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HISTOIRE DE FRIVILLE ESCARBOTIN 19ème

 

 

                                                       HISTOIRE DE FRIVILLE ESCARBOTIN (SUITE)

 

 

Dans l’annuaire de la Somme de 1827 on lit :

 

FRIVILLE : Cylindres cannelés : BOUTTE François, GAUTHIER, MAQUENNEHEN Armand, Jacques, Manasses, Vulfranc,CARON A, WARNIER P, WARNIER veuve

 

ESCARBOTIN : serrures : BOUTTE F, BOUTTE Hubert, DEPOILLY, GAUTHIER Joseph, GAUTHIER Laurent,MAQUENNEHEN Armand, Jacques, Manasses, Vulfranc, POSTELSACEPEEWARNIER J.B., WARNIER P.

OLIVE rue de la Tixeranderie

 

 

 

ANALYSE DU RECENSEMENT DE FRIVILLE EN 1836

 

 

Les personnages importants du village

 

Le Maire n'est pas nommé

 

Il y a 2 curés (un par paroisse) : DEFER Joseph, 25 ans

                                                CUVELLIER Cyprien 34 ans

 

Le chirurgien se nomme : TESTU Auguste, il a 39 ans

 

Les instituteurs : DEPOILLY Louis, 70 ans

                          OUIN François, 46 ans

                          GAGE Zéphir, 27 ans

 

Il y a 5 meuniers : COUILLET François, 40 ans

                            LOTTIN François, 53 ans

                            LOTTIN Alexis, 22 ans

                            GOSSET Jean Baptiste, 44 ans 

                            GOSSET Jean Baptiste, 18 ans

 

Répartition de la population :

 

Le nombre d'hommes de + de 21 ans est de : 432

Le nombre de femmes de + de 21 ans est de : 464

Le nombre d'enfants de – de 21 ans est de : 607

La population totale de la commune est de 1503 habitants alors qu’en 1792 elle était de 1284 habitants (Friville-Escarbotin-Belloy).

 

L'âge moyen de la population est de 30 ans environ

 

Il y a un peu plus de 4 personnes par foyers qui sont au nombre de 356

 

64 femmes sont chefs de ménage

 

Le plus vieil habitant, c'est FORATIER Joseph, 82 ans

 

La plus vieille habitante, c'est CAHON Françoise, 84 ans

 

La plus jeune : ANQUIER Marcelline, a 3 semaines

 

Métiers

 

Les propriétaires sont au nombre de 3 et les rentiers 5

 

Secteur agricole : 78 personnes, soit 7 % de la population active

 

Les cultivateurs sont au nombre de 59 et les manouvriers 16.

Il y a de plus, 3 bergers.

 

Secteur artisanal : 899 personnes, soit 81 % de la population active

 

Les artisans du bâtiment sont peu nombreux : 14

Il y a 4 charpentiers, 4 briquetiers, 4 menuisiers également, 1 seul couvreur et 1 vitrier.

 

Ce sont de loin les métiers liés au tissage et filage qui sont les plus représentés. Ainsi il y a 19 tisserands, 2 teinturiers et 500 fileuses !

 

Les métiers qui travaillent les métaux ne sont pas en reste. 266 serruriers et 83 « mécaniciens » (1)

A eux seuls, ils représentent 31 % de la population active.

On compte aussi 4 forgerons, 4 charrons, 3 maréchaux ferrant, 1 tourneur et 1 taillandier.

 

A ces catégories il faut ajouter 2 tonneliers.

 

 

(1)  le serrurier mécanicien est celui qui s'occupe de la fabrication des pièces de mécanique et exécute les machines d'après les plans de l'inventeur. Ce sont des serruriers de précision.

 

Secteur commerçant : 58 personnes, soit 5 % de la population active.

 

Les métiers de bouche représentent 7 personnes :

1 boulanger

3 bouchers

3 cafetiers

 

Les métiers de l'habillement occupent 30 personnes

12 tailleurs

3 couturières

6 cordonniers

9 lingères

 

21 autres « marchands » sont répertoriés sans aucune autre précision.

 

Les personnes peu qualifiées sont au nombre de 63, soit 5,5 % de la population active

 

Ce sont essentiellement, des domestiques, jardiniers, cuisiniers.

 

Les fonctionnaires sont 5

 

3 instituteurs

1 douanier

1 percepteur

 

Les indépendants représentent 7 personnes

1 chirurgien

5 meuniers

1 messager

 

Les femmes actives représentent 87 % de la population féminine totale. Elles sont pratiquement toutes fileuses.

 

Parmi les plus jeunes enfants au travail,on distingue nettement les deux sexes.

Les petites filles sont essentiellement fileuses et ce, dès 11 ans ; à 12 ans, on en répertorie une quinzaine.

