »

En 1698, la population de FRESSENNEVILLE est de 500 habitants

En 1700 elle était de 600 âmes

En 1750 de 725 grâce à l’extension des ateliers de serrurerie.

 

L’EGLISE DE FRESSENNEVILLE

 

L’église moderne date de 1900-1906 elle est dédiée à SAINT QUENTIN et a été construite par DELEFORTERIE

 

Le portail est inachevé. La tour du clocher s’arrête au sommet de la toiture de la nef

Les vitraux sont de BEAUVAIS. Ils  racontent la vie de SAINT QUENTIN

 

 

 

Ci-dessous photo de la nouvelle église (collection personnelle)

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                                      FRESSENNEVILLE nouvelle eglise.jpg

 

                  

                      

 

 

 

 

 

 L’ancienne église avait une tour carrée, un toit dit « en hache », une tourelle d’escalier carrée orientée au Sud.

En décembre 1622 les cloches fondues depuis un an ont été payées à Claude MALLET par la « Fabrique »

 

Les chapelles de FRESSENNEVILLE

 

Selon les déclarations des « pouillés «  il y aurait eu au 18ème siècle, 3 chapelles à FRESSENNEVILLE.

 

 

La chapelle SAINTE BARBE

 

Par déclaration du 15 mai 1730, l’abbaye de SERY  (Commune de BOULLANCOURT EN SERY) déclare posséder la chapelle SAINTE BARBE sur le territoire de FRESSENNEVILLE. Celle –ci remonterait à 1185 si l’on en croit les lettres de l’évêque THIBAULT d’AMIENS dans le Cartulaire de l’abbaye.

 

La chapelle SAINTE MARGUERITE

 

Par déclaration en date du 20 juin 1728, le titulaire Maître Charles LEFEVRE de la CARDONETTE, elle possède 24 journaux de terres affermées. Cette chapelle serait en ruine depuis 1689

 

La chapelle NOTRE DAME

 

Dont les revenus se montaient à 160 livres.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous carte postale de la vieille église

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                       FRESSENNEVILLE vieille eglise.gif

 

 

           

 

 

                  

 

 

 

 

 

 

 

Avant l’implantation de la serrurerie, les professions les plus en honneur étaient alors celles de laboureur et de tisserand, qui embrassaient la moitié de la population. Après elles, venaient la catégorie des sergiers et celle des charpentiers. La toile et la serge disparaissent avant celle des charpentiers.

 

En 1736 les laboureurs, bergers, manouvriers représentent 34 % de la population, en 1760, ils ne sont plus que 26 %.

En parallèle les métiers de tisserands, serruriers, charpentiers et autres artisans prennent de l’importance : de 61% en 1736, ilssont 68 % en 1760, dont 12 % de serruriers.

 

Le plateau du VIMEU cultive le lin, les vallées le chanvre, des moutons paissent dans les prairies. Le port de ST VALERY exporte les produits finis vers la Hollande, l’Angleterre, la Suède, l’Italie, la Russie etc ……

Mais en 1665, Louis XIV accorde à Josse Van ROBAIS le monopole de la fabrication des draps fins dans un rayon de 10 lieues. En 1765, la manufacture VAN ROBAIS produit à elle seule 40 % du textile local.

Le déclin textile dans les campagnes environnantes facilitera évidemment l’émergence de la serrurerie comme d’activité d’appoint à l’agriculture, activité d’appoint indispensable pour absorber la croissance démographique du 18ème siècle.

 

Le premier serrurier répertorié dans les archives de la « fabrique » de l’église de FRESSENNEVILLE s’appelle Etienne FIRMIN, il est maître serrurier. Le titre date de 1686.

 

Les familles de serruriers s’appellent : AVIS, DUFRENNE, FOURDRIN, DUCASTEL, FOURNIER, BRAILLY, LOUCHEL, RATEL, WATTRE.

Ils fabriquent principalement des cadenas.

