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Histoire locale 10 - BOMBARDEMENTS EN 39-45 EN VIMEU

                                                         BOMBARDEMENTS EN VIMEU EN 39-45

 

 

ARREST

 

Dans la nuit du 19 au 20 avril 1941  une bombe a été lancée par un avion non identifié sur le territoire de la commune.

Un engin d’assez gros calibre est tombé dans un pâturage appartenant à Monsieur LOTTIN Alfred, meunier à ARREST et à 100 mètres environ de son habitation. L’excavation faite par cette bombe mesure 4 mètres de diamètre sur 2m 50. Il n’y a aucun dégât ni victime.

 

MERS LES BAINS

 

Le 15 avril 1941 vers 23h15, des bombes aériennes sont tombées sur le territoire de la commune près de la ferme de BLENGUES.

C’est ainsi que sur le chemin vicinal qui conduit d’AULT à MERS LES BAINS et à environ 200 mètres de la ferme de BLENGUES, il existe dans une pâture située à droite dudit chemin vicinal, 10 entonnoirs provenant de l’éclatement de bombes aériennes. Ces entonnoirs ont une profondeur de 2m50 environ sur 3m50 de diamètre. Dans une autre pâture située à gauche de ce même chemin, deux autres entonnoirs identiques et un trou entre les deux entonnoirs qui est apparent laisse prévoir qu’une autre bombe n’est pas éclatée.

 

D’après les renseignements recueillis, ces bombes auraient été lâchées d’un avion anglais.

La chute de ces bombes n’a causé aucune victime parmi la population civile. Aucune bête n’a été atteinte. La ferme de BLENGUES qui appartient à M. COTIN Emile, agriculteur, n’a eu que quelques vitres brisées.

 

Ferme actuelle de BLENGUES (collection personnelle)

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                                           GUERRE 39 Blengues.gif

 

 

MONS BOUBERT

 

Dans la nuit du 12 au 13 mars 1941, un avion de nationalité inconnue a laissé tomber sur la commune plusieurs bombes incendiaires. Les victimes de ces bombes sont :

 

-   Monsieur HEBERT, garde-champêtre dont le hangar contenant des instruments agricoles a connu un début d’incendie ;

-   Monsieur ROSSIGNY cultivateur rue Jean SIMON, dont la charpente de l’habitation a brûlé détruisant des objets se trouvant dans le grenier. Les dégâts s’élèveraient à 40.000 Francs.

5 autres bombes sont tombées dans les pâturages aux abords de la commune.

 

Un tube en duralumin de 1m10 de haut a été découvert dans une rue de la commune. Celui-ci est gravé d’inscriptions en langue allemande.

 

 

PENDE

 

Dans la nuit du 5 au 6 mai 1941 vers 2h du matin, plusieurs bombes d’avion sont tombées sur le territoire de la commune. Sortie Ouest du village à environ 400 mètres de l’extrémité du chemin vicinal dit « du fond du VAL ». 6 bombes sont tombées sur une longueur de 100 mètres direction  Nord Sud, la première étant à 40 mètres au Sud du chemin de sole qui prolonge le chemin vicinal précité. La première et la cinquième paraissent ne pas avoir explosé mais sont enfoncées profondément dans le sol ; les trous sont profonds de 6 mètres. L’avion est supposé allemand. Il s’agit probablement d’un bombardier chassé par l’ennemi qui et qui lâché ses bombes  pour fuir. Un engin de tôle a été trouvé sur les lieux sur lequel les inscriptions suivantes étaient faites : R.2 – 160 - ? – 2-39

 

Le 17 mai 1941 à 1 h , 5 bombes explosives sont tombées sur le territoire de la commune au lieu- dit  « Le Pont de ROUTHIAUVILLE « .

 Deux sont tombées sur la route nationale N° 40, à 800 mètres environ de la sortie Est du hameau de SALLENELLE, faisant des excavations sur la chaussée et interrompant la circulation. Les autorités allemandes ont fait immédiatement combler ces trous.

Des trois autres, une est tombée au sud de la route, dans un terrain appartenant à Monsieur HARDUNTHUN et les deux autres sont tombées au Nord de la route et à 40 mètres de celle-ci, dans des champs appartenant à Messieurs DELOISON Jules et DELOISON Marius.

L’immeuble de Monsieur HARDUNTHUN au lieu dit « LES RIEZ » et qui se trouve à proximité, a subi quelques dégâts. Les pannes et tuiles sont arrachées, les carreaux sont cassés et des éclats de bombes ont détérioré les murs.

Il n’y a aucune victime.

Une sixième bombe est tombée dans un champ appartenant à Monsieur DENEUX-MALOT de SALLENELLE situé à 800 mètres environ des autres, direction de SAINT VALERY. Ces bombes ont été lâchées par un avion de nationalité inconnue.