Les garçons travaillent plus tard mais leurs métiers sont plus qualifiés.

On note 1 serrurier de 11 ans, 2 de 12, 5 de 13ans

2 mécaniciens (voir plus haut la définition de ce métier) ont 12 ans et autant en ont 13.

1 tailleur exerce son métier à 12 ans.

 

 

SYNTHESE

 

La structure de la population est à nouveau différente de celle des autres villages du Vimeu étudiés.

C'est un village très important par le nombre de ses habitants.

La population agricole est nettement moindre que celle de tous les autres villages. Il semble que la surface de la commune alliée à un nombre d'habitants conséquent n'ait pas permis le développement d'un secteur agricole, qui puisse nourrir ses acteurs.

La population s'est donc orientée vers un secteur artisanal  qui compense ce manque d'agriculteurs puisque plus de 80 % de la population active s'adonne à ces activités artisanales. L'essentiel étant constitué par les femmes qui sont obligées de trouver un revenu d'appoint dans le filage.

 

 

HISTOIRE DE LA SOCIETE CHUCHU DECAYEUX

 

 

LES PROPRIETAIRES

 

Le fondateur de la société s’appelait Pierre Alexandre DECAYEUX. Marié à Julie LOTTIN  il est cultivateur au moins jusqu’en 1851, date du recensement de la commune de FRIVILLE ESCARBOTIN. Julie LOTTIN, fille de Jean François LOTTIN, meunier, est lors de son mariage, « propriétaire » c’est donc une famille aisée qui voit ainsi le jour. A la date de son décès en 1859 – il a 41 ans seulement-  Pierre Alexandre DECAYEUX est fondeur en cuivre. Nous ne savons pas quand il change de profession ni s’il a repris l’activité d’un autre fondeur.

 

Son fils âgé au décès de son père de 13 ans seulement – il est né en novembre 1846 - s’appelait Alexandre Edmond DECAYEUX. Sa mère continue l’activité probablement durant quelques années. Il épouse  en septembre 1871 Céline DELABIE. Cette dernière est la fille de Louis Adolphe DELABIE fondeur en cuivre. Il est associé avec son frère Louis François sous le nom « DELABIE Frères ». Après le mariage de sa fille Céline, Louis Adolphe DELABIE se retire des affaires. Sur le recensement de 1872 Edmond DECAYEUX habite rue neuve à ESCARBOTIN et a déjà un commis en fonderie.

 

Le couple aura un seul fils Alexandre Gaston DECAYEUX né en septembre 1873. Il décède quelques semaines plus tard.

Alexandre Edmond DECAYEUX, meurt le 18 octobre 1894 à l’âge de 47 ans. Il laisse trois filles : Jeanne, Irène et Alice.

 

La raison sociale de la société devient alors  Société « Madame Vve DECAYEUX Fils. » Puis Berthe Irène DECAYEUX ayant épousé en seconde noces Louis TIRARD originaire d’AULT, la société devint la propriété des deux associés : Louis TIRARD et CélineDELABIE-DECAYEUX.

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Objet publicitaire (Collection personnelle)

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                                FRIVILLE Chuchu pub.jpg                    FRIVILLE Chuchu pub 2.jpg

 

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En 1904, une autre fille : Jeanne DECAYEUX épouse André CHUCHU, lieutenant d’artillerie originaire de la Marne et polytechnicien. Avant son mariage, il travailla à la mise au point du canon de 75 qui fut utilisé pendant la première guerre mondiale.

A partir de 1907, la société prend le nom de  « TIRARD et CHUCHU », Céline DELABIE-DECAYEUX s'étant retirée.

 

Après la guerre de 14-18, André CHUCHU désintéressa son beau- frère, Louis TIRARD et reprend seul la Société qui devient la Société « CHUCHU DECAYEUX. »

Louis TIRARD décèdera en 1928 laissant cependant un fils Jean TIRARD qui épouse en 1928, quelques semaines après le décès de son père, Geneviève BISSON DE LA ROQUE et alla s’établir à BOURSEVILLE,

 

En 1930, la société CHUCHU DECAYEUX s’est constituée en S.A.R.L d’abord au capital de 2.470.000 Francs, puis, en décembre 1956, celui-ci s'élève à 48.000.000 de Francs.

 

En 1958, Monsieur André CHUCHU prend sa retraite et son fils Jacques le remplace à la tête de la société. Jacques CHUCHU était né en 1905, diplômé de Centrale et licencié en droit.

En 1965, la société atteint le milliard de Francs de chiffre d’affaires et occupe environ 100 personnes.

 

En 1970, Monsieur Jacques CHUCHU-DECAYEUX, désireux d’assurer la pérennité de l’usine, vendit la société à la SociétéBRICARD et Monsieur Alfred  BRICARD en devient PDG.

En 1983, elle occupe 155 salariés.