                           

 

 

                                   FRESSENNEVILLE Cadenas cle.jpg

 

 

En 1781 il y aurait eu 42 ateliers de serrurerie à FRESSENNEVILLE : 21 fabricants de cadenas, 16 fabricants de serrures d’armoires, 2 fabricants de clés et 3 fabricants d’objets divers.

 

Le port de ST VALERY qui a vu son activité décliner à cause de la baisse de l’industrie textile, importe à nouveau du fer et de l’acier de SUEDE et d’ESPAGNE.

 

A la veille de la révolution, la population n’est pas plus importante qu’en 1750 pratiquement, puisqu’elle compte 765 habitants.

 

Il reste toujours une spécialité à FRESSENNEVILLE : les charpentiers 1 sur 10 artisans au 18ème encore.

 

Ci-après signature (en forme de toise) d'un charpentier de FRESSENNEVILLE recueillie sur un acte notarié d'AULT en 1609.

 

 

 

 

FRESSENNEVILLE signature charpentier.jpg

 

 

 

 

 

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INONDATIONS DE L'HIVER 1784

Rapport du Subdélégué du canton de ST VALLERY

 

On observe que les pertes ci-dessus reprises ont été causées par la fonte des neiges mais qu’il en existe d’autres occasionnées par la longueur et la rigueur de l’hiver.

 

 

Une cavée de FRESSENNEVILLE à NIBAS qui exigera quinze journées d’ouvriers, soit13 Livres

 

Trente toises de longueur de chemin à l’entrée de FRESSENNEVILLE qui occasionnera au moins une dépense de quarante livres tout en ramassage et transport de cailloux et en terrassement. Cette réparation est d’autant plus nécessaire que c’est par ce chemin dégradé qu’on peut joindre la grande route d’ABBEVILLE à  EU, soit 40 Livres

 

 

 

Cahier de doléances de FRESSENNEVILLE de  1789

 

Les habitants de FRESSENNEVILLE demandent la création d’états provinciaux à l’intérieur de la Picardie ;

 

 

Que ces états soient chargé de la confection et réparation des grands chemins, les ingénieurs des ponts et chaussées supprimés, la corvée personnelle abolie et remplacée par une prestation en argent qui sera payée par le clergé, la noblesse et le tiers état à proportion des biens possédés par chacun de ces différents ordres ;

 

 

Lesdits habitants supplient Sa Majesté de diminuer le prix du sel, la gabelle étant un des impôts qui pèse davantage sur la partie la plus pauvre du peuple et qui lui est le plus onéreux, le sel étant une denrée de première nécessité. Insistent en outre sur ce qu’il es plus chère dans le ressort du grenier à sel du Bourg d’AULT de trois à quatres livres par minots (1)  que dans les greniers circonvoisins ;

 

(1) minot : un minot est une ancienne mesure de capacité, qui contenait la moitié

d’une mine, donc 3 boisseaux, soit 38 dm3

 

 

Demandent l’abolition du droit des francs fief payés par tout propriétaire du tiers états possédant fief ou terres tenus en fief. ;

 

 

Demandent aussi que les lois concernant les droits du centième denier, qui sont inintelligible pour les personnes les plus exercées dans cette matière et qu’ils interprètent toujours défavorablement pour les contractants, soient réformés et rendus clairs et intelligibles pour les contribuables et tellement précises qu’ils n’i puissent plus être donné aucune interprétation.

 

Note du webmestre : revendication de plus de 200 ans toujours d’actualité pour nombre de contribuables et d’entreprises …….

 

Fait et arrêté en l’auditoire, lieu ordinaire de l’assemblée, le vingt mars mil sept cent quatre vingt neuf, et ont lesdits habitants signé.

 

 

COMPARANTS :

Denis LECAT, syndic, Pierre LECAT, Jean Baptiste VERLANT, Jean Baptiste CASSIN, François CAILLET, Gilles TESTU, Etienne VATRE, Quentin LECAT, Firmin FOURNIER, Nicolas BUIRET, Jacques Philippe de POILLY, Joseph VATRE, François ROUSSEL, François BOCLET, Louis HOLLEVILLE, Louis DUCASTEL, Firmin HOLLEVILLE, Pierre BUIRET, Jacques FOURNIER, Pierre HOLLEVILLE, Charles DEPOILLY, François DEMONCHY, Laurent VATRE, Nicolas BACHELIER,Jacques HURTEL, François BACHELLIER, Claude ROY, Pierre FOURNIER, Nicolas DUCASTEL,  François LECAT.