 

SAINT VALERY SUR SOMME

 

 

BOMBARDEMENT DU 8 JUILLET 1941 A SAINT VALERY SUR SOMME (Rapport du maréchal des Logis Chef FOLLET)

 

Le 8 juillet 1941 à 1h30, 14 bombes ont été lancées sur le territoire de la commune de SAINT VALERY par des avions de nationalité (présumée) anglaise.

Les excavations faites par l’explosion de ces engins n’ont été découvertes que ce jour.

8 sont tombées dans les prés-salés à 1500 mètres de la Gare Canal, direction NOYELLES.

4 sont tombées dans la Baie de Somme à 800 mètres de la Gare Canal, même direction que les précédentes.

2 sont tombées en bordure de la digue à 100 mètres à l’Est des 4 ci-dessus.

Elles n’ont fait aucune victime et n’ont causé aucun dégât. D’après les excavations, ces engins paraissent d’assez gros calibre.

Un cylindre en tôle jaune, d’un diamètre de 25 cms et de 25cms de hauteur, est tombé sur la place SAINT MARTIN au centre de la ville, quelques minutes après la chute des bombes.

Un cylindre du même calibre à l’intérieur duquel se trouvent quatre ailettes, a été trouvé à proximité des points de chute des bombes.

La Kommandantur locale a été prévenue par les soins de la Gendarmerie et les engins trouvés y ont été déposés. 

 

BOMBARDEMENT DU 21 SEPTEMBRE 1941 A SAINT VALERY SUR SOMME

(Rapport du maréchal des logis Chef FOLLET et du maire de la commune)

 

Le 22 septembre 1941 à 21h50, des bombes ont été jetées par un avion de   nationalité présumée anglaise sur un quartier d’habitation de la ville de SAINT VALERY.

5 de ces engins sont tombés à proximité des maisons habitées environnant la porte Guillaume. Celle-ci, classée monument historique a été endommagée. Des arbres alentour ont été abattus.

2 bombes sont tombées près de la Tour GUILLAUME dans le jardin de monsieur THOYOT, rue de la porte GUILLAUME.

1 bombe dans le jardin près de la maison de la veuve FASQUEL, rue de Ponthieu (immeuble gravement endommagé) 

3 victimes ont été faites au cours de ce bombardement. La famille de Monsieur DUBUN, percepteur à SAINT VALERY a été fortement éprouvée.

Monsieur DUBUN a été blessé légèrement à la figure et à la main gauche. Madame DUBUN a été blessée légèrement à la tête.

Madame Veuve DUPUIS, mère de Madame DUBUN a été tuée sur le coup. Ces personnes se trouvaient dans leur cuisine au moment du bombardement et la bombe les ayant atteintes est tombée dans leur cour à 5 mètres environ de cette pièce.

Mademoiselle DUBUN qui se trouvait dans sa chambre au 1er étage est sortie sauve de la maison.

 

D’autres bombes sont tombées probablement dans les Mollières, grand talus boisé en bordure de la baie. Des recherches vont être entreprises et les renseignements recueillis feront l’objet d’un rapport supplémentaire.

 

 

 

BOMBARDEMENT DU 2 JUIN 1944 A SAINT VALERY SUR SOMME

(Suivant le compte rendu du maire au Préfet de la somme)

 

Le bombardement semble avoir été exécuté par un groupe de 6 avions bi-moteurs invisibles du sol. Un appareil volant à plus basse altitude aurait lâché 3 fusées et la chute des torpilles a suivi immédiatement. Le groupe d’attaque faisait partie d’une formation plus importante.

 

On a repéré une soixantaine d’entonnoirs de 5 m sur 3 m de diamètre. Un décalage de 200 mètres vers le Nord- Ouest aurait causé une catastrophe. Aucun bâtiment n’a été touché. Seules 4 bombes ont touché la terre ferme : 2 dans des jardins et 2 sur les quais. Quelques bombes incendiaires ont été également jetées : la plupart n’ont pas brûlé.

 

Les projections d’éclats ne paraissent pas avoir été meurtrières. L’effet de souffle, également,  ne paraît pas extraordinaire.

Mais les immeubles à 100 mètres des points de chute avaient leurs vitres brisées. A 30 mètres, les portes et les fenêtres étaient arrachées et les couvertures soufflées. Les dégâts sont surtout causés par la mitraille des cailloux projetés. Un rail de chemin de fer à profil normal de 8 mètres de long a été projeté à 100 m de distance. Les bombes incendiaires ont causé des feux qui ont pu heureusement être rapidement éteints par les particuliers.

 

 

 

 

Source : Rapports de gendarmerie Série W aux A.D. d’AMIENS

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Date de création : 01/01/2016 @ 18:25
Dernière modification : 26/02/2017 @ 18:35
Catégorie : Histoire locale 10
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