 

Actuellement, la société est la propriété de la famille  BERLY DE BUIGNE, apparentée à la famille BRICARD et a déménagé àWOINCOURT, rue du chevalier de la Barre en 1998.

 

Ci-dessous en tête d’un catalogue de la Société

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                                                         FRIVILLECatalogue CHUCHU.jpg

 

                                       

 

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LA FABRICATION

 

Edmond DECAYEUX reprit la fabrication de son beau- père qui était constituée d’articles de quincaillerie domestique en profils de laiton, mais surtout se tourna vers la serrurerie, le tout était en laiton fondu au sable. La fabrication de serrures dura jusqu’à la guerre de 1940 puisque la société a fourni toutes les serrures du paquebot NORMANDIE. Le logo de la société est E.D.F  (Edmond DECAYEUX Fils.)

 

En même temps, la société évolue vers la robinetterie. A cette époque il s’agissait uniquement de robinets- quart- de- tour à clé aussi bien pour l’eau que pour le gaz.

 

Devant la multiplication des machines, on installera au milieu de l’usine une machine à vapeur qui fournira l’énergie à tous les postes de travail. Territorialement, l’usine se limitait à un seul bâtiment situé à proximité du logement personnel de la direction, devenu ensuite bureaux. L’usine s’agrandit par acquisitions successives pour constituer les ateliers de décolletage, et de matriçage ainsi que l’extension de l’atelier d’usinage.

 

La production évolue : on s’éloigne de la quincaillerie de bâtiment et de la serrurerie pour développer la robinetterie eau et gaz. La fonderie en coquille remplace de plus en plus la fonderie au sable.

 

Après la dernière guerre où l’usine contribue à l’effort d’armement, l’essor se poursuit. Le parc de machines- outils se développe. 

 La clientèle s’agrandit constituée uniquement de grossistes et de quelques administrations surtout le Gaz de France qui avait des pièces spécifiques à chaque région avant que ne se fasse la centralisation des matériels.

 

Le développement des affaires avec  Gaz de France amène l’extension de la clientèle à l’Algérie, qui perdure après l’indépendance sous le sigle « SONELGAZ »Ces marchés, copiés sur ceux de Gaz de France prirent une grande importance dans le chiffre d’affaires de la Société.

 

 

 

ANALYSE DU RECENSEMENT DE FRIVILLE EN 1851

 
 
Les personnages importants du village
 
Le maire n’est toujours pas nommé
 
Il y a 2 curés (un par paroisse) : DEFER Joseph, 40 ans
                                                CUVILLIER Cyprien, 48 ans
 
Le chirurgien s’appelle : TESTU Augustin, il a 54 ans
 
Les instituteurs : DAMERVAL Stanislas, 32 ans
                         OUIN Eugène Benjamin, 20 ans 
 
Le garde champêtre, c’est HURTEL Etienne, 68 ans
 
Il y a 6 meuniers : GOSSET Jean Baptiste, 59 ans
                           GOSSET Jean Baptiste, 32 ans
                           LELEU Désiré, 32 ans
                           LOTTIN Isidore, 68 ans
                           LOTTIN Alexis, 37 ans
                           COUILLET François, 54 ans
 
Répartition de la population :
 
Le nombre d’hommes de + de 21 ans est de : 475
Le nombre de femmes de + de 21 ans est de : 473
Le nombre d’enfants de – de 21 ans est de : 609
La population totale de la commune est de 1556 personnes
 
L’âge moyen de la population est de 30 ans environ
 
Il y a un peu moins de 4 personnes par foyers qui sont au nombre de 403
 
92 femmes sont chefs de ménage
 
Le plus vieil habitant, c’est DUCORROY Laurent, 84 ans
 
La plus vieille habitante, c’est FAUQUET Madeleine, 87 ans
 
Les deux plus jeunes habitants ont exactement 15 jours, ce sont FOURDRIN Pierre et ACOULON Arcadie.
 
Métiers
 
Les propriétaires sont 35 et les rentiers 9
 
 
Secteur agricole : 121 personnes, soit 16,5 % de la population active
 
Les cultivateurs sont au nombre de 69 et les manouvriers 46.
Il y a aussi 2 bergers, 2 marchands de porcs et 2 bûcherons
 
 
Secteur artisanal : 479 personnes, soit 65,4 % de la population active
 
Les artisans du bâtiment sont au nombre de 17.
Il y a 6 charpentiers, 4 couvreurs, 5 menuisiers et 2 briquetiers.
 