 

DEPUTES :Pierre LECAT, Gilles TESTU

 

19ème Siècle

 

Police correctionnelle d’ABBEVILLE 19.10.1853

 

 

Marie-Catherine-Victoire BEAUVISAGE âgée de 21 ans, fileuse, demeurant à FRESSENNEVILLE, a été condamnée à 6 jours de prison pour vol de récoltes.

 

Firminie ACOULON, âgée de 19 ans fileuse, demeurant à FRESSENNEVILLE s’entend condamner à 15 jours de prison pour vol de récoltes

 

 

 

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Dans l’annuaire de la somme de 1854, on lit :

Cadenas et serrures : CARRE- HOLLEVILLE fils fabricant de serrurerie et de cadenas de Picardie, articles de Normandie, roulettes en cuivre de ROUEN maison à PARIS rue Pavé ST  SAUVEUR 16. 

 

 

A l’époque de Florentin LEFILS en 1868, FRESSENNEVILLE ne comptait qu’un seul fabricant de cadenas et de serrures légères et bon marché , c’est la maison GUERVILLE et Fils ; cette maison a obtenu une médaille d’argent à l’exposition de 1867.

La surface du village à la même époque est de 864 hectares.

 

 

 

LES MANUFACTURES DE FRESSENNEVILLE

 

 

 

SOCIETE OZENNE

 

 

Le 7 mai 1889 fut passé devant Maître TIRARD, notaire à AULT un acte de constitution de Société.

 

Les dénommés :

François Frédéric OZENNE, fabricant de cadenas à FRESSENNEVILLE ;

Sophie Juliette Anna OZENNE, employée de commerce, à FRESSENNEVILLE ;

Joseph Charlemagne Albert CARON, employé de commerce, à FRESSENNEVILLE

 

Décident de constituer une société en nom collectif dont le but sera de fabriquer des cadenas et autres articles de serrurerie et de commercialiser cette fabrication. La raison sociale est : « OZENNE et Compagnie »

 

Cette société a son siège rue du Moulin à FRESSENNEVILLE.

 

Monsieur Frédéric OZENNE apporte à la société le fonds de commerce qu’il exploite déjà à FRESSENNEVILLE et tout ce qui en dépend. L’ensemble est évalué à 21.000 Francs, auxquels il ajoute 5.000 Francs en espèces.

 

Mademoiselle OZENNE et Monsieur CARON n’apportent que leur travail et leur savoir faire.

Mademoiselle OZENNE pourra néanmoins disposer d’une partie de la matinée. Monsieur CARON sera tenu de faire les voyages nécessaires à la bonne marche de la société.

Monsieur OZENNE, père, pourra s’absenter quand il lui plaira et pour le temps qu’il jugera convenable. Par suite, il ne donnera qu’un concours purement facultatif à la société. A ce moment, ce sont Mademoiselle OZENNE et Monsieur CARON qui gèreront seuls.

 

Si mademoiselle OZENNE venait à se marier, son mari la remplacerait dans la société à moins que les autres co-associés ne s’y opposent.

 

 

 

SOCIETE GUERVILLE RIQUIER

 

Le 27 septembre 1889, fut passé devant Maître DEVISMES, notaire à AULT un acte de constitution de société entre les dénommés :

 

Ernest RIQUIER GUERVILLE, manufacturier demeurant à FRESSENNEVILLE

Marcel Julien Zéphir RIQUIER propriétaire, demeurant à FRESSENNEVILLE

Jean Théophile Charles Edouard RIQUIER propriétaire demeurant à FRESSENNEVILLE

 

Il est formé une société en nom collectif pour l’exploitation d’une manufacture de serrurerie située à FRESSENNEVILLE, sur la route nationale d’ABBEVILLE à EU.