Les métiers liés au tissage se décomposent en : 7 tisserands, 3 teinturiers et 123 fileuses 
 
Les métiers qui travaillent les métaux sont de loin les plus représentés :
9 fabricants de serrures et cylindres cannelés
270 serruriers qui ont pour quelques uns d’entre eux un autre métier (cafetier, cultivateur)
8 mécaniciens serruriers (voir plus haut la définition de ce métier)
5 fondeurs en cuivre et 4 tourneurs
10 tailleurs de limes
4 charrons, 6 maréchaux ferrant, 3 taillandiers (1), 5 forgerons, 1 tonnelier et 1 poêlier
 
3 autres artisans ne peuvent être classés dans les catégories ci-dessus : 1 tourneur en bois, 1 bourrelier et 1 horloger.
 
(1) taillandier : métier qui consiste à fabriquer des outils tranchants tels que ciseaux, cisailles et haches pour les artisans
 
 
Secteur commerçant : 52 personnes, soit 7,1 % de la population active
 
Les métiers de bouche représentent 19 personnes :
15 épiciers ou cafetiers
2 charcutiers
1 boucher
1 boulanger
 
Les métiers de l’habillement occupent 28 personnes
4 tailleurs d’habits
6 blanchisseuses
10 couturières
et 2 blanchisseuses/couturières
6 cordonniers
 
5 autres marchands sont répertoriés qui vendent : des légumes, des graines, du fer et 2 marchands drapiers.
 
Ouvriers, apprentis, domestiques : 64 personnes, soit 8,7 % de la population active
 
23 ouvriers, 2 apprentis et 39 domestiques font partie de cette catégorie.
 
 
Les fonctionnaires sont 7
 
2 instituteurs
1 cantonnier
1 agent voyer
1 garde champêtre
1 percepteur
1 facteur de poste
 
 
Les indépendants représentent 9 personnes
 
1 voiturier
6 meuniers
1 messager
1 chirurgien
 
 
Les femmes actives représentent environ 30 % de la population féminine de + de 21 ans, ce qui est en nette régression par rapport au dernier recensement.
 
Les plus jeunes enfants au travail sont principalement des garçons et des serruriers. 2 garçons de 11 ans sont serruriers, un garçon de 12 ans est ouvrier serrurier, et à 13 ans, 8 garçons sont serruriers. Il n’y a qu’une seule petite fille de cet âge au travail, elle est fileuse.
 
 
SYNTHESE
 
La population du village s’est légèrement accrue depuis 1836 mais sa structure reste la même.
 
C’est la répartition des secteurs d’activité qui a beaucoup changé. Avec la disparition du tissage la population a cherché une autre activité. Dans le secteur agricole, on trouve beaucoup plus de manouvriers.
Dans l’artisanat, le bâtiment a recruté un peu plus de personnes. Si les métiers qui travaillent le fer sont toujours prédominants, on note une diversification de ceux-ci, et l’apparition du travail du cuivre. La spécificité de FRIVILLE vient également des fabricants d’outils : tailleurs de limes, taillandiers.
Il y a déjà à cette époque 9 manufacturiers.
 
Le travail des femmes cependant s’est trouvé minoré avec la disparition du tissage. Les fileuses n’ont pu se reconvertir et les femmes actives sont beaucoup moins nombreuses.
 
Carte postale de Friville-Escarbotin : place du marché aux porcs
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                                                                            FRIVILLE-Place-du-marche-aux-porcs.gif
 
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LES TAILLEURS DE LIMES ORIGINAIRES D’ALSACE A FRIVILLE ESCARBOTIN

 

Les WINCKLER

 

Philipp WINCKLER marié à Sophie HUTT à KLINGENTHAL le 26 juillet 1847 travaille dans la manufacture de cette ville jusqu’en 1871.

Créée par Colbert la Manufacture de KLINGENTHAL est spécialisée dans la forge des lames pour armes blanches. La technique provient de SOLINGEN en Westphalie, réputée aujourd’hui encore pour ses couteaux. La Manufacture royale sera transférée en 1836 à CHATELLERAULT. La manufacture alsacienne de KLINGENTHAL devient une entreprise privée. Après la défaite de 1870 elle passera sous administration allemande.Né à  MOLSHEIM dans le bas Rhin le 8 novembre 1817, Philipp WINCKLER a opté pour la nationalité française en après la défaite de 1870.

Le traité de Francfort du 10 mai 1871 laisse aux Alsaciens et Lorrains annexés la possibilité de conserver la nationalité française, s'ils optent avant le 30 septembre 1872 et transfèrent effectivement leurs résidences.

Selon des sources françaises, ils furent environ 100 000 à choisir cette solution, sur 1 597 000 habitants dans les provinces annexées. D’après les sources allemandes, ce sont 523.000 personnes qui furent recensées dans le bulletin des lois avec leur date et lieu de naissance, et parfois leur destination en France.

 Le couple a au moins 2 filles et un fils : Emile Théogène né en 1860 qui deviendra à son tour tailleur de limes.

 Philipp WINCKLER a un frère, George né le 12 avril 1826 à MOLSHEIM. Il se marie le 19 février 1857 à FRIVILLE ESCARBOTIN avec FREVIN Marie Trophime. Il est aussi tailleur de limes. Il l’épouse car elle est enceinte. Marie Trophime est fille de serrurier, c’est dire les liens étroits qu’entretenaient les tailleurs de limes d’Alsace avec le Vimeu….

 George a une fille Marie Madeleine Eugénie qui épouse en 1877 un autre tailleur de limes originaire de KLINGENTHAL,  Charles WOELFFEL.

 

Les WOEFFEL

 

Charles WOELFFEL est né le 6 février 1854 à KLINGENTHAL. Son père Ignace est aussi tailleur de limes. Après son mariage avec Marie Madeleine WINCKLER  il s’associe avec son beau- père George pour la fabrication et la taille de limes. La branche de Georges prend le contrôle de la société au détriment de Théogène WINCKLER fils de Philippe. Le couple WOELFFEL-WINCKLER aura un fils Léon Arthur (qui reprendra la fabrique)

Néanmoins les choses n’allèrent pas de soi car en 1884 la société fut mise en liquidation. En effet, Monsieur WOEFFEL a quitté l’entreprise et même la France le 20 août 1884 sans espoir de retour …

 

FAILLITTE WINCKLER 5 septembre 1884

 

Procès- verbal de faillite de la Société de limes WINCKLER-WOELFFEL

 

Le 5 septembre 1884 en la maison de commerce WINCKLER WOELFFEL. Jugement du 4 septembre de ce mois, prononçant la dissolution de la société de fait qui existait entre lesdits Georges WINCKLER et Charles WOELFFEL, tailleurs de Limes à ESCARBOTIN.

 

INVENTAIRE DE L’ACTIF DE LA SOCIETE

 

Pas d’immeuble dépendant de la société, mais une maison appartenant aux époux WINCKLER. 21 ares de terrain construits en partie de bâtiments à usage d’ateliers et de remise construits en briques et couverts en ardoises, sis à ESCARBOTIN, extrémité vers FRIVILLE.

Une maison appartient également à Monsieur WOELFFEL récemment construite en brique et ardoises.

 

INVENTAIRE DE LA MAISON

 

Dans la remise et les bâtiments

2 petites carrioles

1 cheval hongre

 

Cour et Remise

25 hectolitres de charbon de forge

6 stères d’orme fendu

 

Dans le magasin

1 petit bureau

1 coffre- fort avec serrure à secret

1 comptoir en bois blanc

1 presse en fonte pour copies de lettres

2 chaises en fer

1 petite armoire en bois blanc

1 banc en bois blanc

1 fontaine lavabo en fonte

 

Dans l’atelier

12 tas pour tailler les limes

1 long établi

2 grandes meules avec leurs auges en fonte

2 casiers en bois blanc

1 vieux poële corps de garde et ses tuyaux

1 établi et 3 vieux étaux

30 paquets de limes neuves non trempées

1 petite bascule et sa série de poids en fonte

 

Dans la forge

2 enclumes

2 soufflets de forge

4 marteaux de forge

1 vieux poële corps de garde et ses tuyaux

1 petite enclume

1 vieux tas et 1 vieille enclume

1 soufflet de forge

535 kgs d’acier

200 kgs de limes en fabrication

10 kgs d’huile

6 paires de tenailles

 

Le mobilier a été évalué à 2060 Francs.

 

Marchandises :

 

Limes bâtardes : 105

Limes rondes : 362

Limes carrées : 96

Limes carrées demi-rondes : 43

Limes plates : 1114

Limes demi-rondes douces : 6

Limes rondes : 325

Limes demi-rondes batardes : 108

Limes plates demi-douces : 156

Limes plates batardes : 177

Limes plates demi-rondes :104

Limes plates pointues : 677

Tiers points : 1239

Limes demi-rondes : 242

Tiers points doux : 36

Carreaux : 9

Tiers points forgés : 108

Limes demi-rondes : 36

Limes plates carrées douces : 18

Limes plates carrées batardes : 12

Limes plates douces : 12

 

18 marteaux en acier fondu

225 kilos d’acier

5 kilos de virole (sorte de cylindre)

24 kilos de zinc

118 kilos de papier goudron

2 rames de papier gris

Ficelle rouge et grise

 

Les marchandises sont évaluées à 2.622,65 Francs

 

LES CLIENTS DES WINCKLER WOELFFEL

 

DOUILLON LEFEBVRE (horlogers) à ST NICOLAS D’ALIERMONT (76) (1)