Elle existera sous le nom de Charles GUERVILLE fils et RIQUIER Frères

 

Le capital social s’élève à 600.000 Francs qui se répartissent ainsi :

Monsieur Ernest RIQUIER apporte 250.000 Francs qui représente le matériel de l’usine et les marchandises

Monsieur Julien RIQUIER apporte 200.000 Francs en  numéraire

Monsieur Edouard RIQUIER apporte 150.000 Francs en numéraire.

 

Les charges de la société seront les suivantes :

 

Acquisition de matières premières et marchandises, loyers ;

Frais de voyages, appointements gages et salaires des représentants, voyageurs, employés, ouvriers et hommes de peine ;

Patente et impôts ;

Frais d’assurance ;

Frais de logement et de nourriture des employés ;

Frais à prévoir d’installation d’une machine à vapeur ;

 

Monsieur Ernest RIQUIER pourra se retirer de la société avec un préavis de six mois.

 

 

               

                   FRESSENNEVILLE Guerville Riquier.gif

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Voir dans la page "1906 dans le Vimeu" le récit des évènements de 1906 à FRESSENNEVILLE.

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SOCIETE MAQUENNEHEN et GUERVILLE

 

 

 

 

 

 

Le 4 février 1907 Julien et Edouard RIQUIER déclarent devant notaire qu’à compter du jour de la constitution définitive de la société des Etablissements MAQUENNEHEN et GUERVILLE, société anonyme au capital de 2.600.000 Francs ayant son siège à ABBEVILLE, rue de l’hôtel de ville numéro 6, la société en nom collectif qu’ils formaient ensemble pour l’exploitation d’une manufacture de serrurerie située à FRESSENNEVILLE sera liquidée.

 

Selon un article du « Musée Social » de 1907, après les évènements de 1906 à FRESSENNEVILLE (voir cet article en 1906), MM RIQUIER voulaient fermer leurs usines. Et de fait, cette pensée les hanta pendant longtemps. Puis un projet de vente leur ayant été proposé, ils songèrent eux-mêmes à s’associer avec M. IMBERT, beau- frère de M. Edouard RIQUIER, déjà associé avec M. MAQUENNEHEN, et à modifier ainsi la raison sociale de leur maison : GUERVILLE MAQUENNEHEN. C’est le nom des deux grands-pères qui était repris, du grand-père de M. Julien RIQUIER et du grand père de M. IMBERT.

 

 

 

En décembre 1941 l’inspection du travail du département de la Somme établit à la demande de l’Etat Français la liste des principaux établissements industriels de la Somme.

Parmi ceux-ci on remarque les établissements GUERVILLE RIQUIER à FRESSENNEVILLE fabricant de serrurerie qui compte 251 ouvriers et dont le responsable est Monsieur DE CROZALS Jacques.

 

 

ENQUETE PREFECTORALE DE DECEMBRE 1944

 

Le Préfet de la Somme souhaite connaître l’existence de souterrains dans les communes de la Somme afin d’en assurer la préservation. Il interroge donc les maires. 

A FRESSENNEVILLE, le maire indique qu’une tradition orale confirme l’existence de souterrains dans la commune. Selon lui, deux souterrains existeraient : l’un dont l’entrée se trouverait au lieudit « LA MOTTE », l’autre dont l’entrée se trouverait autour de l’ancien presbytère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Sources : Notice sur la serrurerie de P.BRIEZ

           Histoire de cinq villes et 300 villages d’E. PRAROND

           Bulletin de la société d’émulation d’Abbeville n° 27

           Coutumes du baillage d'AMIENS : BOUTHORS

           Le pays de VIMEU : RODIERE/DES FORTS

           Archives départementales série U et 2MI (souterrains)

           Le musée Social 1907 tome 12 

            

 

 

 

 

 

 


Date de création : 06/08/2007 @ 15:55
Dernière modification : 01/11/2015 @ 21:43
Catégorie : Histoire locale 03
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