BRICARD Frères à WOINCOURT

LECOMTE Zéphir Marchand de serrures à FRIVILLE

DENTIN Gratien à BELLOY

LADERRIERE Jérémie à ESCARBOTIN

HUMEL Augustin à NIBAS

BEAUVAL et ACOULON à ESCARBOTIN

DOUBLET Firmin à WOINCOURT

BOCLET Alfred à BOUVAINCOURT

HOLLEVILLE Martin à WOINCOURT

BEAUVAIS Charles à WOINCOURT

BRACQUE Alphonse à WOINCOURT

SAINT GERMAIN Zéphir à FRIVILLE

HENIN Léonce à VAUDRICOURT

CAILLET Joseph à BETHENCOURT SUR MER

POINTEFER à VAUDRICOURT

POITTEVIN Adhélard à NIBAS

WOEFFEL Auguste à CAYEUX SUR MER (2)

WATTEBLED Pierre Marie à ESCARBOTIN

DAVERGNE employé chez M. LEMAITRE RIQUIER à ABBEVILLE

CAILLET Casimir à WOINCOURT

DELABIE Siméon à FRIVILLE

PECQUEUX-HURTEL à FRIVILLE

MITON à MENESLIES

LOTTIN à WOIGNARUE

BEAUVISAGE Aimable à BOUVAINCOURT

DEVAUX menuisier à ESCARBOTIN

DELABIE Zacharie à FRIVILLE

BRUXELLES à WOINCOURT

OZENNE à YZENGREMER

ACOULON Jean à ESCARBOTIN

DEBEAURAIN Marie à TULLY

DERAMBURE Jean Baptiste à MARTAIGNEVILLE

BOCLET Edmond à BOUVAINCOURT

FACHE Eugène à NIBAS

HURTEVENT à WOINCOURT

PECRIT Boniface à WOIGNARUE

ADAM à ESCARBOTIN

OUIN Hubert à MENESLIES

 

Tous ces clients  sont pratiquement insolvables.

 

 

(1) Société d’horlogerie très réputée dont l’activité remonte à la première moitié du 19ème siècle.

(2) Frère de Charles WOELFFEL qui exerça à CAYEUX SUR MER la profession de bourrelier.

 

Le plus gros débiteur à l’égard de la société WINCKLER WOEFFEL est Monsieur LE MARDELEY de TINCHEBRAY (autre centre de serrurerie important à l’époque situé dans l’Orne ). Il doit la somme de 507 Francs.

 

D’autres suivent :

VALLERANT fabricant à SAILLY LE SEC

Forges de MONTATAIRE (Oise)

 

 

Les fournisseurs sont principalement :

GAG et LIPART à STRASBOURG et PARIS Concessionnaires de la société des aciéries TERNITZ REICHENAU à VIENNE. (et l’on revient ainsi aux racines autrichiennes de la famille WINCKLER)

Une traite de 445,90 Francs émane de cette société pour des fournitures d’acier. Il fut répondu par Georges WINCKLER à cette société en juillet 1884 :

 

« Nous vous prions de bien vouloir disposer (de cette traite) que pour fin novembre prochain.

Chez nous en Picardie, on fait beaucoup de délais et on ne touche qu’après que les ouvriers serruriers aient vendu leurs grains lesquels cultivent tous. Nous sommes obligés de faire crédit assez longtemps….En ce moment les affaires ne vont point du tout. »

 

Le couple WOELFFEL-WINCKLER a eu 3 fils Léon Arthur né en 1882, Georges né en 1886 et Paul né en 1889. Léon Arthur dirigea la société jusqu’en 1914, il fut mobilisé. Georges a été mobilisé. Il travaille aux Chemins de Fer de l’EST après la guerre et s’établit à NANCY. Paul s’est marié à VESOUL en décembre 1918 avec Eugénie WOELFFEL.

 

Le 23 septembre 1907 Charles WOEFFEL, de retour à ESCARBOTIN, s’adresse au greffe du Tribunal de Commerce de SAINT VALERY afin d’obtenir sa réhabilitation. Il indique avoir participé au remboursement de tous les créanciers de la Société WINCKLER-WOELFFEL.

Le 31 août 1911 le couple Charles WOELFFEL et Marie Madeleine WINCKLER font donation à titre de dot à leur fils Léon Arthur WOELFFEL, employé de commerce, du fonds de commerce de fabricant de limes.


Il est certain que la société  perdura au moins jusqu’au début de la guerre de 1914 puisque dans le tableau que nous avons mis en ligne des sociétés qui ont travaillé pour l’armée à cette date, figure la société WEBER (alias WINCKLER) fabricant de limes qui est à l’arrêt. Elle employait 12 personnes (voir ce tableau dans « les serruriers du Vimeu au 20ème siècle).

En 1921 plus aucun WINCKLER, ni aucun WOELFFEL n’habite FRIVILLE- ESCARBOTIN.

 

 

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Police correctionnelle d’ABBEVILLE 19.10.1853

 

Marcel-Grégoire LANDRY, âgé de 17 ans, serrurier, demeurant à ESCARBOTIN, commune de FRIVILLE était traduit à cette audience sous prévention d’avoir, le 12 septembre dernier, volontairement détruit des objets mobiliers au préjudice d’autrui et d’avoir, le même jour, injurié publiquement M. le maire, alors que ce magistrat veillait au maintien de l’ordre et de la tranquillité publique. C’est à raison de ces faits que LANDRY s’entend condamner à 6 jours de prison et aux frais.

 

 

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Dans l’annuaire de la somme de 1854, on lit :

 

ESCARBOTIN : cylindres cannelés pour filature : BOUTTE, BRIET, DERAMBURE. H

Fonderie de cuivre : BECQUET

Marchand de fers : DERAMBURE

Limes (tailleurs) : DELATTRE Frères – FREVIN

Serrures : MAQUENNEHEN oncle et neveu, les seuls fabricants de picardie de serrures brevetées, pène se retournant, marquées J.P.M.

BOUTTE Fils de Hubert, DELAMOTTE, DEPOILLY Frères, GAUTHIER Jeune (maison à PARIS rue Michel le Comte n° 23) ,GAUTHIER D, SACEPEE A.

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Carte postale de Friville-Escarbotin : rue Hubert Acoulon

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                         FRIVILLE-Rue-Hubert-Acoulon.gif

 

 

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 ANALYSE DU RECENSEMENT DE FRIVILLE EN 1872

 

 

Les personnages importants du village

 

Il y a 4 curés :

ALLART Jean Baptiste, 35 ans

DEFER Joseph, 62 ans

CARILLIER Cyprien, 70 ans

MORET Joseph, 30 ans

 

L’officier de santé s’appelle : SAC EPEE Théodore, il a 40 ans

 

La sage-femme s’appelle : LOQUETTE Flore, elle a 75 ans

 

Le pharmacien, c’est BELLETRE Virgile, 28 ans

 

Les instituteurs (trices) sont 11 :

PAYEN Léonie, 26 ans, institutrice particulière

DEVECHE Alfred, 21 ans

BEAUDELOT Arméline, 23 ans

COURTOIS Marie, 29 ans

GAPENNE Albert, 35 ans

DELATTRE Rosalie, 36 ans

MIRELIER Rosalie, 32 ans

OUIN Benjamin, 41 ans

BECOURT Marie, institutrice libre, 64 ans

HERMANT Emerance, institutrice libre, 26 ans

DUCROT Ernestine, institutrice libre, 25 ans

 

Le garde champêtre, c’est BOUTTE Laurent, 60 ans

 

Les meuniers sont 4 :

COUILLET Michel Joseph, 43 ans

FERU Théophile, 53 ans

LOTTIN Alexis, 58 ans

BREQUIN Séraphine, 39 ans

 

Répartition de la population

 

Le nombre d’hommes de + de 21 ans est de : 586

Le nombre de femmes de + de 21 ans est de : 576

Le nombre d’enfants de – de 21 ans est de : 898

La population totale de la commune est de 2.060 habitants, soit 500 de plus qu’en 1851, ce qui est considérable !

 

L’âge moyen de la population est de 29 ans.

 

Il y a personnes par foyers, qui sont au nombre de 506.

 

72 femmes sont chefs de ménage

 

 

Le plus vieil habitant, c’est OUIN François Aimable, 82 ans

 

La plus vieille habitante, c’est THIERRY Zéphire, 90 ans

 

Le plus jeune, c’est LECLERCQ Abraham, 8 jours.

 

Métiers

 

Les propriétaires sont 11 et les rentiers 7

 

Secteur agricole : 92 personnes, soit 10,5 % de la population active

 

Les cultivateurs sont au nombre de 55 et les manouvriers/journaliers 35.

Il y a aussi 2 marchands de porcs

 

Secteur artisanal : 488 personnes, soit 56 % de la population active

 

Les artisans du bâtiment sont au nombre de 21.

Il y a 3 peintres, 3 maçons, 3 charpentiers, 2 couvreurs en ardoises, 8 menuisiers et 2 briquetiers.

 

Il n’y a plus ni tisserand ni fileuse.

 

Les métiers qui travaillent les métaux sont de loin les plus représentés : 461 personnes

7 fabricants de cylindres cannelés, de serrures ou tailleur de limes

345 serruriers ou serrurières, soit presque 40 % de la population active totale

3 mécaniciens

12 fondeurs

43 tourneurs ou mouleurs en cuivre

15 tourneurs ou mouleurs en fer

2 mouleurs en fonte

23 tailleurs de limes

 

Mais aussi 3 charrons, 2 maréchaux ferrant, 2 forgerons, 3 ferblantiers (1) et 1 tonnelier

 

6 autres artisans ne peuvent être classés dans les catégories précédentes :

2 bourreliers, 1 horloger et 3 pannetiers (2)

 

 

  1. ferblantier : fabricant d’ustensiles en fer

  2. pannetier : fabricant de pannes ou tuiles à mettre sur les toits.

 

 

Secteur commerçant : 85 personnes, soit 9,7 % de la population active

 

Les métiers de bouche représentent 38 personnes :

27 épiciers/cafetiers

3 boulangers

1 charcutier

4 bouchers

1 marchande de poissons

2 négociants en vin

 

Les métiers de l’habillement occupent 36 personnes :

6 tailleurs

13 couturières

3 blanchisseuses

8 cordonniers

2 modistes

1 chaussonnière

3 marchandes de draps

 

On répertorie bien d’autres commerçants :

2 débitantes de tabac, 3 grainetiers, 2 faïencières, 1 barbière, 1 pharmacien, 1 marchand de ferronnerie, et 1 marchand poëllier

 

Ouvriers, apprentis, domestiques : 172 personnes, soit environ 20 % de la population active

 

Les ouvriers ou employés sont au nombre de 114 et représentent à eux seuls 13 % de la population active.

Les domestiques sont 59

 

Les fonctionnaires sont 12

 

7 instituteurs(trices)

2 cantonniers

1 receveur des contributions

1 garde champêtre

1 agent voyer

 

Les indépendants représentent 12 personnes

 

1 messager

3 meuniers

2 sages femmes

1 officier de santé

1 musicien ambulant

3 institutrices libres

1 pharmacien

 

 

Les femmes actives ne représentent plus que 17 % de la population féminine de + de 21 ans, beaucoup sont cafetières.

 

Le plus jeune enfant au travail a 11 ans, il est serrurier. 2 garçons et une fille de 12 ans sont serruriers(ère). Parmi les enfants de 13 ans au travail 8 sont serruriers(ères), 2 ouvriers fondeurs, 1 fondeur et 1 mouleur en cuivre.

 

Origine géographique de la population

 

L’essentiel des habitants est né dans le Vimeu plus généralement dans la Somme.

Les communes toutes proches de EU et du TREPORT particulièrement, mais de toute la seine maritime ont vu naître 52 personnes.

Du pas de calais ont émigré 15 personnes et de PARIS 17.

On trouve par ailleurs de nombreux départements représentés : L’Isère, l’Oise, les Deux-Sèvres, le Rhône, l’Aisne, le Nord, la Seine et Oise, l’Aube, le Cantal, les Bouches du Rhône, l’Eure, les Vosges, le Calvados et des départements de la région Alsace Lorraine. Il y a même 5 belges.

 

Concernant les départements de la région Alsace Lorraine, il importe d’apporter les précisions suivantes :

 

 Le traité de Francfort du 10 mai 1871 laisse aux Alsaciens et Lorrains annexés la possibilité de conserver la nationalité française, s'ils optent avant le 30 septembre 1872 et transfèrent effectivement leurs résidences.

 

Selon des sources françaises, ils furent environ 100 000 à choisir cette solution, sur

1 597 000 habitants dans les provinces annexées.

D’après les sources allemandes, ce sont 523.000 personnes qui furent recensées dans le bulletin des lois avec leur date et lieu de naissance, et parfois leur destination en France.

 

C'est ainsi que certains alsaciens ou lorrains sont venus s'installer à FRIVILLE où ils exerçaient principalement la profession de tailleur de limes.

En marge du nom de ces familles figure le terme "a opté pour la nationalité française",ce sont les « optants ».

 

 

SYNTHESE

 

Que la commune ait pu attirer des travailleurs venus de toute la France, et en particulier de ces fameux territoires occupés à l’Est n’a rien d’étonnant. La ville connaît une formidable extension entre 1851 et 1872. 500 habitants se sont insérés dans la commune en 20 ans, le nombre d’enfants s’est accru de 300 ce qui abaisse la moyenne d’âge.

 

Les secteurs agricole et artisanal régressent au profit pour une petite part du secteur commerçant mais surtout des ouvriers et employés ; Ces derniers représentent déjà en 1872 13 % de la population active. 

La diversité des métiers de l’artisanat attire aussi l’attention. A FRIVILLE, on travaille les serrures mais aussi le cuivre, le fer, la fonte.

 

Le dynamisme de cette commune, tournée essentiellement vers l’industrie ne se démentira pas.

 

 

Sources : Recensement de population et d'Etat Civil  

Site internet de la manufacture de KLINGENTHAL

Série U aux A.D. d'AMIENS

Notaire MANCHELIN à FRIAUCOURT

 

 

 

 
 
 
 
 
 

 


Date de création : 22/12/2014 @ 17:39
Dernière modification : 08/11/2016 @ 19:11
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